Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Entrer en contact...

Secrétariat paroissial
5 rue saint Martin,
06390 Contes
tel. 04.93.79.00.58

paroissestvincentdepaul@gmail.com


Horaires d'ouverture :
Mardi 15h30 - 18h30 
Jeudi et Vendredi 08h30 - 11h30

 

 

 

Site internet :

blogstvincentdepaul@gmail.com

 

Facebook :

https://fr-fr.facebook.com/paroissestvincent

 

 

 

Le Curé

abbé Adam WIJATA

 

 

 

Prêtre auxiliaire

Abbé Eric Rebuffel

Photos


Fin d'année 2014


Installation du père Adam
Septembre 2014

ob_4a2372_dscf5396.JPG
Pélerinage à Notre Dame d'Utelle
Septembre 2014



Soirée Louange 14 déc 2015
La Trinité


Kermesse 2015


Première Communion 2015

 

6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 11:42

Heureuse découverte hier, que celle du récit d’un jeudi saint des années 70 vu par un ancien curé de la Pointe de Contes… Quelques perles…

 

à un zonard accroupi sur le trottoir. « Salut, mon gars. Connais-tu Jésus de la Cène Eucharistique ? » Sa réponse fuse : - je m’en fous. Donne moi plutôt cinq balles. »

 

Hôtel Négresco.  Un touriste distingué, vêtu de blanc, se dirige vers sa Rolls.

_ Pardon, Monsieur, vous connaissez Jésus de la Cène Eucharistique ?

–Vous appartenez sans doute à l’Armée du Salut ? Voici pour vos pauvres. Bon courage, Monsieur le Pasteur. Un billet de 500 francs glisse dans ma main.

 

Square Albert 1er. Un éphèbe au sourire équivoque, pantalon rouge, bottines pointues, me lance:

- ils sont beaux, vos chiens. Comment s’appellent-ils ?

- jeune homme, connaissez vous Jésus de la Cène Eucharistique ?

- vous êtes de la secte Moon ?

 

Place Masséna. Un gardien de la paix règle la circulation.

- excusez moi, Monsieur l’agent. Connaissez-vous Jésus de la Cène Eucharistique ?

- Non. Mais je connais un psychiatre non loin d’ici.

 

Devant un cinéma, un cracheur de feu allume son brasero.

« Bonjour, connais-tu Jésus de la Cène Eucharistique ? »

Il ouvre sa chemise : « tiens, regarde, curé. Jésus, c’est mon pote ».

Sa poitrine velue est tatouée d’un Christ.

 

Gare SNCF. Un grand blond s’avance. Ses yeux bleu pervenche sont cernés : « je vous attendais, Père. Je m’appelle Xavier. On m’a parlé de vous. Pourriez-vous m’aider à sortir de la drogue ? Vous êtes ma dernière chance ». Je l’embarque dans mon panier à salade. Samson lui lèche la main. Xavier éclate en sanglots : « Père, c’est Jésus qui vous envoie ».

    18 h. Eglise de la Pointe de Contes. Je commence l’office. Personne dans la nef. Comme chaque année…

Les choses ont bien changée et si nous sommes là c’est que nous connaissons certainement ce fameux Jésus de la Cène Eucharistique.

Vous les enfants, est ce que vous connaissez Jésus de la Cène eucharistique ?

Ce Jésus de la Cène eucharistique pose aujourd’hui deux gestes importants. Deux gestes qu’il nous enjoint d’accomplir à nouveau en mémoire de Lui. Non pas une mémoire, telle que le pourrait le faire lors du 8 mai ou du 11 novembre. Nous y fêtons un événement passé, terminé, même si les souffrances demeurent encore pour certains. Non, la mémoire que nous célébrons, est plus qu’un souvenir, elle est une actualisation.

Lorsque Zdzislaw va vous laver les pieds, ce n’est pas simplement la mémoire de ce geste accomplit par Jésus. Cela n’aurait aucun sens. De même pour l’eucharistie, nous ne mimons pas une action très célèbre de Jésus, mais à chaque messe, à ces paroles, le Christ se rend présent à nous en nourriture sous la forme du pain et du vin.

Ce n’est pas anodin si ce sont les enfants de la première communion à qui nous allons laver les pieds. Le fait d’associer l e lavement des pieds et l’eucharistie est une chose très importante.

