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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 09:20

ou-vont-les-morts.jpgCe que nous devenons après la mort est un grand mystère. Les chrétiens parlent de résurrection et de vie éternelle. Qu'est-ce que cela veut dire ? Le P. Bernard Sesboüé, jésuite, théologien, a répondu à Sophie de Villeneuve dans l'émission de Radio Notre-Dame "Mille questions à la foi".

Sophie de Villeneuve : Nos morts, où vont-ils ?

Bernard Sesboüé : Si vous me posez la question en termes de lieu, je dois vous répondre : nulle part. Nos morts vont au cimetière, c'est tout. Car ce que nous n'arrivons pas à nous représenter, c'est l'ordre de la Résurrection, l'ordre de la vie glorieuse dans le Christ, qui dépasse le temps et l'espace. Nous nous disons que nous risquons de nous ennuyer dans la vie éternelle, qu'elle va durer bien longtemps, surtout vers la fin, comme disait un humoriste. Pour répondre à cela, je prendrais l'image d'un premier jour de vacances, qui a une valeur très particulière parce qu'on n'en envisage pas encore la fin. On se dit qu'on a beaucoup de temps devant soi, comme si cela devait durer toujours. Je dirais que la vie dans la résurrection sera un commencement. Saint Grégoire de Nysse disait que nous irons de commencement en commencement, par des commencements toujours nouveaux. Ne craignons donc pas une liturgie interminable, ce sera une découverte jamais complètement satisfaite.

Vous avez l'air de dire que ce sera très beau ?

B. S. : Oui, ce sera beau, ce sera grand, ce sera une vie dans l'amour. Vous m'avez posé la question du lieu, je vous répondu par le temps. Nous serons dans la continuité de l'espace-temps. Dans cette continuité, notre corps, et c'est douloureux pour nous, sera devenu un cadavre, qui n'est plus un corps parlant et communiquant. Le propre de notre corps est bien sûr d'être terrestre, mais de pouvoir penser, parler, agir, communiquer et donc, avec tout cela, aimer. Et aussi souffrir. Notre corps, c'est cela : ce qui s'est passé dans notre vie, le réseau de toutes les activités que nous avons menées, de toutes les relations que nous avons nouées, de toutes les décisions que nous avons prises.

Mais alors si le corps disparaît, que se passe-t-il ?

B. S. : Je ne dis pas qu'il disparaît. Je dis que ce que l'on enterre, c'est un cadavre, que nous respectons parce que nous y reconnaissons les restes d'une personne chère, mais son corps est ressuscité. Je tiens, avec beaucoup d'autres théologiens, que la mort et la résurrection sont contemporaines. Autrement dit, on ne peut pas concevoir, Karl Rahner l'a très bien souligné, une séparation complète de l'âme et du corps. L'âme est la forme du corps, et même dans la conception la plus aristotélicienne, il y a toujours un rapport de l'âme au corps. Quand Jésus dit au bon larron : "Tu seras avec moi aujourd'hui dans le Paradis", il parle de la personne concrète qui est à côté de lui sur la croix, il ne dit pas "ton âme", il dit "tu". Grâce à cette résurrection, c'est la totalité de notre être qui entre dans la vision de Dieu.

C'est-à-dire que le jour de notre mort, nous ressuscitons. Et la fin des temps, alors ?

B. S. : Cette résurrection n'est pas totale et complète, parce que nous, nous ne sommes pas ressuscités. Le monde de la Résurrection est le monde de la communication parfaite. J'ai dit que notre corps est un corps parlant et communiquant. Le corps glorieux est un corps qui peut communiquer dans la perfection, dans la limpidité. Ce qui est irreprésentable pour nous, c'est que nous puissions avoir avec tous une communication personnelle de parfaite limpidité. Voilà ce qui nous est promis. Tant que ce monde continue, nous faisons toujours l'expérience de la séparation avec nos défunts. Et puisqu'ils ne peuvent pas communiquer avec nous et nous avec eux, nous ne sommes pas ressuscités et eux ne le sont pas encore complètement. Ils attendent la fin des temps et notre résurrection pour pouvoir être totalement ressuscités. Je conçois le monde de la gloire comme la construction glorieuse du Corps du Christ, au fur et à mesure que tous les défunts le rejoignent pour préparer cette fin des temps. Mais eux sont déjà dans la fin des temps.

