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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 21:37

Chr_Kr.gifC’est le dernier dimanche de l’année ! Dimanche prochain sera le premier dimanche de l’Avent, début d’une nouvelle année liturgique. Le moment est bien choisi pour relire notre histoire de l’année. Une année faite de moments joyeux et heureux, sans doute, mais aussi probablement de moments plus difficiles à vivre, avec peut-être des tensions familiales, des problèmes de santé, des séparations douloureuses… Notre monde a connu aussi son lot de joies et de souffrances ; dans quelques semaines, les journaux en feront largement la rétrospective.

Aujourd’hui, nous sommes aussi invités à relire notre année avec le Christ. Une année liturgique nous fait parcourir l’ensemble du mystère de Dieu tel qu’il s’est révélé dans un petit enfant, puis dans un homme marchant au pas des hommes, sur une croix puis hors d’un tombeau vide, et dans son Église animée du souffle de l’Esprit Saint.

Nous fêtons aujourd’hui le sommet de cette histoire. C’est la fête du Christ Roi de l’univers. Il vient établir définitivement son règne de justice et de paix au milieu de nous. Les représentations traditionnelles de ce Roi nous conduisent à l’imaginer en majesté, assis sur un trône, drapé dans un ample et noble vêtement… assez loin en fait de ce qu’il était quand sa vie ressemblait à la nôtre.

Or vous avez entendu le texte d’Évangile que nous venons de lire. En guise de trône, une croix ; comme signe royal, une couronne d’épines ; à la place de la pourpre impériale, du sang qui s’échappe de ses plaies ; et pour signe de sa toute-puissance, deux bras cloués qui l’empêchent de se sauver lui-même.

Pourquoi revenir sur cette histoire du Vendredi Saint, alors que nous pensions la page tournée, la mort abolie par la résurrection ? Pourquoi aujourd’hui nous souvenir plus précisément de ce moment-là ?

Nous trouverons un premier élément de réponse en contemplant cette croix, là, derrière l’autel. Elle met devant nos yeux à la fois la croix et la résurrection. Le Ressuscité que nous célébrons à chaque eucharistie, c’est bien le crucifié du Vendredi Saint. La résurrection n’efface pas la crucifixion. C’est bien lui, le crucifié, que nous croyons à jamais vivant, lui qui garde à jamais les plaies de sa passion.

Passion et résurrection sont indissociables l’une de l’autre, tout comme les souffrances et les joies qui marquent notre propre histoire. Je vois souvent, dans la célébration joyeuse d’un mariage, passer un voile de tristesse sur les visages quand on évoque l’absence douloureuse d’un parent, d’un ami. L’épreuve, la blessure, refont surface et pincent le cœur.

On a pu dire, le 11 septembre dernier, que désormais plus rien ne serait comme avant. On peut le dire aussi de quelques événements de notre vie, qui la marquent à jamais. On doit le dire plus encore, en contemplant le Christ en croix. Depuis ce jour où il a souffert sa passion, plus rien n’est comme avant. Depuis ce jour là, Dieu s’est définitivement démarqué d’une image d’un roi qui, du haut de son ciel, juge le monde de manière distante et froide ; il s’est au contraire manifesté comme compagnon des hommes dans leur histoire, jusqu’au plus tragique de cette histoire, la mort.

Jésus est bien ce roi divin, comme l’atteste cet écriteau placé par Pilate : « Jésus de Nazareth, roi des juifs », mais la toute-puissance de cette royauté n’est pas celle qu’on imaginait. Elle se révèle admirablement dans ce simple échange entre Jésus et le bon larron sur la croix. Jésus pouvait-il se faire plus proche de cet homme qui souffrait du mal qu’on lui faisait, mais aussi du mal qu’il avait fait et qui torturait sa conscience ? Sa toute-puissance est d’abord celle de se faire tout proche de celui qui souffre. Jésus est semblable à lui, il partage sa condition, mais c’est pour l’aider à la vivre. Quand la vie semble devenue impossible, quand il y toutes les raisons de désespérer et de crier sa souffrance, Jésus le tourne encore vers l’avenir : « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis ». Il y a un avenir au-delà de la souffrance, et c’est Jésus qui l’ouvre en donnant sa vie sur la croix. Là est sa toute-puissance, là est la révélation de sa royauté, de son règne. Pour ce bon larron, comme pour nous, depuis ce Vendredi Saint, plus rien n’est comme avant.

Vous me direz peut-être que c’est un peu facile de dire cela, et de le croire, quand on ne souffre pas. Mais j’ai aussi entendu le Christ, au long de cette année liturgique, nous inviter à participer avec lui à l’avènement de son Règne. Quand Jésus promet aujourd’hui au souffrant d’avoir part à son Règne, nous entendons l’invitation à travailler aujourd’hui à l’avènement de ce Règne. « Que ton Règne vienne », dirons-nous tout à l’heure. Nous le dirons en pensant à tous ceux qui attendent ce Règne de justice et de paix, et nous le dirons en nous rendant disponibles pour qu’il advienne aujourd’hui. Le Christ instaure aujourd’hui son Règne au milieu de nous, il le fait pour nous, mais il ne le fait pas sans nous.

François RENAUD

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Published by Paroisse saint Vincent de Paul
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commentaires

Pierrick 18/11/2011 23:41

Et sais tu que ce texte est écrit par un ptit gars de Vertou, prof de philosophie au séminaire St Jean.
Mais c'est vrai il est un peu aussi des Alpes Maritimes puisque son tonton habite à St Laurent du var et y cultive des fleurs.