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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 16:13

eveque.jpgCette catéchèse de Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc, a été donnée le jeudi 25 juillet 2013, lors des JMJ de Rio de Janeiro 2013.

« Etre des disciples du Christ » … voilà le thème de la catéchèse de ce jour. J’aime assez bien ce pluriel qui correspond assez bien à la manière dont le Seigneur appelle : rarement une personne isolée, mais par deux, par quatre, par douze, par 72. Je trouve assez juste également que l’on parle des évêques qui sont ensemble successeurs des apôtres et non pas l’un à côté de l’autres, ensemble uni au pape François, évêque de Rome et successeur de Pierre.

Tout cela pour dire que nous aurons continuellement à l’esprit le mystère de l’Eglise. C’est en elle, le peuple de Dieu que nous sommes appelés comme disciples, en elle, le corps du Christ, que nous sommes sanctifiés, en elle, le Temple de l’Esprit, que nous sommes envoyés.

Devenez mes disciples !

Le deuxième paragraphe du Message de Benoît XVI pour les JMJ fait entendre l’appel.

« Etre missionnaire suppose d’abord d’être soi-même disciple du Christ, écouter sans cesse l’appel à le suivre, l’appel à le regarder, lui : « Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11,29). Un disciple, c’est donc celui qui se met à l’écoute de la Parole de Jésus (cf. Lc 10,39), le reconnaissant ainsi comme le Bon Maître qui vous a aimés jusqu’au don de sa vie. Il s’agit donc, pour chacun de nous, de se laisser façonner chaque jour par la Parole de Dieu : elle fera donc de vous des amis de Jésus, capables d’introduire d’autres jeunes dans cette amitié avec lui. »

Le christianisme n’est pas une philosophie, une spiritualité ou une morale, c’est un style de vie qui part de la relation au Christ. La foi nait de notre rencontre avec le Christ. C’est ce qu’avait rappelé Benoît XVI, en introduisant l’année de la foi : « La foi, c’est décider d’être avec le Seigneur pour vivre avec lui. » Benoît XVI « Porta Fidei » Lettre apostolique du 11 octobre 2012

La toute récente encyclique « Lumen Fidei » insiste sur le caractère originaire et fondateur de cette rencontre avec Dieu : « La foi naît de la rencontre avec le Dieu vivant, qui nous appelle et nous révèle son amour, un amour qui nous précède et sur lequel nous pouvons nous appuyer pour être solides et construire notre vie. » Pape François « Encyclique Lumen Fidei » N° 4

Le concile Vatican II parlait de conversation, d’un entretien de Dieu avec les hommes qu’il aime : « Dieu invisible (cf. Col 1, 15 ; 1 Tm 1, 17) s’adresse aux hommes en son surabondant amour comme à des amis (cf. Ex 33, 11 ; Jn 15, 14-15), il s’entretient avec eux (cf. Ba 3, 28) pour les inviter et les admettre à partager sa propre vie. » Concile Vatican II Constitution « Dei Verbum » §2

Pour préparer les JMJ, nous étions invités à faire mémoire des dons reçus de Dieu pour les transmettre à notre tour.

1- Quand Jésus rencontre des personnes …

En ouvrant plus personnellement l’Evangile, j’ai été impressionné par plusieurs rencontres de Jésus. Je me rappelle encore le mot que m’avait dit un prêtre, que j’allais voir de temps en temps : « chaque fois que tu liras une page, tu essaieras aussi d’écouter et il y aura une parole pour toi, comme une lumière pour ton chemin ».

En fait il me parlait déjà un peu comme le croyant dans les psaumes : « Envoie ta lumière et ta vérité, qu’elles guident mes pas et me conduisent jusqu’à ta montagne sainte, jusqu’en ta demeure … » (Ps 42,3)

Oui, celui qui écoute la Parole est invité en la demeure de Dieu, il accueille la présence de Jésus qui le rejoint et qui lui explique l’Ecriture, il regarde les choses et les personnes du point de vue de Jésus, il se laisse transformer, petit à petit, par l’amour de Jésus.

