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Le Curé

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Septembre 2014

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Septembre 2014



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Première Communion 2015

 

29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 12:48

12---Au-commencement-etait-le-verbe--jpgEn passant à la Papet’ à Contes il y a quelques jours, je vois, bien en évidence, un magazine avec un monsieur barbu dans le ciel.

Non ce n’était pas le père Noël

 mais Dieu le Père, en couverture du magazine le Point.

« Questions et réponses sur l’existence de Dieu. » Voici le titre.

« Ce que disent les scientifiques et les philosophes, pourquoi Dieu est il tendance ».

Autant de sujets auxquels les journalistes pensent répondre de manière détachée de la foi. Mais que dire et penser de Dieu si l’on ne croit pas en lui ?

Est-ce dans de tels magazines que nous trouverons la vérité sur Dieu ?

Est-ce que c’est en écoutant les philosophes et les scientifiques que nous découvrirons Dieu. Les catholiques savent bien sûr que non,

mais c’est toujours tentant et parfois,

cela semble plus simple de lire ces magazines que de croire !

On ne peut pas jeter la pierre à ces journalistes.

S’ils écrivent, c’est qu’il y a des gens qui lisent

et pas seulement ceux qui attendent chez le médecin, 

mais parce que l’homme cherche, parfois avec désespoir, un sens à sa vie.

Malgré tout, Dieu semble être pour lui la clef de lecture de son existence.

 

Au fond c’est notre désir de voir Dieu,

notre désir de toucher pour dire : IL EXISTE.

Mais aujourd’hui Dieu prend chair,

Dieu vient parmi nous petit enfant dans la crèche.

Dieu est accessible et mieux encore,

après avoir pris notre condition, il veut que nous redevenions semblables à lui.

 

Pour connaitre et voir Dieu, en regardant l’Histoire et l’Ecriture, je vois trois moyens.

 

LE PREMIER, c’est celui que sainte Thérèse d’Avila voulait suivre.

Alors qu’elle a sept ans, elle forme le projet de se rendre au pays des Maures,

pour y avoir la tête tranchée !

Aux adultes qui la retrouveront en partance pour cette fin sanglante,

elle répondra : « Je veux voir Dieu. »

 

Mourir pour voir Dieu,

Mourir pour voir l’invisible.

 

Dans l’Ancien Testament, il est souvent question de la vision de Dieu.

Lorsque Dieu se manifeste au mont Sinaï après la sortie d’Egypte,

il fait dire au peuple par Moïse de ne pas s’approcher sous peine de mort.

De même, lorsque Jacob lutte toute la nuit contre Dieu,

au matin, il est heureux de dire : « j'ai vu Dieu face à face et j'ai eu la vie sauvé."

 

Mourir est donc une première méthode, certes radicale et sans retour possible,

qui nécessite par contre une bonne confession avant pour être sûr de voir Dieu !

Peut être alors nous faut il voir la mort autrement que celle du corps.

Comprendre la mort comme l’abaissement de Dieu.

Une mort à nous même qui permet à Dieu de vivre en nous.

Une mort à nous même qui nous fasse partager l’humilité de Dieu

qui se fait petit enfant dans la crèche.

Une mort à nous même qui nous ouvre aux autres.

Mais c’est Noël, parlons plutôt de la vie !

 

LE DEUXIEME moyen de voir Dieu, de le connaitre,

c’est de reconnaitre que Dieu nous parle.

Non pas par ses prophètes qui nous donné une révélation fragmentaire de Dieu

comme le dit la lettre de saint Paul,

mais de manière encore plus éminente par son Verbe,

par le Christ, parole du Père.

Le prologue de l’Evangile selon saint Jean que je viens proclamer nous révèle qui est Jésus. Ou plutôt, l’évangile témoigne de la manière dont Dieu se révèle.

Le Verbe, la parole de Dieu, le créateur de toutes choses,

la lumière véritable qui éclaire tout homme,

ce Verbe qui été était auprès de Dieu,

ce Verbe qui est Dieu, il s’est fait chair.

Par l’Esprit saint, il a pris chair de la Vierge Marie, diront nous dans quelques instants.

Dieu vient parmi nous…

 

Hier soir je disais qu’il est plus grand le miracle

de voir Dieu descendre sur terre dans le sein d’un Vierge

que de voir le père Noël, si gros soit il descendre par la cheminée.

Il est là le grand mystère de Noël.

Nous voulons voir Dieu, nous voulons le comprendre, le connaitre.

Et bien le voici qui se révèle à nous.

Ce n’est pas une partie de Dieu qui se montre,

comme si il s’agissait d’un iceberg dont on ne voit même pas le quart.

C’est Dieu tout entier qui se donne à nos regards.

C’est si vrai que lorsque Philippe, juste avant la passion demande à Jésus :

« montre-nous le Père », cela nous suffit.

Jésus de lui répondre : « qui me voit a vu le Père ».

Ainsi, depuis le jour où Jésus est né de la Vierge,

il n’existe plus d’autre médiation par lesquelles nous puissions accéder au Père.

 

Il est le Chemin, la Vérité, la Vie,

il est la lumière qui éclaire tout homme. Il EST.

