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Fin d'année 2014


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Septembre 2014

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Pélerinage à Notre Dame d'Utelle
Septembre 2014



Soirée Louange 14 déc 2015
La Trinité


Kermesse 2015


Première Communion 2015

 

22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 14:17

retable-Marie-Madeleine.jpgChers amis, nous sommes venus sur la colline éternelle pour vivre le jubilé de l'an 2000 avec Marie Magdeleine. Nous sommes des amis de la Madeleine et je voudrais avec vous entrer dans son coeur et partager les sentiments qu'elle a éprouvés et qu'elle ressent toujours dans son éternité bienheureuse pour Jésus. Je voudrais mieux connaître le Christ de Marie Magdeleine.

Quand je pense à Marie de Magdala, je vois d'abord ce petit port de pêche au bord du Lac de Galilée entre Génésareth et Tibériade. Il ne reste pas grand chose de ce lieu où la petite Marie a grandi et vécu jusqu'à ce qu'elle rencontre le prophète qui venait de Nazareth et qui s'était installé chez le pêcheur de Capharnaüm Simon fils de Jona.

Comment l'a-t-elle rencontré? les évangélistes n'en disent rien, mais quand j'imagine cette première rencontre je pense à la Samaritaine. Jésus a dû l'intriguer par ses demandes et ses réponses à la fois déstabilisantes et apaisantes. Peut-être lui a t-il déjà demandé pour la première fois: "Femme pourquoi pleures-tu?" Elle était tourmentée par sept démons . Il a chassé les sept démons. Le chiffre sept montre l'importance du mal dont Rabbi Jésus l'a délivrée. Si ce chiffre vous fait penser aux sept péchés capitaux, pourquoi pas? Au fond nous sommes tous des Marie de Magdala et nous avons en nous le germe, l'esprit des sept démons.

Pour Marie Magdeleine, brebis perdue, Jésus est d'abord celui qui est venu la chercher, qui l'a prise sur ses épaules et qui lui a rendu la liberté intérieure et extérieure. Elle devait être considérée comme une folle ou comme une femme de mauvaise vie ou peut-être les deux. Regardez la situation des possédés de Gerasa ou de Capharnaüm. Ils étaient rejetés, méprisés. Elle était enchaînée par Satan physiquement et moralement. Jésus a été son libérateur, son sauveur. Il a apporté la délivrance à son âme captive. Il a séché ses larmes. Il lui a rendu sa dignité. Elle a dû se sentir réintégrée dans la communauté de son village.

Quoi d'étonnant à ce qu'elle ait voué une immense reconnaissance à Jésus et qu'ensuite elle se soit mise à sa suite, qu'elle soit devenue disciple. Elle s'est faite toute enseignable afin d'apprendre tout de lui. Elle l'appellera désormais: Rabbouni, mon maître. Je l'imagine aux pieds de Jésus recevant ces béatitudes qui la concernaient si bien: "Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés. Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu". Elle a entendu la parole du Seigneur:"celle qui écoute ma parole et qui la garde est pour moi une mère, une sœur". Elle s'est sentie elle aussi de la famille de Jésus.

Ne nous imaginons pas que Marie Magdeleine ait été définitivement libérée de ses démons. Jésus ne nous dit-il pas que lorsque l'esprit mauvais a quitté quelqu'un , il revient et s'il trouve la maison balayée et ornée, il va chercher du renfort pour reprendre son ancienne maison. La Madeleine n'était pas à meilleure enseigne que nous et il ne serait pas surprenant qu'elle ait eu à se battre toute sa vie contre ses démons d'origine. C'est en tenant fermement la main du Christ qu'elle a gardé la liberté qui lui avait été donnée. Elle a reconnu l'amour de Jésus pour les pécheurs et elle y a cru. Elle s'y est attachée. Nous avons toute notre vie à lutter contre les mêmes démons. Comme elle nous ferons de nos péchés non une source d'amertume, mais un tremplin pour plus d'amour et de confiance.

Marie n'était pas toute seule. Elle formait avec d'autres femmes une équipe. St Luc nous donne le nom de ces femmes: Jeanne, l'épouse d'un intendant d'Hérode, Suzanne et plusieurs autres. Si nous ajoutons Marthe et Marie, les sœurs de Lazare, les mères et les épouses des apôtres, celles qui sont nommées au pied de la Croix et - bien sûr- Marie, nous voyons comment Jésus devait avoir à gérer toute une communauté féminine dont plusieurs étaient converties de fraîche date. N'isolons pas Marie de Magdala de ce groupe de femmes qui jouèrent un grand rôle dans la vie apostolique de Jésus et qui l'ont suivi jusqu'au bout. Elle a tenu bon dans le service, dans la diaconie du Seigneur. Elle l'a aidé de ses biens.

