Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Entrer en contact...

Secrétariat paroissial
5 rue saint Martin,
06390 Contes
tel. 04.93.79.00.58

paroissestvincentdepaul@gmail.com


Horaires d'ouverture :
Mardi 15h30 - 18h30 
Jeudi et Vendredi 08h30 - 11h30

 

 

 

Site internet :

blogstvincentdepaul@gmail.com

 

Facebook :

https://fr-fr.facebook.com/paroissestvincent

 

 

 

Le Curé

abbé Adam WIJATA

 

 

 

Prêtre auxiliaire

Abbé Eric Rebuffel

Photos


Fin d'année 2014


Installation du père Adam
Septembre 2014

ob_4a2372_dscf5396.JPG
Pélerinage à Notre Dame d'Utelle
Septembre 2014



Soirée Louange 14 déc 2015
La Trinité


Kermesse 2015


Première Communion 2015

 

25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 10:21

C’est en novembre dernier que les évêques de France ont lancé à Lourdes « familles 2011 » : une année pour valoriser la famille. L’Eglise veut prendre du temps pour faire le point, partager et réfléchir, prier sur une des réalités les plus fondementales de notre vie. C’est ce que nous avions anticipé l'an passé en proposant le pèlerinage de l'icône de la Sainte Famille.

 

 

La famille est aujourd’hui un lieu extrêmement fragilisé. C’est un constat que nous pouvons malheureusement faire tous les jours en apprenant la mauvaise nouvelle d’un déchirement ou d’une situation déstabilsée de telle ou telle famille que nous connaissons, peut-être même de nos propres familles. Quelles en ont été les causes ? C’est souvent difficile de le dire, tant elles peuvent être multiples dans le monde en mutation que nous vivons. En faisant rapidement l’inventaire de ce qui fragilise aujourd’hui les familles, on pourrait pointer du doigt ses rythmes de vie avec la difficulté que nous pouvons avoir à nous arrêter pour souffler et prendre du recul. La perte progressive du repère du dimanche, comme jour de communion familiale, en est une conséquence .  Que dire aussi du lieu du repas qui prend le risque de n’être plus que le lieu de la nourriture du corps, avant que d’être celui de l’être d’amour que nous sommes. Nécessaire table où la parole s’échange pour que l’autre existe, que de télévisions allumées pendant le repas ont abîmé la capacité de savoir s’écouter et se regarder. Pourquoi ne pas reconnaître aussi que beaucoup de familles peuvent être touchées ou en en connivence dangereuse avec les modèles télévisuels ou d’internet, présentés commes normaux alors même qu’ils véhiculent une certaine défiguration de l’amour. La convoitise, le désir égoïste ou la possession de l’autre y a remplacé le nécessaire don de soi. La réussite même d’une vie familiale se situe autrement mieux dans un amour de tendresse qui connaît et répond aux besoins du cœur de l’autre. Entre époux, entre parents et enfants, entre frères et sœurs, il y a un chemin d’humilité à construire pour s’accueillir les uns les autres avec tout ce qui fait notre épaisseur d’humanité, avec nos talents et nos richesses comme avec nos vulnérabilités. Emmanuel Lévinas disait qu’aimer c’est craindre pour autrui, porter secours à sa faiblesse. Ce que Xavier Lacroix complète en précisant qu’il ne s’agit absolument pas ici de commisération condescendante : cette fragilité que je pressens en l’autre, je la connais chez moi. Et c’est bien pour cela que je vibre avec elle, en même temps qu’elle me révèle la mienne. La tendresse, ce sont deux faiblesses qui entrent en résonnance.

 

L’histoire familiale de chaque personne est structurante et déterminante, à la fois dans ce qui a fait sa force, mais aussi dans ce qui a pu être sa blessure. Mais si nous reconnaissons que la mémoire blessée de notre vie familiale marque durablement notre psychologie, nous ne pouvons cependant pas dire qu’elle l’est définitivement et d’une manière obligatoire. On ne peut donc enfermer personne dans son histoire. Croire en une liberté capable de nouveauté, espérer une renaissance pour toute famille, c’est s’appuyer sur la grâce, sur le désir de Dieu de faire de la réalité familiale une « petite église à la maison », selon l’expression de Jean-Paul II.

 

 Premier lieu de vie communautaire dans la vie d’un être humain où la foi est célébrée, nous pouvons désirer la famille comme le champ possible de la gratuité, l’espace où l’on puissse apprendre le don de soi désintéressé pour ses intimes. Ici, chacun se donne généreusement pour que l’ensemble puisse vivre heureux. C’est vrai, la famille idéale n’existe pas, mais nous avons tous le droit ou peut-être même le devoir de marcher vers une plénitude de communion. Sur ce chemin il y a des grandes joies et il y a aussi des épreuves. Sans se laisser prendre au piège du découragement il nous faut toujours marcher, appuyés sur la conviction forte que nous ne sommes pas seuls sur cette route. La prière familiale, aussi difficile qu’elle soit à mettre en place, sera la source incontournable de cette joie familiale. Si elle est humble et vraie, habitée par une présence, elle permettra cette paix qui se communique de loin en loin au dehors, cette sérénité qui témoigne du bonheur et de la beauté de la famille à tous ceux qui peinent à construire ou reconstruire un lien.

« Revêtez votre coeur de tendresse et de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Supportez vous mutuellement et pardonnez si vous avez des reproches à vous faire. Agissez comme le Seigneur : il vous a pardonné faites de même. Par-dessus tout cela, qu’il y ait l’amour : c’est lui qui fait l’unité dans la perfection. » Colossiens 3, 12-14                                                                  

                       Abbé Pierrick Feildel,

Curé de Vertou - Diocèse de Nantes

Partager cet article

Repost 0
Published by Paroisse saint Vincent de Paul - dans VIE SPIRITUELLE
commenter cet article

commentaires