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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 15:32

A l'occasion de la veillée de prière pour les vocations sacerdotales organisée par le Séminaire des Carmes, un père de famille a témoigné de l'importance des prêtres dans la vie des familles. Aujourd"hui, journée de prière pour les vocations, je vous propose ce témoignage qui pourra résonner ou non dans le coeur de chacun et nous interroger sur notre propre rapport avec les prêtres.

 

 

 

Dire l'importance du prêtre en 7 minutes, c’est mission impossible tellement il y aurait de choses à dire!

 

Le prêtre est un homme, mais pas un homme comme les autres, car justement il est prêtre. Cela se manifeste notamment par son célibat offert. Il est tout donné à Dieu et aux autres, il renonce au mariage et à construire une famille biologique. Mais cela ne s’arrête pas là ; il lui faut s’oublier, fuir l’égocentrisme, l’égoïsme, pour se donner complètement aux autres.

 

Le laïc vit dans le monde et pour y porter du fruit il vient chercher auprès du prêtre, un enseignement, une nourriture (les sacrements) et une direction.

 

Avec mon épouse, nous avons un amour tout particulier pour les prêtres. Le Seigneur en a mit de nombreux sur notre route (paroisses, scoutisme, ...) et nous leur devons énormément. C’est d’eux dont nous voudrions vous parler.

 

 

Qu’est-ce qui est important pour nous ?

 

  • Le prêtre modèle de sainteté :

 

Nous avons rencontré des prêtres qui sont des hommes de prière, des hommes que l’on voit prier (adorer le St Sacrement, réciter le chapelet avec les vieilles dames en semaine, que l’on surprend en oraison, ...). Des prêtres qui ont la tête dans le ciel. Jean Paul II aux évêques d’Autriche le 13/09/1983 « Le prêtre doit avoir la personnalité d’un homme qui, comme le Christ et les grands apôtres et prophètes, vit tout seul au sommet d’une montagne, en pénétrant, par ses yeux d’aigle, jusque dans les profondeurs du mystère de Dieu, et qui redescend ensuite, lumineux et ardent, pour transmettre le message et la grâce divine jusqu’aux frontières extrêmes de l’activité humaine. » Oui, la tête dans le ciel …

 

Des hommes qui aiment l’Eglise. Des hommes qui sont attachés à la personne du Pape, qui ont le souci de l’écoute et de l’accueil pour que tous puissent rentrer au bercail. Des hommes qui respectent et admirent les différents charismes dans l’Eglise, qui ont compris que sous des formes différentes c’est un seul et même objectif, celui de travailler à la vigne du Seigneur.

 

Des prêtres qui toute leur vie se forment et réfléchissent pour approfondir leur foi. Des prêtres qui accordent de l’importance à la liturgie en suivant scrupuleusement les livres de l’Eglise et cherchent à la rendre toujours plus belle, de telle sorte que l’on perçoive que cela les dépasse, qu’ils n’en sont pas les propriétaires mais les dépositaires, que c’est mystérieux et sacré…

 

Des prêtres qui mettent en cohérence leurs paroles et leurs actes ; c'est une question d’exemplarité, de crédibilité. Le laïc est exigeant, il attend du prêtre un modèle de sainteté malgré son humanité. Il le regarde beaucoup ...

 

 

  • Le prêtre véritable ami et soutien :

 

Nous connaissons des prêtres qui se font proches de nous. Qui s’intéressent à ce que nous vivons (vies, peines, joies, ...). Des prêtres qui s’invitent dans les familles, passent même à l’improviste. Qui nous apprennent à prier, en participant aux prières familiales, en nous apprenant à prier les complies en famille, en lisant l’évangile, en nous apprenant l’oraison, ... Qui nous invitent à rencontrer fréquemment Dieu dans sa miséricorde ; qui confessent puis partagent le repas familial. Des prêtres qui se font proches et simples comme le Christ qui partageait le quotidien de ceux qu’Il rencontrait. Des prêtres qui s’intéressent de près à nos enfants ; qui connaissent le prénom de chacun, leurs activités.

 

Des prêtres qui nous soutiennent dans nos choix radicaux en opposition quasi permanente à la société, en nous encourageant. Les familles catholiques qui veulent vivre du Christ doivent se battre dans le monde du travail et dans l’éducation des enfants (à l’école, même privée, dans les loisirs, les médias, les lectures...). Elles ont absolument besoin de soutien et d’attention. Parfois, nous avons rencontré des prêtres qui disaient «Je me réserve à ceux qui ne connaissent pas le Christ. Ceux là sont de bons cathos qui n’ont pas besoin de moi ». C’est une erreur, nous avions nous aussi besoin d’eux.

 

Des prêtres qui donnent aux laïcs des moyens concrets de vivre l’Evangile par leurs homélies, leurs discussions, leurs enseignements  ... pour incarner notre foi dans notre vie de tous les jours (unité de vie).

 

Des prêtres qui placent le pardon de Dieu au cœur de leur ministère et qui se rendent toujours disponibles pour Lui permettre de nous relever par la confession et la pénitence.

 

Des prêtres qui nous aident à vivre en couple une sexualité belle, vraie et décomplexée, après s’être formés sur le sujet, véritable enjeu de notre temps.

