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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 20:52

À la veille de la Journée mondiale de prière pour les vocations, Famille Chrétienne publie un échange avec le cardinal Philippe Barbarin (que j'ai salué de votre part aujourd'hui même!) Comment favoriser l'éveil des vocations? réponses...

 

Selon vous, la prière en famille est un facteur clé de cet éveil des vocations ?

Cela me paraît essentiel. En fait, dans les années 1960, avant l’apparition de sa majesté la télévision, il y avait encore la prière du soir communautaire dans 60% des familles catholiques françaises. Vous rentrez aujourd’hui dans des familles chrétiennes, et vous voyez l’écran plat, plus le portable, plus l’ordinateur… On s’est fait avoir de façon insidieuse.

 

Comment voulez-vous qu’un jeune applique aujourd’hui la recommandation de Jésus : « Toi, quand tu pries, rentre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le secret » ? Il rentre dans sa chambre, le mp3 dans les oreilles, il allume l’ordi, il voit Ben Laden, les embouteillages, le dernier concert de Lady Gaga, etc. Là-dessus, son portable sonne, un copain l’appelle… Or la prière du juif et du chrétien, c’est « Écoute » : « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ». Dur, dur, aujourd’hui. C’est pourquoi je conseille fortement aux jeunes d’apprendre à prier.

 

Apprendre à prier ?!

Bien sûr ! Cela ne s’apprend pas comme le judo, le chinois ou le violon, mais cela s’apprend. Jésus a bien appris à ses apôtres ! Quand j’étais aumônier de lycée, des jeunes me disaient : « Vous nous dites de prier un quart d’heure par jour. Moi, je me mets dans ma chambre, j’éteins tout, j’ouvre un Évangile mais, au bout de cinq minutes, je ne sais pas quoi faire… ». Alors je leur ai proposé de prendre trois jours pour apprendre à prier. Vingt ans plus tard, je continue.

 

Et apprendre à prier, c’est d’abord prendre la résolution de prier. Par exemple, une demi-heure par semaine – mais c’est une demi-heure à laquelle tu ne touches pas. Pas une minute de moins. Pendant une demi-heure, tu te mets sous la Parole de Dieu. Elle arrive comme un enseignement intérieur, qui touche, bouscule, remet en question, éclaire, etc. Elle fait son œuvre. Parce que la Parole de Dieu, c’est parfois de la foudre, parfois, du miel ! Je leur dis : « C’est comme ça que Dieu s’y prend. Laisse-le faire ».

 

La vocation, est-ce un appel inscrit dès le départ et qu’on pourrait louper ?

Je ne sais pas ce que veut dire « dès le départ »…

 

Dieu a-t-il dit, alors que votre maman vous portait, « Celui-ci, Philippe Barbarin, sera mon prêtre pour l’éternité » ?

Dans le dessein de Dieu, tout est éternel ; alors on peut répondre oui ! Mais cela passe par les méandres de notre histoire… comme pour les apôtres. Cet appel peut surgir dans le cœur d’un enfant, d’un adolescent – il peut prendre aussi un adulte par surprise. Interrogez les prêtres de votre entourage : vous constaterez que leurs histoires sont très différentes. Certains ont cet appel dans le cœur depuis qu’ils sont tout petits ; d’autres, au contraire, l’ont reçu à 20 ans ou 30 ans passés… C’est extrêmement varié.

 

Encore une fois, Dieu a tous les droits. Donc il peut appeler quelqu’un depuis l’origine… ou le laisser aller, puis soudain lui faire le coup du « chemin de Damas » !

 

N’y a-t-il pas chez certains jeunes une peur de rater les signes de Dieu ?

Le signe de Dieu vient quand Il veut et ne manque jamais sa cible. Un jour, un garçon vient me voir : « Je veux devenir prêtre ». Je réponds : « C’est bien. Mais est-ce la volonté de Dieu ? – Mais, Père, vous devriez être content ! – Je ne suis pas sergent recruteur, je suis serviteur de Dieu et… le tien. Donc si c’est la volonté de Dieu sur toi, oui. Si ce n’est pas le cas, non. – Comment le saurai-je ? – Tu le sauras parce qu’un jour tu rencontreras une petite mignonnette dont tu tomberas amoureux et qui sera amoureuse de toi. Ou tu le sauras parce qu’un jour, le Seigneur frappera à ta porte…»

 

Quelques années plus tard, ce garçon a eu la certitude absolue et limpide qu’il devait rentrer chez les Bénédictins. À partir de là, tout était clair. C’est pour ça que je me méfie toujours du « Moi, je veux ». Le désir, il faut le discerner : est-ce bien la volonté de Dieu ou est-ce ma volonté à moi ?

 

N’y a-t-il pas également des parents qui souffrent de ne voir aucun de leurs enfants appelés ?

Cela peut être une souffrance, effectivement. Je cherche à les rassurer : « Ce n’est pas un échec de votre éducation chrétienne. Vous n’êtes pas les propriétaires de vos enfants. Peut-être que ceux-ci, avec beaucoup de droiture, font ce que le Seigneur leur demande ». Le critère de « réussite chrétienne » ne dépend pas du nombre de vocations données par une famille ! Le seul critère qui compte, c’est : « A-t-on vraiment cherché, accueilli et mis en œuvre la volonté de Dieu ? » C’est pourquoi j’aime cette prière : « Seigneur, donne-nous la lumière pour découvrir ta volonté et la force pour l’accomplir ». Il nous faut les deux.

 

Offrir son enfant au Seigneur, cela exige une conversion du cœur ?

Non seulement une conversion des parents, mais de tout le monde ! Quand j’entends dire dans certaines communautés : « On va lancer l’adoration et on aura plein de vocations », je réagis : « Arrêtez d’instrumentaliser le Saint-Sacrement pour augmenter vos chiffres ! » Pour d’autres, c’est l’inverse : « L’Église a été phagocytée par la caste sacerdotale, c’est fini. Aujourd’hui, elle est prise en charge par tous. Plus besoin de prêtres ! »

 

Cela exige également une conversion des prêtres. Car il peut y avoir chez eux deux tentations : celle du « sergent recruteur », ou celle du désabusement : « Il faut inventer autre chose ». Ces deux attitudes sont pécheresses : être serviteur, c’est être au service de la volonté de Dieu qui est toujours plus grande que notre jugement, notre désir de vocations ou notre contentieux avec l’Église.

 

Un contentieux avec l’Église… ?

Beaucoup de prêtres ont eu des difficultés avec l’Église. Alors, ils ne désirent pas, au fond du cœur, qu’il y ait de nouvelles vocations. Cela aussi doit être converti : mettre ses souffrances et ses blessures dans la miséricorde de Dieu afin de les dépasser et pouvoir continuer, quoiqu’il arrive, de servir la volonté de Dieu.

 

Vous avez participé à des campagnes de pub pour l’éveil des vocations. Faut-il vraiment rentrer dans la com’ institutionnelle sur un tel sujet ?

Oui, pour atteindre les jeunes par les moyens qui risquent de les toucher… afin de les en faire sortir ! C’est-à-dire : atteindre l’oreille et la vue, afin de toucher l’intelligence et le cœur pour lui dire : « Attends, il y a un autre trésor à l’intérieur de ton cœur que la pub ne t’a pas dit… »

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Published by Paroisse saint Vincent de Paul - dans VOCATIONS
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