Il y aurait donc une résurrection en deux temps. Ou plutôt c'est un mouvement ?

B. S. : L'ennui c'est que vous employez encore le mot de temps. Pour nous, c'est en deux temps, pour eux c'est très différent.

Mais quand même, il y a encore le ciel, l'enfer, le purgatoire… Vous allez me dire que ce ne sont pas des lieux ?

B. S. : Le purgatoire n'est pas un lieu, Jean-Paul II lui-même l'a dit. Le purgatoire n'est pas une sorte de camp de concentration arbitraire où l'on vous fait souffrir. Le purgatoire, c'est un devenir de transparence. Le monde de la glorification est un monde de limpidité et de transparence parfaite. Il est bien évident que la plupart d'entre nous ne meurent pas dans une attitude de transparence parfaite. Il faut donc passer par un certain processus de purification pour parvenir à cette limpidité. C'est cela, le purgatoire.

Ce n'est ni un lieu ni un temps ?

B. S. : J'ai employé le mot de devenir, qui évoque une réalité temporelle. Mais ce n'est ni un lieu ni un temps. Saint Augustin le voyait comme une attitude de purification. Il n'a été représenté comme un lieu qu'au Moyen-Age. Du point de vue de la foi, il nous est seulement demandé de croire que les défunts ont besoin de purification, et que notre prière pour eux est utile.

Et cet enfer qui nous fait si peur ?

B. S. : L'enfer, c'est l'hypothèse que l'on ne peut jamais exclure qu'une liberté humaine peut refuser totalement la bonté, la miséricorde, l'amour de Dieu.

Même au moment de la mort, c'est possible ?

B. S. : Certains pères de l'Eglise, les pères miséricordieux, ont pensé que finalement les choses s'arrangeraient et que l'enfer ne pouvait être que temporaire. L'Eglise a toujours été réticente devant de telles positions, car il y va de la liberté et de la dignité de l'homme. Si l'on dit que quoi qu'il arrive, les choses s'arrangeront, on n'est pas dans la vérité. Mais Kirkegaard, repris par Hans Urs von Balthasar, disait cette très belle phrase : "L'enfer n'est pas pour moi une question pour les autres. Je fais pour les autres confiance à la miséricorde du Seigneur. L'enfer n'est une question que pour moi." Au lieu de croire, entre gens bien élevés, que l'enfer n'est pas pour nous, Kirkegaard inverse la perspective et dit : "Pour moi, je sais que ma liberté est en cause et que je peux rater ma liberté."

Il faut donc vivre avec l'idée que l'enfer, pour nous-mêmes, est possible ?

B. S. : L'enfer est un risque. Dans l'Evangile, quand on parle de l'enfer, c'est toujours sous la forme : "Attention, vous risquez de… si…". Jamais on ne dit de tel ou tel qu'il ira en enfer, pas même de Judas. Jésus ne condamne jamais. L'enfer est une hypothèse toujours possible si vous refusez l'amour de Dieu de manière constante.

Si j'ai bien compris, nos morts ne vont nulle part.

B. S. : Ils ne vont pas dans un lieu ni dans un temps, ils sont dans un état qui pour nous est irreprésentable. Les images que nous en avons sont grossières : celle du repas éternel, parce que le repas est associé à la fête. Si vous interrogez les images que l'on a du ciel dans les pays chauds, vous trouverez de la fraîcheur, et de la chaleur dans les pays froids ! C'est l'image du bonheur.

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Published by Paroisse saint Vincent de Paul - dans COMPRENDRE
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