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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 12:27

vigne-du-seigneurVoici la deuxième partie de notre étude de ce passage de l'évangile selon saint Jean où il est question de la métaphore de la vigne. Voyons maintenant commun cette métaphore de la vigne nous dit quelque chose du mystère de l'Eglise.

 

Perspectives ecclésiologiques

Par l’image de la vigne que St Jean utilise pour ce second discours d’adieu, il introduit les disciples, les lecteurs dans la dynamique de l’histoire du salut. La métaphore de la vigne n’apparaît pas dans ce texte par hasard mais elle apporte avec elle toute la symbolique présente dans les écritures. Dans l’ancien testament, elle est l’image du peuple d’Israël que Dieu a arraché des mains de Pharaon pour l’installer en Terre promise. St Jean « christologise » cette image pour lui associer l’image même de l’Eglise née de la mort et de la résurrection du Christ. Trois thèmes se dégagent de cette péricope : la vigne dans l’économie du salut, l’unité et la fécondité de l’Eglise dans le Christ et enfin, la vigne/Eglise, voulu par le Père pour amener tous les hommes à Lui.

 

Dans son dessein de salut, Dieu voulait que les hommes ne reçoivent le salut et la sanctification séparément, hors de tout lien mutuel. Le peuple d’Israël, choisi par Dieu est déjà une préfiguration dans les temps anciens, de l’Eglise à venir. En effet, Dieu s’est choisi un peuple dans lequel il s’est manifesté pour ramener l’homme pécheur à lui. Il voulait faire de lui un peuple saint qui marche dans ses voies et lui soit consacré. Cette première alliance scellée au Sinaï avec Moïse était une préfiguration de l’alliance nouvelle que le Christ lui même viendrait sceller par son sang. « Tout cela cependant n’était que pour préparer et figurer l’Alliance Nouvelle et parfaite qui serait conclue dans le Christ » A l’heure où l’évangéliste écrit ce passage, la communauté à qui il s’adresse vit de cette nouvelle alliance. En utilisant cette image de la vigne omni présente dans la tradition biblique, il introduit les croyants dans la dynamique du salut. Le Christ lui-même est associé à la vigne et accomplit ainsi l’unité recherchée par Dieu pour son peuple.

 

« Tous ceux qui croient au Christ, il a voulu les appeler à former la sainte Eglise qui, annoncée en figures dès l’origine du monde, merveilleusement préparée dans l’histoire du peuple d’Israël et dans l’ancienne alliance […] » C’est dans ce sens que st Jean opère le changement d’identification de la vigne. Elle n’est plus l’image d’un peuple mais fait référence au Christ à qui sont attachés les croyants, ceux qui accueillent sa parole. C’est donc par leur attachement à la vigne, au Christ, que les hommes peuvent accéder au salut que Dieu leur propose. Vigne et sarments sont alors un tout indissociable par lequel est donné le salut. C’est bien le mystère de l’Eglise, Corps mystique du Christ dont il est la tête et les croyants ses membres. Hors de ce corps un membre ne peut vivre et donner de fruit. L’Eglise apparaît alors comme l’unique moyen de salut. C’est par elle que les hommes obtiennent leur sanctification et leur salut. Chez st Jean cette appartenance à la vigne, à l’Eglise est effective lorsque les hommes reçoivent la parole et portent du fruit. C’est par le Christ que la sainteté est donnée. Ainsi, il ne peut y avoir aucun acte salutaire qui ne découle de lui, comme de sa source naturelle.

Ainsi, l’image de la vigne manifeste le caractère indispensable de l’Eglise et de l’attachement de ses membres au Christ pour le salut. C’est par elle que le Christ se donne pleinement et donne aux hommes qui l’écoutent d’accéder au salut promis.

 

Le texte étudié révèle sept occurrences du verbe « demeurer ». Ce verbe marque la condition de « l’être disciple ». L’homme de lui-même ne peut rien, st Jean le rappelle dès le prologue. C’est en Jésus que le genre humain trouve la source de la vie : « hors de moi vous ne pouvez rien faire ». La nécessité de demeurer en Christ n’est pas uniquement liée à la fécondité mais surtout au salut. Les sarments qui ne portent pas de fruit et ne demeurent pas en Jésus sont jetés au feu. Le choix de l’homme de demeurer ou non implique l’avenir de son salut. Considérant l’Eglise à travers cette image de la vigne, ceux qui ne lui sont pas intimement liés ne peuvent bénéficier des moyens de salut. Elle apparaît ainsi comme la plénitude des moyens de salut. C’est par elle que Dieu a voulu que l’homme soit sauvé. Tous les hommes sont appelés à l’union avec le Christ et donc avec son Eglise, de qui nous procédons, par qui nous vivons et vers qui nous tendons. C’est par elle que nous recevons la vie. Cette Eglise qui naît du côté ouvert du Christ, transmet à ses sarments la sève qui fait vivre et porter du fruit. C’est en elle que l’homme trouve son salut. Le Christ n’a pas seulement ordonné que toutes les nations soient incorporées à l’Eglise mais il a voulu que cette dernière soit le moyen sans lequel nul ne puisse accéder pleinement au salut.