 

 

  • Le prêtre nous ouvre le cœur :

 

Nous avons rencontré des prêtres qui ont le souci de l’unité de ceux à qui ils sont envoyés. L’unité n’est pas l’unicité mais un amour réciproque. «Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres. » Jean 13, 35.  Cet amour est vérité et miséricorde. Des prêtres qui n’essayent pas de trouver le plus petit dénominateur commun mais qui nous tirent vers le haut, toujours plus haut. Qui nous aiment en nous bousculant, et en nous encourageant. Qui prennent des risques et ne cherchent pas à plaire ; l’unité se fait autour de la personne du Christ, qui est la Vérité.

 

Des prêtres qui, dans leur communauté paroissiale, poussent et encouragent à aller les uns vers les autres : jeunes, vieux, malades ou en bonne santé, riches, pauvres, célibataires, familles, divorcés... Comme au temps des premiers chrétiens, une vie fraternelle doit pouvoir se tisser entre tous ces états de vie, avec un soutien les uns aux autres, en fonction des moyens et ressources de chacun.

 

Des prêtres qui ouvrent le cœur concrètement en nous sollicitant et en suscitant des initiatives en faveur des plus pauvres (visites des malades, prisonniers, personnes seules, non chrétiens, ...). Des prêtres qui sont des exemples dans le service des plus faibles, en étant de véritables entraineurs et acteurs; qui font preuve de beaucoup de zèle en la matière. Des prêtres qui se font consolateurs, doux, humbles, qui manifestent l’amour de Dieu pour les hommes (exemple un prêtre qui tous les ans invitent les personnes seules et pauvres de sa paroisse à déjeuner chez lui le jour de Noël).

 

Des prêtres qui matériellement vivent simplement et qui par leur exemple nous apprennent à en faire autant et à partager nos biens.

 

 

Et nous qu’avons-nous à apporter au prêtre ?

 

  • Amitié, affection filiale :

 

Il nous arrive de nous attacher fortement au prêtre. Il me semble qu’il faut que le prêtre soit à l’aise par rapport à cela. Le Christ s’est incarné et était suivi par un petit groupe (Lazare, Marthe et Marie, …), qu’il aimait et qui lui était cher ; mais il a aussi servi toute la communauté. Le prêtre ne doit pas avoir peur de se laisser toucher et aimer, même s’il doit toujours être vigilant à orienter cet amour vers le Christ et non vers lui-même, prendre garde à ne pas être exclusif, et être attentif aux jalousies. L’attitude des laïcs ne doit pas être accaparante mais libre et chaste, vis-à-vis du prêtre.

 

La vie du prêtre n’est pas toujours facile ; il peut se retrouver assez seul face à des situations difficiles et avoir besoin d’en parler. Les familles seront un lieu où il pourra venir chercher affection, soutien  et réconfort.

 

Personnellement, à cause de ce que représente le prêtre, je me refuse à tutoyer et appeler les prêtres par leur prénom. Ce qui ne signifie pas que je les aime moins. Tutoyer ne me semble pas faciliter la tache du prêtre car il s’en trouve moins libre (une certaine distance me semble nécessaire) et son autorité peut s’en trouver affaiblie. Le prêtre doit pouvoir accepter son autorité spirituelle et de service sans complexe. Pour ma part, j’invite les jeunes prêtres à ne pas refuser le vouvoiement ainsi que de se faire appeler « père » ou «monsieur l’abbé ». Quelque soit son âge, le prêtre n’est pas un copain mais un ami et un père.

 

 

  • Aide matérielle :

 

Le prêtre est là pour les sacrements (messes, confession, ...) et la Charité ; ce n’est pas un gentil organisateur. Pour ne pas passer ses journées en réunion, il doit pouvoir laisser la gestion opérationnelle des choses matérielles aux laïcs, qui doivent se rendre disponibles pour cela. Les laïcs doivent aussi veiller à ce que le prêtre ne manque matériellement de rien pour assurer sa mission.

 

 

  • Connaissance du monde :

 

 Les laïcs permettent aussi au prêtre de se confronter aux réalités de leur propre vie (contraintes familiales, réalités professionnelles, ...). Les expériences professionnelles des laïcs peuvent être une source de conseils (en organisation, en gestion des relations humaines, ...).

 

Le prêtre ne vit pas à coté de la société, il s’intéresse aux choses du monde (économie, monde du travail et de l’entreprise…). Il se cultive, connait comment fonctionne une entreprise, ... et les laïcs peuvent l’y aider.

 

 

Conclusion

 

Le prêtre est un merveilleux cadeau de Dieu. Nous en sommes témoins chaque jour depuis une vingtaine d’années.

 

Il renonce à beaucoup de choses mais lorsqu’il est pleinement lui-même, il a une véritable paternité spirituelle qui l’amène à être aimé au moins autant que des parents biologiques. « Amen, je vous le dis : personne n’aura quitté à cause du royaume de Dieu, une maison, une femme, des frères, des parents, des enfants, sans qu’il reçoive en ce temps-ci bien davantage et, dans le monde à venir, la vie éternelle. » Luc 18, 29.

 

Que le Seigneur nous donne beaucoup de prêtres, beaucoup de saints prêtres.

 

 Olivier et Anne Sylvie ASTIER.

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Published by Paroisse saint Vincent de Paul - dans VOCATIONS
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commentaires

sylvie MARI 20/05/2011 11:24


AMEN !


Pierrick 17/05/2011 22:40


Très bel article en effet... beaucoup de choses à prendre pour parler de la joyeuse grâce d'être prêtre du Seigneur !