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Fin d'année 2014


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Septembre 2014

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Septembre 2014



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Première Communion 2015

 

25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 20:44

Benoit XVI (10)Il y a peu de temps, un journaliste titrait : "on venait pour voir Jean Paul II, aujourd'hui, on se déplace pour écouter Benoit XVI". Même si c'est un peu carricatural, il n'en reste pas moins vrai que ce qui frappe, c'est la fine plume de Benoit XVI qui, en peu de mots, d'une manière concise et quelque soit l'auditoire, retient l'attention. C'était flagrantces derniers jours dans les discours et homélies qu'il a prononcé en Allemagne. Que ce soit aux protestants, aux juifs ou encore aux jeunes, sa pensée est claire et elle nous dit beaucoup sur notre manière d'appréhender le monde. L'objet de cet article - pardonnez l'introduction - est de publier quelques lignes de la méditation du saint Père lors de sa veillée de prière avec les jeunes au cours de la dernière soirée de sa visite apostolique. C'est concis, clair et encourageant...

 

[...]

Chers amis, « Je suis la lumière du monde – Vous êtes la lumière du monde », dit le Seigneur. C’est une chose mystérieuse et grandiose que Jésus dise de lui-même et de chacun de nous la même chose, c’est-à-dire : d’« être lumière ». Si nous croyons qu’il est le Fils de Dieu qui a guéri les malades et a ressuscité les morts, ou mieux, que Lui-même est sorti vivant du tombeau et qu’il vit vraiment, alors nous comprenons qu’il est la lumière, la source de toutes les lumières de ce monde. Nous, au contraire, nous expérimentons toujours de nouveau l’échec de nos efforts et l’erreur personnelle malgré nos bonnes intentions. Apparemment et en dernière analyse, le monde où nous vivons, ne devient pas meilleur malgré le progrès technique. Guerres, terreur, faim et maladie, pauvreté extrême et répression sans pitié existent encore. Et même ceux qui, dans l’histoire, ont pensé être « des porteurs de lumière », sans pourtant avoir été illuminés par le Christ, l’unique vraie lumière, n’ont pas créé quelque paradis terrestre, ils ont au contraire instauré des dictatures et des systèmes totalitaires, dans lesquels même la plus petite étincelle d’humanité vraie  a été étouffée.

À ce point, nous ne pouvons pas taire le fait que le mal existe. Nous le voyons en tant de lieux de ce monde ; mais nous le voyons aussi –et cela nous fait peur- dans notre vie elle-même. Oui, dans notre cœur lui-même existe l’inclination au mal, l’égoïsme, l’envie et l’agressivité. Grâce à une certaine autodiscipline, cela est peut être contrôlable dans une certaine mesure. Par contre, cela devient plus difficile quand c’est une manière d’être mauvaise plutôt cachée, qui peut nous envelopper comme un brouillard asphyxiant, et ce sont l’indolence et la lourdeur de vouloir et d’accomplir le bien. Sans cesse dans l’histoire, des personnes attentives ont fait noter : le préjudice pour l’Église ne vient pas de ses adversaires, mais des chrétiens attiédis. Comment le Christ peut-il alors dire que les chrétiens –et cela peut-être aussi ces chrétiens faibles- sont la lumière du monde ? Peut-être comprendrions-nous s’il criait : Convertissez-vous ! Soyez la lumière du monde ! Changez votre vie, rendez-la limpide et resplendissante ! Ne devons-nous pas peut-être rester étonnés que le Seigneur ne nous lance pas un appel, mais qu’il dit que nous sommes la lumière du monde, que nous sommes lumineux, que nous resplendissons dans l’obscurité ?

Chers amis, l’Apôtre saint Paul, dans plusieurs de ses lettres, ne craint pas d’appeler « saints » ses contemporains, les membres des communautés locales. Il est évident, ici, que chaque baptisé –avant même qu’il puisse accomplir de bonnes œuvres- est sanctifié par Dieu. Dans le baptême, le Seigneur allume, pour ainsi dire, une lumière dans notre vie, une lumière que le catéchisme appelle la grâce sanctifiante. Celui qui conserve cette lumière, celui qui vit dans la grâce, celui-là est saint.

Chers amis, l’image des saints a été continuellement l’objet de caricature et de représentation déformée, comme si être saints signifiait être en-dehors de la réalité, ingénu et sans joie. On pense souvent qu’un saint est seulement celui qui accomplit des actions ascétiques et morales d’un niveau très élevé et que, pour cela, on peut certainement le vénérer, mais jamais l’imiter dans la vie personnelle. Comme cette opinion est erronée et décourageante ! Il n’y a aucun saint, sauf la bienheureuse Vierge Marie, qui n’ait pas connu aussi le péché et qui ne soit jamais tombé. Chers amis, le Christ ne s’intéresse pas tant au nombre de fois où nous trébuchons dans la vie, mais bien au nombre de fois où, avec son aide, nous nous relevons. Il n’exige pas des actions extraordinaires, mais il veut que sa lumière resplendisse en vous. Il ne vous appelle pas parce que vous êtes bons et parfaits, mais parce qu’il est bon et il veut faire de vous ses amis. Oui, vous êtes la lumière du monde, parce que Jésus est votre lumière. Vous êtes chrétiens –non parce que vous faites des choses particulières et extraordinaires- mais parce que Lui, le Christ, est votre, notre vie. Vous êtes saints, nous sommes saints, quand nous laissons sa grâce opérer en nous.

Chers amis, en ce soir où nous sommes réunis en prière autour de l’unique Seigneur, nous entrevoyons la vérité de la parole du Christ selon laquelle la ville située sur une montagne ne peut rester cachée. Cette assemblée brille dans les diverses significations de la parole : dans la clarté d’innombrables lumières, dans la splendeur de tant de jeunes qui croient en Christ. Une bougie peut donner de la lumière seulement si elle se laisse consumer par la flamme. Elle demeurerait inutile si sa cire n’alimentait pas le feu. Permettez que le Christ vous brûle, même si cela peut parfois signifier sacrifice et renoncement. Ne craignez pas de pouvoir perdre quelque chose et de rester à la fin, pour ainsi dire, les mains vides. Ayez le courage de mettre vos talents et vos qualités au service du Règne de Dieu et de vous donner vous-mêmes –comme la cire de la bougie- afin que par vous le Seigneur illumine l’obscurité. Sachez oser devenir des saints ardents, dans les yeux et dans les cœurs desquels brille l’amour du Christ, et qui, de cette manière portent la lumière au monde. J’ai confiance que vous, et beaucoup d’autres jeunes ici en Allemagne, êtes des flambeaux d’espérance, qui ne restent pas cachés. « Vous êtes la lumière du monde ». « Là où il y a Dieu, là il y a un avenir ». Amen.

 

Source : http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/travels/2011/index_germania_fr.htm

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Published by Paroisse saint Vincent de Paul - dans Pape BENOIT XVI
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