 

La péricope débute et s’achève par une mention du Père. D’une part, il est le vigneron, celui qui entretient la vigne et qui veut qu’elle porte des fruits. D’autre part, il est le Père qui, par les fruits de cette vigne, doit être glorifié. Le vigneron désire que sa vigne porte du fruit. De même, le Père veut ramener tous les hommes à lui. Porter du fruit et vivre en communion sont liés, c’est par cette communion à la vie de Dieu que les hommes peuvent porter du fruit. A part ces deux occurrences, le texte ne mentionne que la relation entre les disciples et Jésus.

En regardant la constitution dogmatique sur l’Eglise, Lumen gentium, on comprend mieux cette absence du Père. La structure des premiers paragraphes reprend la démarche de st Jean. Elle part du constat que le Christ, Lumière du monde, resplendit sur le visage de l’Eglise. Elle associe le Christ et l’Eglise, signe et moyen de l’union intime à Dieu. De la même manière, chez st Jean, le premier verset de notre étude associe le Christ et la vigne.

La constitution évoque ensuite le rapport du Père et de l’Eglise et la métaphore de la vigne précise que le Père est le vigneron. On voit que le point de départ est identique dans les deux textes. Le Père désire l’Eglise que son Fils institue. Le Fils accomplit le dessein voulu par le Père. Ce dessein voulu par le Père et accompli par le Fils, c’est le développement de la péricope. Toute la métaphore tend le lecteur vers la glorification du Père. Cette glorification existe dans la mesure où les disciples portent du fruit, rayonne de l’amour du Christ et sont de fidèles témoins du salut qu’il propose. Ainsi, cette métaphore s’origine dans le Père pour y aboutir dans la gloire.

 

 

 

Conclusion

La vigne, même si elle ne constitue pas un thème transversal de l’évangile de Jean est fondamental. Grâce à son enracinement dans l’Ancien testament, cette métaphore montre comment Jésus accomplit les écritures et réalise le dessein salvateur de son Père.

Placée à la suite du premier discours d’adieu, cette péricope constitue l’introduction du second. Elle met en valeur, par l’image de la vigne, le caractère étroit et vital de cette relation du disciple au Christ. L’homme ne peut rien seul, tel un sarment qui ne demeure pas sur la vigne voué à être jeté au feu.

 

Cette péricope permet de dégager trois éléments qui font d’elle un petit traité d’ecclésiologie. Tout d’abord, la vigne est image du peuple d’Israël qui préfigure l’Eglise. A travers cette image, c’est l‘histoire du salut de l’homme qui est résumé. Le développement des rapports vigne/vigneron et vigne/sarments insiste sur le principe d’unité de l’Eglise, corps mystique du Christ et dont il est la tête. Il manifeste que le Christ est la seule porte du salut et que les croyants doivent être intimement liés à lui pour porter du fruit. Enfin, la vigne comme l’Eglise sont voulues par le vigneron et par le Père. C’est Dieu qui crée et qui veut ramener à lui les hommes par son Fils.

 

Ainsi, ce discours adressé à des croyants dissidents de la communauté chrétienne rappelle la nécessité d’une Eglise unie qui trouve sa force et sa vie en Jésus Christ mort et ressuscité. La métaphore de la vigne introduit les chrétiens dans la continuité de l’œuvre de salut de Dieu commencée en Egypte par l’exode. Le Christ révèle ainsi qu’il ne disparaît pas mais laisse comme moyen de salut, l’Eglise, son corps, par laquelle nous recevons toute grâce et tout bien. Le Christ est le seul rédempteur dans lequel les hommes doivent demeurer pour accéder avec lui à la vie en Dieu.

 

La finale nous rappelle que le chrétien est appelé à devenir disciple en accueillant la parole du Christ. C’est par cette vie de disciples et par les fruits qu’il porte en étant lié au Christ que le Père recevra la gloire. Ainsi son nom sera manifesté à toutes les nations.

 

« La vigne véritable c’est le Christ : c’est lui qui donne vie et fécondité aux rameaux que nous sommes : par l’Eglise nous demeurons en lui, sans qui nous ne pouvons rien faire. »

 

Concile Œcuménique Vatican II, Constitution dogmatique Lumen Gentiumn°9

Id 28

Id n°2

Rm 12, 4-5

Jn 15, 5

Cf. Concile Œcuménique Vatican II, Constitution dogmatique Lumen Gentiumn°3                 

Concile Œcuménique Vatican II, Constitution dogmatique Lumen Gentiumn°6

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Published by Paroisse saint Vincent de Paul - dans VIE SPIRITUELLE
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