 

Si donc nous voulons voir Dieu,

regardons cet enfant couché dans une mangeoire,

regardons cet enfant qui enseigne au temple,

regardons cet homme qui est baptisé par Jean

et sur qui l’Esprit Saint descend sous la forme d’une colombe,

regardons cet homme qui prie,

regardons cet homme qui meurt condamné sur la croix en pardonnant à ses bourreaux,

regardons Jésus qui sot vivant du tombeau.

 

Les gens veulent du sensationnel pour croire,

ils veulent une apparition, quelque chose de concret.

Il est là votre concret, il est là le palpable que nous attendons.

Il ne prend pas les traits que nous attendions.

Mais le voici, le Très- Haut se fait pour nous le Très-Bas.

 

NOUS ARRIVONS AINSI AU TROISIEME MOYEN. Courage…

Dieu avait préparé son peuple à recevoir son Fils en lui envoyant des prophètes,

en lui faisant le don de la Loi et par d’autres signes encore.

Lorsque son Fils est venu dans le monde,

il nous a fait connaitre le Père,

il nous a fait comprendre les prophètes et les Ecritures,

comme aux pèlerins d’Emmaüs.

 

 

Mais nous ne pouvons pas dire que tout cela c’est du passé

et que nous autres aujourd’hui,

nous n’avons plus que nos yeux pour pleurer son absence.

Le Christ avait promis d’envoyer l‘Esprit Saint sur nous

pour accomplir toute chose et nous faire comprendre la vérité.

Mais le Christ nous a aussi laissé ses sacrements

et le plus éminent de tous, c’est bien l’eucharistie que nous allons célébrer,

et que nous avons déjà commencé à célébrer.

 

Alors que nous célébrons aujourd’hui le jour où Dieu prend chair dans l’humanité,

nous célébrons en même temps le sacrement par lequel

Dieu veut que nous redevenions semblables à Lui.

 

C’est un système d’ascenseur et de contre poids :

C’est pour mieux nous faire monter vers son Père

que le Fils de Dieu, Jésus le Verbe de Dieu, est descendu dans le monde.

Nous le dirons dans la prière qui suivra la communion,

« en naissant aujourd’hui, tu nous a fait naitre à la vie divine ».

 

Or cette vie divine en nous elle s’entretient, elle se cultive.

Dans les gendarmes de saint Tropez et les extraterrestres, ces derniers sont obligés de boire de l’huile pour ne pas se désagréger et être reconnus comme tels.

Et bien, toutes proportions gardées,

il en va de même de notre vie divine.

Si nous ne nous entretenons pas avec des nourritures qui correspondent à notre état,

c’est dire divines, nous ne serons plus reconnus comme des enfants de Dieu,

mais comme des créatures qui refusent leur nature.

Ainsi, c’est par l’eucharistie que nous retrouvons des forces

et que progressivement nous devenons ce que nous recevons.

 

Il est là le mouvement de réponse de l’incarnation du Verbe.

C’est notre disposition à lui ressembler.

Ainsi, l’eucharistie que nous célébrons est à la fois le lieu

où nous voyons Jésus qui est Dieu, dans son Corps et dans son sang

et le lieu ou nous communion à sa nature divine.

Pourquoi recommande t’on l’adoration eucharistique.

Est-ce de l’idolâtrie ou le désir de voir Celui qui s’est fait homme pour nous

et de le contempler pour lui ressembler.

 

Les jeunes ont tous dans leur chambre d’ados les posters de leurs idoles

et ils passent des heures à les regarder pour essayer de leur ressembler.

Et bien, nous aussi, passons de longues heures à contempler Dieu dans son eucharistie

pour lui ressembler et nous laisser transformer par Lui.

Alors, lorsque le père Michel élèvera l’Hostie,

regardons fixement Jésus qui est présent,

reconnaissons en lui notre Dieu,

reconnaissons en lui l’enfant de la crèche,

reconnaissons en lui celui qui s’offre pour nous sur la croix,

reconnaissons en lui celui avec qui nous ressusciterons.

Tels les bergers, adorons celui qui vient pour nous conduire à son Père.

 

Aujourd’hui, Dieu se donne à voir dans un petit enfant,

Aujourd’hui, Dieu se fait entendre par sa parole, son Verbe éternel,

Aujourd’hui, Dieu se donne à contempler et comme nourriture dans son Eucharistie.

 

Je veux voir Dieu.

Vous voulez voir Dieu.

Nous voulons voir Dieu et Ce désir doit pouvoir se conjuguer à toutes les personnes.

C’était notre quête initiale et elle doit le demeurer tout au long de notre vie.

 

La couverture du magazine dont je parlais au début

nous présente une image du Père que nul n’a jamais vu.

 

Aujourd’hui, par la naissance de Jésus, nous apprenons que par Lui,

Dieu nous est révélé.

aujourd'hui, nous apprenons que c’est en regardant le Christ que nous voyons Dieu.

 c'est pourquoi nous le dirons dans la préface :

« Dieu s’est rendu visible à nos yeux,

et nous sommes entrainés par lui à aimer ce qui demeure invisible. »

 

Amen.

AB Luc D.

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Published by Paroisse saint Vincent de Paul - dans HOMELIES
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