Dans son récit, l’abbé Delissalde demande aux gens s’ils connaissent Jésus de la Cène eucharistique. Mais vous, comment le connaissait vous. Comment connaissez vous ce Jésus qui s’offre en nourriture pour vous. Comment connaissez-vous ce Jésus de la Cène qui se met à genoux devant ces disciples pour leur laver les pieds ?

Peut être et certainement parce que le Seigneur à voulu que des hommes soit dans le monde le signe visible de sa présence. De qui est ce que je veux parler ?

Des prêtres, des diacres, des évêques, ... mais aussi de vous !

En effet, à la Cène du Jeudi saint, on découvre le Christ sous deux visages qui renvoient à  la même personne. Le visage du serviteur et celui du prêtre.

Prenons d’abord celui du prêtre.

Avez-vous déjà songé aux paroles que le prêtre est amené à prononcer au cours de la messe?

« Prenez et mangez en tous, ceci est mon corps livré pour vous. »

Même si les prêtres sont des hommes généreux, je vois mal comment cette parole pourrait être vraie s’il s’agissait de leur propre corps. Il faut donc croire que c’est au nom d’un autre qu’il parle… Ils parlent au nom même de Celui qui a dit : « vous ferez cela en mémoire de moi. » Le curé d’Ars a des expressions choc pour dire ce qui se passe à l’autel : « regardez le prêtre, d’une parole il fait d’un bout de pain un Dieu ». Ou encore, « lorsque vous voyez un prêtre monter à l’autel, vous devriez y voir le Christ qui monte au calvaire pour s’offrir. »

Je vous concède que ces expressions sont marquées par l’époque du 19ème…

Celui que nous voyons à l’autel prête sa voix et ses mains au Christ. C’est pas pour rien que les mains des prêtres sont ointes de la même huile que celle que nous avons reçue lors de notre baptême et de notre confirmation.

Lorsque j’étais à l’Arche de Jean Vanier avec les personnes avec un handicap mental, alors que la messe était célébrée de manière exceptionnelle par un prêtre africain de passage, à la sortie, une des personnes vient me dire, tient, aujourd’hui, Jésus il est noir !

Beau témoignage d’une personne qui, sous les traits du prêtre en chair et en os, reconnait le Jésus de la Cène Eucharistique qui à chaque messe offre pour nous sa vie par les mains des prêtres.

Prenons maintenant le visage du serviteur sous les traits duquel le Seigneur se présente en ce soir.

Le Maître choisi de laver les pieds de ses disciples. Il est aisé d’imaginer des hommes en sandales toute la sainte journée pour mesurer la nécessiter de leur laver les pieds… Mais le geste de Jésus va plus loin qu’un souci purement hygiénique.

Regardez cet abaissement : le Christ n’a pas gardé le rang qui l’égalait à Dieu nous dit saint Paul, il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur ou d’esclave, dépend la traduction choisie.

C’est bien cela le service de la charité, le service de l’amour. Il s’agit de mettre de côté notre égo, qui parfois prend de la place, pour nous mettre au service des autres. Le vrai service de la charité c’est de faire ce qui est important pour que l’autre grandisse et non pour que je me glorifie. A celui qui se met au service, il faut que résonne à ses oreilles la parole de Jean Baptiste : « Il faut que je diminue et que lui grandisse. »

Le Jésus de la Cène Eucharistique se présente sous les traits du prêtre et du serviteur. Mais le Jésus de la Cène n’est pas simplement un modèle à imiter pour ceux qui veulent être prêtre ou diacre. C’est un modèle pour nous tous. Si les mains du prêtre reçoivent l’onction d’huile sainte à son ordination, tous les baptisés ont eux-mêmes était oints de cette même huile sainte.

Chacun est donc appelé à sa manière à être le Christ prêtre et serviteur.

N’ayez pas peur d’imiter le Christ qui donne sa vie pour ceux qu’il aime.

N’ayez pas peur d’imiter le Christ qui se fait serviteur de ses frères.

N’ayez pas peur de dire, Oui je connais le Jésus de la Cène Eucharistique, il a changé ma vie.

N’ayez pas peur d’être aux yeux du monde, la présence et le signe visible du Christ au milieu des hommes. Amen.

La Cène du Seigneur, La Pointe de Contes

Ab Luc

+

Partager cet article

Repost 0
Published by Paroisse saint Vincent de Paul - dans HOMELIES
commenter cet article

commentaires