Alors, je vous livre quatre rencontres qui font partie de ma « petite collection ».

1) Quand Jésus appelle …

Marc 1, 16-20 … Jésus appelle à deux reprises. Simon et André d’abord, qui étaient en train de jeter le filet dans la mer. C’est vraiment pendant l’action ; je les imagine très occupés. C’est à tout moment que le Seigneur peut nous rejoindre. « Venez à ma suite, et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. » Laissant aussitôt leurs filets, ils le suivirent.
Pour la deuxième rencontre … on dit que Jésus « s’avance un peu ». Jacques et Jean avaient tout juste fini de pêcher et ils étaient dans leur barque en train d’arranger leurs filets. « Aussitôt, il les appela. Et laissant dans la barque leur père Zébédée avec les ouvriers, ils partirent à sa suite.

La suite de Jésus, suivre Jésus, le regarder, l’écouter, vivre en sa présence … tout est déjà dit. Mais il faudra du temps et un long chemin pour qu’ils comprennent et pour qu’ils le suivent jusqu’au bout.

2) Quand Jésus prend soin de ceux qu’il a appelés …

Mc 6,31 … « Vous autres, venez à l’écart et reposez-vous un peu. Car il y avait beaucoup de monde qui venaient et repartaient et eux n’avaient pas même le temps de manger ».

Ca, c’écrit pour tous ceux qui sont un peu « Saint-Bernard » … vous savez, comme ce bon gros chien, avec un petit tonneau de gnôle autour du cou … ceux qui passent leur temps à redonner courage aux autres, à mettre de l’ambiance, à n’oublier personne. Même ici, à Rio pendant les JMJ, je vous assure qu’il vous le suggère : venez à l’écart et reposez-vous un peu

3) Quand Jésus dialogue pour appeler …

Lc 18,41 … Très beau récit de la rencontre de Jésus avec un aveugle à Jéricho. Pour Marc, il s’appelle Bartimée. Ici, en Saint Luc, pas de nom. Mais on trouve cette magnifique demande de Jésus, quand l’aveugle a pu enfin s’approcher : « que veux-tu que je fasse pour toi ? » C’est vraiment étonnant ; il devrait tout de même bien savoir, Jésus, ce dont cet homme a besoin. Mais il lui donne la parole, il le regarde comme une personne habitée par un grand désir. Pensez à tous les psaumes du désir, comme le psaume 62 : « Dieu, mon Dieu, je te cherche, mon âme a soif de toi. Après toi languit ma chair, comme une terre aride, altérée, sans eau. »

Ou encore le grand Saint Augustin, dans ses confessions : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos jusqu’à ce qu’il repose en toi. »

Il est bon d’entendre les questions de Jésus ou bien ses demandes : aux premiers disciples, en St Jean, « qui cherchez-vous », à la samaritaine au bord du puits de Jacob « donne-moi à boire ». Pour être des disciples, acceptons d’entrer dans ce dialogue avec Jésus. Présentons-nous à lui avec ce que nous sommes ; demandons-lui de nous guider vers la vérité ; il nous conduira plus loin.

4) Quand Jésus appelle, même dans la blessure …

Je pense bien sûr à la femme à qui tout le monde allait jeter la pierre : « va et désormais ne pèche plus ». (Jn 8, 1-11)

Mais pensons aussi à Thomas … c’est le regard porté sur la blessure de Jésus qui devient source d’une transformation profonde : « mon Seigneur et mon Dieu ! »
Il y a Pierre … la triple question de Jésus (Jn 21, 15-19) « m’aimes-tu » vient fonder l’amour et la fidélité de Pierre, là où il a renié.

