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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 08:24

 

BartiméeAu bord de la route, un aveugle, appelé Bartimée, est assis avec sa souffrance et son unique manteau.

Les habitants de la ville l’ont enfermé dans une identité étroite. Après tout, c’est un aveugle parmi d’autres, il n’est guère intéressant de s’y arrêter. Cet homme est complètement rejeté, oublié, exclu de la société. Il n’existe plus aux yeux de ses contemporains. Soudain, l’aveugle se met à crier pour appeler Jésus. Il refuse de rester silencieux. Il lui faut du courage pour oser se faire remarquer. S’il n’avait rien dit, Jésus serait probablement passé sans le voir. Mais Bartimée a rassemblé ses forces pour sortir de son état silencieux. Grâce à cette audace, Jésus s’est laissé toucher. L’aveugle est guéri par son cri, sa confiance et sa reconnaissance du Christ.

" Va ta foi t’a sauvé ". Jésus l’invite à vivre sa vie. Délivré de son aveuglement, il s’élance sur la voie tracée par Jésus. D’un bond, il quitte son vieux manteau vers une nouvelle vie. L’histoire de Bartimée ressemble un peu à la nôtre. Durant notre enfance, on nous a dis qui on était. On s’est construit une sorte de carapace semblable au manteau de l’aveugle. Et nous n’étions peut être pas apprécié à notre juste mesure. Oh, lui, c’est un paresseux. Oh, elle, c’est une craintive. Ce genre de définition finit par limiter la place de l’autre.

Nous pouvons nous donner à nous-même cette identité. Nous avons certaines croyances sur nous qui aveuglent. Si nous nous y sentons trop à l’étroit, en marge de notre chemin de vie, nous pouvons éprouver le besoin de crier. Le cri intérieur ou extériorisé, signifie un désir de sortir de l’enfermement et de l’aveuglement. C’est la volonté d’y voir clair, de sortir de l’obscurité. Il y a toutes ces expériences qui nous font voir nos limites. La foule des idées, des pensées voudrait nous faire taire, nous résigner. Nous avons des limites, c’est vrai, mais nous pouvons refuser d’y être enfermé.

Par une décision, faite d’audace et de courage, nous sommes capables d’aller vers une nouvelle manière d’être plus authentique. Le fait d’avoir un caractère plus secondaire, par exemple, ne soit pas conduire à se définir comme lent ou paresseux. Si c’était le cas, nous serions comme Bartimée enveloppé dans son manteau d’aveugle.

 

Bartimée, aveugle, est assis au bord de la route. Tandis que tout le monde autour de lui va son chemin, Bartimée ne bouge pas. S’il ne bouge pas, ce n’est pas parce qu’il a déjà trouvé sa place dans le monde, la place qu’il est heureux d’occuper ; c’est parce qu’il est aveugle, qu’il lui manque ce sens qui est nécessaire pour aller son chemin dans la vie. La vie passe à côté de lui.

Mais, même aveugle, il crie vers Jésus, et Jésus l’appelle. Il l’appelle un peu comme il a appelé ses premiers disciples au bord du lac de Galilée, et cet appel permet déjà à Bartimée de bouger de manière énergétique : il bondit, il court vers Jésus. Mais l’appel n’est pas la guérison, ce n’est qu’une première étape. Puisqu’il répond à son appel, Jésus le fait voir. C’est un moment très dramatique. Bartimée est devant Jésus, et Jésus le guérit de sorte qu’il puisse voir, ce qui veut dire que la première chose qu’il voit est Jésus. Aux premiers disciples, Jésus a dit : “Suivez-moi”. Mais il ne le dit pas à Bartimée ; cette fois, il dit : “Va, ta foi t’a sauvé”. Jésus ne s’attend pas à ce que Bartimée devienne disciple. S’il l’a appelé à venir vers lui, c’était pour que Bartimée ne reste plus assis au bord de la route, qu’il bouge, qu’il puisse voir, qu’il voie Jésus. Maintenant, Bartimée peut s’en aller. Puisqu’il voit clair, puisqu’il a vu Jésus, il peut aller son chemin en toute liberté.

C’est-à-dire que Jésus ne lui dit pas ce qu’il doit faire ; il lui donne plutôt la possibilité de faire ce qu’il veut, de trouver et de suivre son propre chemin dans la vie. Maintenant, Bartimée est libre ; il ne doit pas suivre la volonté de Jésus, il peut suivre sa propre volonté. C’est là, l’essentiel. Dieu nous a donné la capacité de vouloir, notre volonté fait partie de notre nature humaine. Nous sommes faits pour vouloir et pour suivre notre volonté. En général, à moins que nous soyons emprisonnés ou menacés, nous faisons ce que nous voulons, même si ce que nous voulons est parfois de faire la volonté de quelqu’un d’autre. C’est pourquoi il est très difficile d’empêcher quelqu’un de faire ce qu’il a envie de faire, ou de le contraindre à faire ce qu’il ne veut pas faire.

Dieu nous a donné cette volonté, et il ne tente pas de la supprimer. En Jésus, il nous libère. La cécité de Bartimée est, bien sûr, le symbole d’un aveuglement spirituel dont nous risquons tous de souffrir. Nous pouvons avoir le sentiment d’être perdu, de ne pas voir clair dans la vie, que la vraie vie passe à côté de nous, que nous ne pouvons pas trouver notre propre chemin, que nous ne savons pas ce que nous voulons vraiment faire. Pour Bartimée, c’est la rencontre avec Jésus qui lui permet de voir clair, de trouver son propre chemin, de découvrir ce qu’il veut vraiment faire et de le poursuivre. Et quel est son chemin ? “Aussitôt l’homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route.” En toute liberté, Bartimée trouve son propre chemin, et il trouve que son propre chemin est le chemin de Jésus. Maintenant qu’il voit clair dans la vie, maintenant qu’il a vu Jésus, il voit que c’est en suivant Jésus qu’il répond à ses propres désirs les plus profonds, il devient disciple parce que c’est ce qu’il veut vraiment.

De même, Dieu nous invite tous à découvrir notre propre chemin et à le suivre en toute liberté ; si nous voyons clair, nous verrons que notre chemin est la voie de Jésus.

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Published by Paroisse saint Vincent de Paul - dans L'EVANGILE AU QUOTIDIEN
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