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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 15:28

Il y parfois des fidèles qui sont tentés de prendre l’écriture à la lettre... Dans certains cas c’est une très bonne chose, surtout lorsque Jésus nous commande de nous aimer les uns les autres comme lui même nous a aimé. Par contre, lorsqu’il s’agit de ce passage de l’évangile où Jésus invite à couper le membre qui nous conduit au péché, cela peut avoir des conséquences irréversibles... 

C’est le cas d’Origène, ce théologien du 3ème siècle. L’histoire dit qu’il suivit cet évangile à la lettre et se mutila pour prendre la condition des eunuques et ne plus être assujetti aux tentations de la chair... La suite de l’histoire dit aussi qu’il regretta cet acte, en comprenant que ce n’est pas le membre qui commet un péché, quel qu’il soit d’ailleurs, mais bien notre volonté. 

Légende ou pas, cet évangile nous invite à découvrir que notre inclination au mal, notre propension à chercher le plaisir et le luxe, pour reprendre les termes de saint Jacques, elle vient de notre volonté. Le péché n’est pas au bout de nos doigts, le péché n’est pas au bout de nos lèvres, il est dans notre coeur, dans notre volonté. 

Frères et soeurs, pour ne pas être tenté de prendre à la lettre cet évangile, il nous faut trouver des moyens d’éduquer notre volonté. Voici deux moyens :

 

- Supprimer les lieux et les occasion de péché.

- Se mettre sous la conduite de l’Esprit du Seigneur. 

 

On a trop tendance à faire du curatif et non du préventif. On attend généralement qu’il soit trop tard pour changer les choses. Peut être serait il bon d’inverser la tendance dans notre vie de catholiques? Dans l’évangile il est question de la main, du pied et de l’oeil.

Plutôt que de nous couper la main parce qu’avec elle, au lieu de poser des gestes d’amour nous avons un penchant violent, fuyons les lieux et les occasions propices à de tels débordements.

Plutôt que de nous couper un pied parce qu’il nous rend dangereux sur la route tant il est pesant sur la pédale d’accélérateur, et bien laissons notre grosse cylindrée à ceux qui roulent sur des circuits et profitons de ce temps en voiture pour admirer la création qui défile sous nos yeux...

Plutôt que d’arracher notre oeil parce qu’avec nous regardons des choses qui troublent notre esprit parce qu’elles excitent certains désirs, supprimons la source de ses images, et détournons nos regards de ce qui détourne notre coeur de la vérité...

Frères et soeurs, en toute chose il nous faut suivre notre conscience, il nous faut suivre cette petite voix qui parfois est couverte par le brouhaha du Malin... cette petite voix qui vient du fond de nous même. Certains me diront que c’est en conscience que des personnes sont capables des pires atrocités... et ils n’ont pas tort! Cependant, notre conscience, comme toute chose, nous avons le devoir de l’éduquer. Elle n’est pas le porte parole de notre concupiscence, mais elle est le porte parole de la volonté de Dieu, de ce qui est juste, de ce qui et vrai. 

On a souvent tendance à se réfugier derrière ce dicton : L’erreur est humaine. Seulement, on oublie souvent de la dire dans son entier : Errare humanum est, perseverare diabolicum  dans le texte! Certes, l’erreur est humaine, mais persévérer est diabolique. Persévérer dans la voie du mal et du péché : c’est refuser de vivre l’idéal que le Christ nous propose, c’est refuser de vivre comme des créatures crées par amour et pour l’amour. 

Alors comment éduquer notre conscience? Il faut se mettre à l’école de l’amour de Dieu, c’est à dire à l’école des sacrements dans lesquels Dieu s’offre à nous pour nous transformer. Il en est un qui correspond tout à fait à notre situation et qui pourtant n’est pas si à la mode, ...je veux ici parler de la confession.

Sacrement du pardon, de la confession ou encore de la réconciliation, quel que soit le nom qu’on lui donne, il est là pour nous nous faire avancer sur le chemin de la sainteté. Dans ce sacrement, il n’est pas question de passer devant un tribunal, mais il est question d’un acte de foi. Un acte de foi en Dieu qui nous donne sa miséricorde et sa force pour nous relever. 

La confession est un peu comme une consultation chez le médecin. Il faut lui dire tous les symptômes pour qu’il nous donne le bon remède. Il en va de même avec Dieu. Si nous lui confions nos faiblesses et nos penchants mauvais, alors, il nous accordera sa grâce pour que nous ne retombions pas de nouveau.

C’est ce que nous disons dans l’acte de contrition : “C’est pourquoi, avec le secours de votre sainte grâce, je prends la ferme résolution de ne plus vous offenser.”

C’est bien avec le secours de la grâce de Dieu que nous pouvons avancer. Quelle illusion que de croire que nous pouvons avancer seuls sur le chemin de la sainteté. Jésus le dit explicitement : “Sans moi vous ne pouvez rien. 

Il nous fait sans cesse retourner à la source de la grâce, il nous faut sans cesse retourner au Christ. Voilà ce que signifie se mettre sous conduite de l’Esprit du Seigneur.

Frères et soeurs, ce que nous devons arracher, ce n’est ni une main, ni un oeil ni encore un pied, mais c’est notre refus quotidien de vivre de l’amour de Dieu. Au lieu de nous mutiler, ouvrons nos coeurs à l’action de l’Esprit Saint, ainsi nous serons des exemples pour nos frères sur le chemin qui nous conduit jusqu’à Dieu et il ne sera nul besoin de nous passer une meule autour du cou… Amen.

 Abbe Luc DENOYER

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