Il y a aussi la conversion de Saul avec cet appel lancé au cœur même du drame et de la division intérieure du futur apôtre (Actes 9) : « Saul, pourquoi me persécutes-tu ? »
Autrement dit : n’attendons pas d’être des « gens bien » pour entendre l’appel de Jésus. C’est un grand malentendu qui touche parfois des jeunes ; comme ils ne sont pas toujours dans les clous, parce que leur vie est un peu en désordre ils pensent que la vie chrétienne n’est pas pour eux. C’est peut-être parce que ceux qui suivent Jésus ne redisent pas assez qu’ils sont aussi des pécheurs pardonnés, des perdus retrouvés et des malades guéris. C’est justement pour ce moment-là que Jésus est venu, pour toi, parce qu’il t’envisage bien au-delà de ce que tu as pu être un moment, parce que Dieu est plus grand que ton propre cœur qui t’a jugé.

Il me semble que nous pouvons mieux comprendre cela quand nous pratiquons le sacrement de la réconciliation, quand nous faisons ainsi l’expérience de l’amour inconditionnel du Père, manifesté en Jésus et donné dans l’Esprit. Si nous nous conduisons comme des parfaits (que nous ne sommes évidemment pas), si nous manquons d’humilité, comment ceux qui sont à côté ou un peu plus loin pourraient-ils comprendre que le Seigneur les aime et les attend ?

2- Quelques attitudes des disciples.

L’écoute

La question est ici celle du temps que je prends pour écouter la Parole de Dieu, pour relire l’action de l’Esprit dans ma vie, pour entendre les appels de Dieu. C’est la question de la formation à laquelle je consens pour cette part si importante de mon existence. Parfois nous conduisons un bateau en oubliant d’envoyer la grand’voile ou bien nous disposons de l’ordinateur mais sans jamais le brancher !

Cette écoute est écoute de l’Esprit dans l’Eglise. Il est important de comprendre que si tous sont appelés à quelque chose, tous ne sont pas appelés à la même chose. Il faudrait relire tous les passages où Saint Paul nous parle des charismes, notamment 1 Cor 12.

La joie …

Il me semble que c’est le grand signe par lequel des disciples de Jésus peuvent être identifiés. Pas n’importe quelle joie, mais celle qui est portée dans l’amour et la vérité.

Au jour de mon ordination diaconale en 1976 ( !), il y a avait cette parole de Jésus, en Saint Jean (Jn 15,11) : « je vous ai dit tout cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite ».

Rappelez-vous ce que le pape François vient de dire aux prêtres et aux religieuses, aux séminaristes et aux novices : ne soyez pas des vieux garçons, soyez pères, ne soyez pas des vieilles filles, soyez des mères … ne soyez pas comme des piments vinaigrés ! »

Cette joie vient de cette conviction que l’Evangile est bon pour le monde et pour nous, que la vie qui nous est ouverte par la fréquentation de Jésus fait grandir en nous la liberté. Elle nait aussi de l’expérience de l’échange : il y a beaucoup de joie à donner mais aussi à recevoir.

La prière de louange nous remet dans cette joie des disciples. Je pense aussi à la prière du matin, les Laudes, qui nous remet toujours dans l’action de grâce à Dieu créateur et Sauveur : « Un jour nouveau commence, un jour reçu de toi, Père ; nous l’avons remis d’avance en tes mains, tel qu’il sera … » (Hymne de la liturgie des heures)

La grâce de la conversion …

Comment prendre un bon chemin, comment orienter ma vie ? Comment laisser le Seigneur me retourner, me bousculer, par son amour ?

Psaume 24, 4-6 : « Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route. Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, car tu es le Dieu qui me sauve … Rappelle-toi, Seigneur ta tendresse, ton amour qui est de toujours. »

Etre des disciples de Jésus, cela passe par les gestes, par l’action, par la transformation de nos comportements, la chasse à toutes nos idoles (ce qui a tendance à s’installer dans nos vies au point de prendre la place de Dieu et de nous détourner des autres). C’est chacun qui sait, mais il faut s’interroger : qu’est-ce que je dois changer ? ou plutôt, toi Seigneur, qu’est-ce que tu en dis ?

