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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 10:25

Quel est notre Dieu? Qui est Dieu pour nous, réellement, au creux de nos existences quotidiennes? En d'autres mots, quelle est au juste notre perception de Dieu? Le concevons-nous d'abord comme le Tout Puissant qui siège dans les cieux? Le Créateur de l'univers qui en assure la cohésion? Le Dieu-Providence qui nous guide et nous sort du pétrin à l'occasion? Le Juge suprême qui nous surveille pour nous punir ou nous récompenser selon nos actions?

Dans l'ensemble des religions du monde, il existe bien d'autres conceptions de Dieu, allant d'un être personnel, voire intime, au Dieu impersonnel, énergie cosmique ou esprit diffus dans la matière. Et nous, chrétiens, quelle est la conception de Dieu qui nous caractérise ou nous distingue? Quel est le premier trait que nous lui attribuons?

Pour répondre à cette question, nous allons remonter aux sources de notre foi en vue d'examiner comment Jésus et les premiers chrétiens ont perçu Dieu.

Dieu, un père aimant.

C'est Jésus lui-même qui a appris à ses disciples à considérer Dieu comme un père, et un père qui aime ses enfants. En effet, Jésus lui même a donné à Dieu le titre de Père, ou mieux encore, de papa, utilisant ainsi un mot familier que les enfants d'Israël adressaient à leur père terrestre. C'est le sens du mot araméen « Abba ». Jésus et ses disciples parlaient araméen, tout comme le peuple d'Israël en Palestine à cette époque. L'évangéliste Marc nous rapporte cette prière de Jésus : « Abba, Père, tout t'est possible, éloigne de moi cette coupe... » (Mc 14, 36). Selon l'analyse des Évangiles, il est très probable que Jésus se soit toujours adressé à Dieu ainsi (cf. Mt 11, 25). On n'a jamais trouvé dans toute la littérature religieuse avant Jésus un homme qui ait osé dire « papa » à Dieu. Il s'agit d'une expression dénotant une réelle intimité et une tendre confiance.

Mais ce qui est étonnant, c'est que Jésus a demandé à ses disciples de s'adresser à Dieu de la même façon. Un jour, un de ses disciples lui demande : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean l'a appris à ses disciples ». Il leur dit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton Règne vienne... » (Lc 11, 1-2). Dans sa prière, le chrétien est invité à s'adresser à Dieu en lui donnant le titre de Père. Il doit avoir la confiance de l'enfant qui s'adresse à son père en toute spontanéité, sachant qu'il est aimé inconditionnellement. Tel est le Dieu de Jésus-Christ; tel est le nôtre aussi!

Si dans notre prière nous pouvons appeler Dieu Père, nous pouvons aussi vraiment le considérer dans notre vie quotidienne comme un père qui nous aime d'un amour spécial, tous et chacun. Pour nous, le temps est donc fini de concevoir Dieu comme un juge impitoyable, un policier qui nous surveille; ou encore de le craindre et d'avoir peur de lui. De tels sentiments sont contraires à la confiance naturelle d'un enfant face à son père qui l'aime.

En plus de s'adresser à Dieu en tant que Père, Jésus a montré le vrai visage de Dieu en agissant en parfaite conformité avec sa volonté. Dans sa vie terrestre, il a toujours été en contact profond avec le Père et il a exprimé de façon exemplaire comment Dieu se comporte dans ses relations avec l'ensemble de l'humanité. Par exemple, Jésus a montré comment Dieu, dans son amour, se fait proche des pauvres, des petits, des malades, des pécheurs, des exclus… Qu'on se rappelle, entre autres, son accueil de la femme adultère (Cf. Jn, 8, 3-11), son souci de soulager la souffrance humaine (à preuve, ses nombreux miracles de guérison), son attitude face aux pauvres (cf. Le 4, 18 : Dieu m'a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres), son ouverture pleine de sollicitude face aux étrangers (cf. Jn 4, 1- 42 : la Samaritaine), son  pardon à l’égard des pécheurs (cf. Le 23,39-43 : le larron en croix).

