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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 11:19

sac-a-dos-2.jpgIl en est des sacs de voyage, me semble t-il, un peu comme des hommes, ils ont tous comment dire, une nature qui leur  est propre, il en est qui prennent leurs aises, trouvent rapidement leur place dans la voiture, et parfois même n’en change plus, d’autres, revêches à la prise en main, récalcitrant à tout conformisme, ne se laissent convaincre que quelque peu forcés et froissés, d’autres encore, très faciles à vivre, consentent à prendre la place attribuée pourvue qu’ils fassent parti du voyage, même coincés, serrés, déformés.

Que dire de leurs couleurs, elles sont variées, il en est des noirs anthracites qui dominent, des bleues azur, des jaunes presque fluo, des verts vifs ou colorés, des rouges sombres, etc., etc.

Des sacs, il y en a à dos, à main, d’autres sont ventraux, certains sont à tirer équipés de roulettes, ils s’en trouvent des frustrés sans roulette, certains à unique bretelle, d’autres à poignées multiples, quelques-uns sont rigides dans leurs structures cubiques, ils en existent des souples prêts à s’adapter à la moindre invitation, des solides que l’on peut presque traîner, toujours prêts à voyager sous toutes les latitudes.

 A noter, que si le sac par destination, est individuel, celui-ci se retrouve bien souvent en groupe bigarré, sur des chariots de transbordements au bas des avions, serrés en rang d’oignons comme leurs propriétaires dans les navettes de transferts.

 Ah oui! Il en va ainsi de nos bagages, très diversifiés comme les hommes qui les possèdent, d’ailleurs les gros gabarits aux flancs ventrus, je parle des bagages non des gens, lourds de leur contenu, de tout ce qui leur a été confié, vêtements en doubles, en triples, chauds, légers, de pluies, au cas où, chaussures ouvertes, fermées, basses, hautes, de cuir, de toile, etc., nécessaire de toilette, à maquiller, à épiler, à multiples fonctions, médicaments du soir, du jour, de la nuit, du moment, toujours au cas où, aliments lyophilisés, en boites, sous vide, sucrés, salés, sans gluten, biscuits  aux fruits, au miel, sans fruit, sans miel, fruits de saison, j’en ai vu un, qui de l’aveu de son propriétaire, était composé d’un tiers de vêtements, d’un tiers de documents et de livres, le dernier tiers étant réservé à son aliment de prédilection, la pomme! Et pourquoi pas!

Combien de choses pourrait-on encore trouver au fond d’un sac de voyage? Sûrement plus que nécessaire. Mais qu’est ce qui est nécessaire, qu‘est ce qui ne l’est pas?

 Ce choix dépend en grande partie du vécu de chacun de nous, force est de constater la disparité des volumes emportés par les membres d’un groupe faisant le même voyage, tant dans la durée, que pour des lieux identiques.

Si la charge du bagage est minimaliste, celle ci témoignera sûrement de la confiance de son propriétaire dans son chemin, dans son projet, de sa souplesse d’esprit à s’adapter, un autre au ventre lourd, encombré de vêtements multiples et autres objets parfaitement inutiles et inemployés, trahira peut être une nature embarrassée d’incertitudes, captive de ses craintes et peurs connues ou refoulées, mais toujours présentes.  

Parcourir un pays devrait être pour un bagage et son propriétaire synonyme de légèreté, libérés de tout embarras ils devraient se parler avant le départ «ne me charge pas trop, pourrait-il lui dire, quatre chemises, trois pantalons, une ribambelle de sous-vêtements et des chaussettes, et ceci pour le soleil et cela contre la pluie, pour une semaine tout juste, arrête te dis-je, je vais ballonner, me dilater et ensuite mes coutures et poignées vont craquer, stop! S’il te plaît!

 J'ai beau être toujours d’accord pour partir avec toi, cependant ne te semble t-il pas que tu devrais te poser des questions, ne vais-je pas être encombrant dans la voiture, penses-tu que tous mes semblables le seront également en poids et volume, et si nous avons des escaliers à monter, à descendre, penses-tu sérieusement pouvoir seul me faire cheminer, tu n’est plus tout jeune le sais-tu, il te faudra encore solliciter une tierce personne du groupe, qui elle sera autonome.»

Mais que craints-tu donc, de quoi as-tu donc peur de manquer? As-tu pensé une fois dans ta vie à faire confiance, à t’en remettre en ce que tu dois connaître sûrement et que l’on nomme, la providence ?

Un pèlerin connu par sa sainteté ne nous dit-il pas;

 «Bonnes gens, écoutez-moi, écoutez tous! Croyez-vous éternels vos chemins quotidiens? Ce que vous possédez vous possède.

 Détachez-vous des choses et d’abord de vous-même. Découvrez les rudes chemins de l’Amour sans mesure. Soyez libres enfin pour aimer envers et contre tout ! Dieu est Amour !» Benoît Joseph Labre (+1783).

Pour en terminer avec sacs et bagages, je souhaite partager avec vous ma découverte bien particulière, celle d'un sac qui ne l'est pas moins. La spécificité de celui ci est liée à son usage, à sa forme allongée, très allongée, d’une longueur d’homme dirons-nous, la personne qui le possède, me l’a décrit comme fonctionnel, bien conçu, solide, peu encombrant, facile à ranger, oui assurément il lui donne entièrement satisfaction.

Étant en recherche de cet objet si particulier, il lui fut dit qu’il en trouverait un lorsqu’il rencontrerait saint Décathlon ! Ce pèlerin, se présenta donc au magasin de son choix, héla un vendeur et lui demanda sans détour de lui procurer un «drasac! » Imaginez la surprise, l’interrogation du vendeur, un «drasac? » Après moult explications appuyées de gestes appropriés, le professionnel compris qu'il est question d’un « sac faisant office de drap.» Oui, un sac drap tout simplement.

Depuis notre homo viator utilise son «drap-sac», en vante les qualités et raconte plein d’esprit l’anecdote de son achat.

 Merci à lui pour son trait d’humour, il se reconnaîtra!

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Published by Paroisse saint Vincent de Paul
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