Ma relation aux autres, le couple et la famille, mes affections et ma manière de vivre l’amitié et l’amour, mon engagement dans mes études et mon travail, la gestion de mes biens. Oui, il faut inventer la vie qui va avec la vie, les gestes qui sont à la mesure de notre dignité d’enfants de Dieu et de membres du corps du Christ.

Cette transformation demande des choix, des renoncements, et comme une offrande de nous-mêmes à la suite du Christ. Lc 9, 23 : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même et prenne sa croix, et qu’il me suive. »

La question centrale est : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? »

La confiance …

La confiance nous est donnée au fur et à mesure que nous nous engageons à suivre Jésus, parce que nous comprenons qu’il ne pourra pas nous décevoir. Quand Dieu a donné, il donne encore et encore. Mais il ne donne pas tout d’un coup, ce serait trop lourd à porter. Il donne jour après jour, comme la manne au désert, comme l’Eucharistie qui nourrit notre foi, qui fait grandir notre espérance et qui nous donne la force d’aimer. »

Notre confiance grandit dans cette fréquentation de Jésus, dans sa Parole et dans la célébration des sacrements. Un évêque m’a dit un jour et je l’ai retenu : Dieu demande, c’est vrai ; mais Dieu donne toujours ce qu’il demande.

Ma confiance, c’est qu’avec lui la vie est devant. Un peu comme pour cette dame de plus de 90 ans à qui l’on demandait : mais tout le monde vient vers vous, pourquoi êtes-vous toujours joyeuse ? …elle répondit : « mais, j’ai tellement eu de joies dans ma vie et je crois que je ne suis qu’au début ; l’essentiel va venir encore, la vie est devant ! »

3- Il y a plusieurs manières d’être disciples

A plusieurs reprises, le pape François, dans son homélie du jour des Rameaux, a appelé les jeunes à « voir grand », à ne pas faire voler l’espérance. On peut penser là à la manière dont chacun peut répondre à l’appel de Dieu, dans le mariage, dans une vie donnée comme célibataire, dans une vie consacrée ou comme prêtre. En fait, nous avons le choix, et ça c’est une bonne nouvelle !

L’actualité concernant le mariage a été vive en France. Pour ceux qui sont appelés à la vocation du mariage, c’est un appel à vivre à fond la beauté du mariage chrétien, en accueillant le don de Dieu, en acceptant de repartir dans l’espérance après les épreuves, en cherchant à construire dans la durée.

En terminant, je veux vous dire simplement ma joie d’être prêtre, puis évêque depuis trois ans. Le chemin que j’ai pris librement pour aimer le Christ et servir mes frères et sœurs dans l’Eglise m’a été largement révélé par tous ceux que le Seigneur a mis sur ma route. Parce que mes parents avaient une grande estime pour les prêtres et n’en disaient jamais de mal, je me suis dit que c’était un métier bien respectable !
Parce que des prêtres ont été là au bon moment pour me faire connaître le Christ et son Evangile, je me suis dit qu’il était vital qu’il y ait des prêtres.

Parce qu’un jour la question s’est installée en moi : « pourquoi pas toi ? » … elle s’est installée sans m’inquiéter, de façon sereine, je me suis dis que c’était une façon d’être heureux (ce que je désirais vraiment !)

Parce qu’un ami m’a dit un jour : « tu n’as jamais pensé à être prêtre ? Tu ferais ça bien ! », je me suis dit que cela ne semblait pas être idiot ou impossible. Parce que le Seigneur m’a sûrement donné ce dont j’avais besoin pour lui dire « me voici », je lui ai dit un jour : « me voici ».

« Dieu donne toujours ce qu’il demande ». Je mets entre guillemets car c’est une belle conviction que j’ai entendue un jour dans la bouche de mon évêque de Nantes, mon frère, Mgr Jean-Paul JAMES.

Que Dieu vous bénisse et qu’il vous donne de répondre joyeusement à l’appel qu’il vous adresse.

Denis MOUTEL, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

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Published by Paroisse saint Vincent de Paul - dans VOCATIONS
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