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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 11:56

homme-et-femme1-copie-1.jpgVous le savez sans doute, les Évangiles bénissent le mariage (Jésus se rend à une fête de mariage à Cana) et le Christ milite pour sa durée (ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas). 

Mais le Christ n’idolâtre pourtant pas le mariage. Dans une parabole, il montre un couple de jeunes mariés qui est tout à la joie de sa nouvelle vie et qui prétexte de cela pour renoncer à se rendre au Royaume de Dieu. En fait, même pour les chrétiens, le mariage n’a de sens qu’en vue de ce Royaume. Les époux se choisissent et font alliance entre eux pour marcher ensemble vers Dieu lui-même. Le sens du mariage n’est pas dans le mariage mais dans le terme de la vie : ce que les chrétiens appellent la béatitude, le bonheur éternel. 

Cependant, nous le savons, pour vieillir ensemble les époux ont dû traverser bien des épreuves, en particulier des conflits.

 

A. Ne pas éviter les conflits.

Le pire serait d’éviter les conflits. A propos de la gestion d’une crise ou d’un conflit, les chrétiens ont une longue expérience : Apprendre se disputer ; savoir dire comment on ressent les événements, les gestes ou les paroles de l’autre plutôt que de prêter au conjoint des intentions assassines qu’il n’a probablement pas ; apprendre à nommer l’objet du conflit ; ne pas mélanger les problèmes ; inviter un tiers… Les traditions monastiques et religieuses, les associations de conseillers conjugaux comme le CLER sont les héritiers de toute une expérience deux fois millénaire en la matière.
Mais comme je crois que tout ceci est votre spécialité, je n’insiste pas.


B. Savoir accompagner une séparation.

L’Église catholique ne veut pas l’unité du couple à tout prix. Lorsqu’il y a de la violence conjugale, de la violence sur les enfants ; lorsque le couple est mort petit à petit, mais qu’il est vraiment mort. Lorsque l’un des deux ne veut plus du tout le couple, … le divorce s’avère parfois nécessaire.

L’Église catholique n’interdit pas la séparation. Ce qu’elle demande, c’est que, l’on recherche d’abord les chemins de réconciliation. Et si c’est vraiment impossible, alors que dans ce moment très douloureux où le deuil de tant d’espoirs doit être mis en œuvre, il n’en soit pas rajouté sur l’injustice et le mensonge. Que l’on n’utilise pas les enfants. Trop de divorces sont l’occasion d’accroître la violence et l’injustice, parfois à l’instigation des avocats.


C. Nullité et non pas annulation.

Il me faut ici lever une ambiguïté du langage. Beaucoup pensent que l’Église catholique peut annuler dans certaines conditions un mariage. Annuler voudrait dire qu’il y aurait eu mariage. Dans l’Église catholique, nous disons plutôt que les conditions nécessaires au mariage chrétien (engagement pour la vie, à la fidélité, désir d’enfants, dans un contexte de liberté et de maturité suffisantes, …) n’étaient pas remplies au jour du mariage. Et si un procès (tout se fait par écrit) manifeste que ces conditions n’étaient pas remplies, l’Église catholique déclare alors qu’il n’y a jamais eu mariage, qu’il a toujours été nul sur le plan juridique. C’est pourquoi, les personnes concernées n’ayant jamais été juridiquement mariées peuvent alors se marier à l’église. 

La déclaration de nullité est bien à prendre au plan juridique et non au plan moral. La plupart du temps les époux ont fait de réels efforts pour construire leur couple et leur famille. Parfois, certains refusent d’engager une telle procédure au simple fait qu’ils ne veulent pas remuer des souvenirs douloureux ou encore parce qu’ils ne veulent pas que leurs enfants aient l’impression d’être nuls, ou le fruit de quelque chose de nul. Il faut savoir leur dire que la déclaration de nullité a un effet uniquement juridique.
A vous qui êtes des professionnels et qui accueillez parfois des chrétiens convaincus, il est important que vous sachiez leur rappeler cela. Le fait d’être croyant redouble parfois la souffrance liée à un échec. Ouvrir la possibilité d’un procès sur la nullité d’un mariage peut ouvrir des horizons et apaiser bien des conflits. 

Les demandes pour déclaration de nullité doivent s’adresser à Monsieur l’official au siège de l’évêché du diocèse où les époux se sont mariés. La procédure dure en général deux ans et coûte aux environs de 500 € (chacun donnant à la mesure de ses moyens).

Conclusion : Il est possible d’espérer.

Les chrétiens sont des hommes comme tous les autres, affrontés aux mêmes difficultés que tous les autres. Ceux qui vivent de leur foi bénéficient, me semble-t-il, d’une vision de leur couple plus idéalisée. Cela les aide à persévérer mais lorsqu’ils vivent un échec, ils risquent de tomber de plus haut. Pourtant, même en cas d’échec grave, ils disposent de ressources originales car leur projet conjugal ne repose pas sur leur seul sentiment amoureux c’est-à-dire sur eux-mêmes, mais sur un projet, la volonté réelle de le mettre en œuvre et plus encore sur leur foi au Christ qui lui, ne déçoit jamais. 

Je n’ai pas eu l’espace pour vous parler du pardon. Mais lorsqu’il est vécu en profondeur et avec droiture, le couple ressort de son conflit plus fort. C’est une chose formidable que d’être aimé non seulement parce que ceci ou cela mais aussi malgré ce que l’on a dit ou fait. Je rappelle seulement que le pardon n’est pas l’oubli mais qu’il est une décision d’ouvrir et de préférer l’avenir commun et l’engagement à ne pas faire mémoire de la faute de l’autre contre lui.

Et je veux croire que si, vous, les médiateurs familiaux, vous êtes tout à fait capables d’aider à trouver des accords pour gérer les séparations, vous ne vous interdisez pas de proposer des chemins de réconciliation. Sous la cendre, il peut y avoir encore de la braise.

P. Bruno Feillet

http://www.discernement.com/EthiquesParticulieres/EthiqueFamilleSexualite/

conferencesprincipal/mariagecatholique.htm

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Published by Paroisse saint Vincent de Paul - dans COMPRENDRE
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commentaires

Yves 11/06/2013 13:12

Sous la cendre, il y a toujours de la braise, mais encore faut-il avoir le désir de retourner celle ci, pour découvrir cette étincelle qui peut ramener l'accord après les désaccords, cela se fait
toujours à deux bien sûr. Merci