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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 10:32

famille1.jpgLe 13 novembre 1974, le débat sur la "loi Veil" débutait à l'Assemblée. Psychologue clinicienne, conseillère conjugale et familiale, Anne Fraysse témoigne : l'Ivg, une décision souvent douloureuse.

Pourquoi une interruption volontaire de grossesse n'est-elle jamais banale ? 

Le geste d'interrompre une grossesse va à l'encontre d'une logique biologique que toute femme ressent au plus profond de son être dès le plus jeune âge : donner la vie. La révélation de sa grossesse, désirée ou non, ravive des questions sur sa propre naissance, sur sa vie d'enfant, sur sa place au sein de la famille, sur le sens que donne la femme au fait d’être mère, sur son rapport à la vie et à la mort. L'une d'entre elles en consultation pré-IVG, m'a dit un jour : "Une part de moi-même sait que cette maternité n'est pas possible aujourd'hui, et une autre part meurt d'envie d donner la vie."

Que ressentent celles qui s'apprêtent à faire ce geste ?

Très souvent une culpabilité et une blessure amoureuse. Elles attendent la parole d’un homme - mari, compagnon... - qui ne vient pas. Devant cette vie qui s'annonce ? Devant cette vie qui s'annonce, la femme est obligée de réfléchir à sa relation avec le "géniteur". Et c'est parfois très douloureux, notamment quand elles veulent garder le bébé mais que leur compagnon ne veut pas.

Quelle est la place des hommes dans cette décision ?

Les hommes viennent rarement aux entretiens pré-IVG. Mais ils sont très présents dans le propos des femmes. Il est question du géniteur, d'un père absent, d'un compagnon autrefois aimé, avec lequel elles auraient aimé avoir un enfant. Quelquefois, un homme vient parler de son désir d'enfant, contrecarré par la demande d'IVG de sa femme. Il m'arrive aussi de recevoir des couples des années après un avortement.

La souffrance ressurgit parfois longtemps après...

Quand on n'a pas pu mettre de mots sur une souffrance, celle-ci revient inévitablement. Parler permet de redonner du sens à un acte qui n'en a pas, car les femmes savent bien qu'interrompre la vie n'a pas de sens. Françoise Dolto disait : "Peine pleurée peut guérir..."

Et pour les plus jeunes ?

Il me semble dommage que la loi de 2001 ait supprimé l'obligation d'autorisation pour les mineures. Car pour une jeune fille, parler d'une telle décision avec sa mère pouvait être un moment important dans leurs relations. L'IVG est aussi parfois une façon, pour la jeune fille, de signifier à sa mère qu'elle a grandi, qu'elle vit une sexualité et qu'elle n'est plus une enfant. En prendre conscience et en parler en famille permettrait d'éviter bien des traumatismes.

Propos recueillis par Isabelle Vial ; extrait du Pèlerin n°6362 du 4 novembre 2004

 

http://www.croire.com/Definitions/Vie-chretienne/Avortement/L-avortement-un-acte-banal

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Published by Paroisse saint Vincent de Paul - dans COMPRENDRE
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