Elle a été une amie fidèle jusqu'à la Croix. Elle a accompagné sa mère et sa famille. Elle a fait partie de celles qui ont risqué la mort pour l'accompagner jusqu'au bout. Jésus, ambassadeur de la réconciliation proposée par le Père aux hommes, victime de son amour pour l'humanité, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'au bout. De cela Marie Magdeleine est témoin. Elle contemple celui que le péché a transpercé, le sien comme celui de l'humanité. Elle aurait pu entendre la parole du Christ: "Vois ce cœur qui a tant aimé le monde et qui ne reçoit qu'indifférence et mépris". Les peintres et les sculpteurs la montrent vénérant le Christ en Croix, le Christ descendu de la Croix, le Christ mis au tombeau.

Pour Marie de Magadala, Jésus est le prophète Galiléen qui l'a sauvée de ses sept démons, il est son libérateur. Il est le maître aux pieds duquel elle apprend à aimer selon les béatitudes, il est le chef d'une communauté d'hommes et de femmes à l'intérieur de laquelle elle doit se situer comme l'une d'entre tous et non comme la préférée, il est l'ami pour l'amour duquel elle est prête à donner sa vie .

Et la voici de grand matin auprès du tombeau vide. Elle pleure l'absence de l'ami, la disparition du maître; celui qui la protégeait de ses démons n'est plus là. Il n'y a même plus de corps. Deux fois la question lui est posée: une fois par les anges ensuite par le jardinier: "Femme, pourquoi pleures-tu?" Quelle est la cause de son chagrin? C'est l'absence sensible, physique de son maître. Les saints nous diront un jour qu'elle entre dans la nuit des sens, de la sensibilité qui veut voir , sentir, toucher, avoir des preuves de la présence de Dieu.

La question de Jésus est radicale: "Qui cherches-tu? Qui suis-je pour toi? Qui suis je en réalité?" Elle a une Pâque à vivre. Elle doit passer de la foi intimiste, privée, personnelle, égocentrique en un Christ qui se manifeste concrètement à la foi en un Christ ressuscité. Son chagrin l'aveuglait, son désir non purifié l'empêchait de le reconnaître, mais elle reconnaît la voix. La parole dite par son maître lui ouvre les yeux. Elle découvre un Jésus qu'elle ne connaissait pas encore, qu'elle n'avait pas soupçonné. Elle voulait le prendre, il lui demande de le donner, de le communiquer, de se donner.

Comme Jésus enfant avait renvoyé Marie et Joseph à son Père des cieux:"Ne savez-vous pas que je dois être chez mon Père?", de même il renvoie Marie Magdeleine à ce qu'il est vraiment: Il est le Fils du Père et de notre Père, de Dieu et de notre Dieu, nous sommes fils dans le Fils. Il lui donne le sens de sa mission: relier l'humanité à son Père, renouer les liens filiaux d'origine de tout être humain avec son Père dès avant même la création du monde. Voici ce qu'elle doit dire. Magdeleine va en courant répéter, transmettre ce message de Jésus aux Apôtres: "Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu". La révélation faite à Marie Magdeleine est ainsi donnée à l'Eglise. C'est la seconde conversion de Marie Magdeleine. La parole à transmettre la sort d'elle-même. La prise de conscience de tout ce qu'est Jésus et qu'elle n'a pas encore réalisé, la change. Son rabbouni ne se réduit pas à ce qu'elle aimait en lui. Elle découvre ce qu'un jour St Paul appellera la largeur, la hauteur, la profondeur du Christ, de sa vie filiale.

En cette année jubilaire, écoutons le Seigneur nous poser à chacun la question: Pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu? Que cherches-tu dans la vie? Quand tu me cherches, qui recherches-tu? Demandons à Marie Magdeleine cette conversion profonde qu'elle a vécue: passer d'un Jésus à l'image de nos désirs au vrai Christ en gloire que nous contemplons au narthex de cette basilique. Je vais vous faire une confidence: on me dit à juste raison sans doute que le personnage de la colonne centrale dont le visage est brisé au cœur du narthex est Jean Baptiste, il me plaît à moi et je crois que ce serait plus logique- d'y voir Marie Magdeleine nous montrant le Christ en gloire et nous transmettant le message à nous, ses frères: "Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu".

www.inxl6.catholique.fr

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