Mais survient le drame de la croix. Les disciples sont découragés, abattus par le scandale de la mort violente de Jésus. Ils sont profondément blessés dans leur espérance par rapport à l’homme de Nazareth qui avait commencé à révolutionner les perspectives religieuses et sociales du peuple d'Israël. Ils avaient vraiment cru que c'était lui le Messie tant attendu qui rétablirait la splendeur d’Israël, et sa prédominance parmi les autres peuples. Tant d’espoirs déçus en quelques jours...

Jésus ressuscité présent dans la Communauté.

Mais voilà que des événements mystérieux viennent surprendre les disciples dans leur découragement. Jésus se manifeste à eux de multiples façons. Ils se mettent alors à affirmer avec assurance et conviction : « Jésus est vivant! Le Christ est ressuscité! »

Ils en font une expérience profonde qui les transforme totalement. Ils reçoivent le don de l'Esprit (cf. Ac 2, 1-13) qui leur fait saisir de façon vitale la présence du Christ parmi eux et en eux. Ils expérimentent aussi la puissance du Christ à l'œuvre, dans leur propre action : le  Ressuscité agit en eux et par eux.

Quand ils réalisent des miracles, c’est par lui qu’ils les accomplissent : « Ce n'est pas par notre puissance ou grâce à notre piété que nous avons fait marcher cet homme..., c'est par la foi au nom de Jésus » (Ac 3, 12; cf. 3, 6; 4, 10; 4, 16; 9, 34).

Ils ont aussi la conviction que c'est le Christ ressuscité qui les inspire et les seconde dans leur prédication : « Ils annonçaient la Bonne Nouvelle du Seigneur Jésus. La main du Seigneur les secondait, et grand fut le nombre de ceux qui embrassaient la foi et se convertissaient au Seigneur » (Ac 11, 21). Par ces textes et par bien d'autres, on constate que les premiers disciples ont vraiment conscience que Jésus ressuscité agit par eux en leur communiquant sa puissance. C'est pourquoi ils sont pleins d'assurance, comme se plaît à le répéter saint Luc dans le livre des Actes des Apôtres.

Les premiers disciples deviennent tellement enflammés par la conviction que le Christ ressuscité les habite et qu'ils agissent par lui, que les gens des alentours, en les voyant parler et agir, leur donnent un sobriquet. On dit d’eux qu'ils sont des chrétiens (christianoi en grec), c'est-à-dire des partisans ou des adeptes du Christ. En effet, ce nom fut donné aux disciples du Christ vers l'an 35 à Antioche : « C'est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de chrétiens » (Ac 11, 26).

C'est sans doute parce que les disciples ne cessaient de parler du Christ, de se réclamer de lui; et aussi parce que toute leur vie était imprégnée de leur amour du Christ. Ce sobriquet est devenu pour eux un titre de gloire et d'honneur.

Le Seigneur Jésus est l'Emmanuel, le "Dieu-avec-nous".

Pour les premiers chrétiens, Jésus-Christ n'est plus seulement le Messie attendu; par sa résurrection, il est devenu le Seigneur, le Sauveur du monde, le Fils de Dieu « avec puissance » (Am 1, 4). Peu à peu, on transpose sur Jésus-Christ les titres et les prérogatives qui sont celles de Dieu dans l'Ancien Testament.

C'est maintenant le Seigneur Jésus qui communique l'Esprit (cf. Ac 2, 33) et qui accorde le salut (cf. Ac 4, 12). Dieu le Père, en ressuscitant Jésus d'entre les morts, lui a donné une autorité sur toutes créatures, visibles et invisibles (cf. Ep 1, 21-23). L'attribution à Jésus du nom de Seigneur a comme conséquence que tous les titres donnés à Dieu, sauf celui de Père, peuvent maintenant être conférés à Jésus. En effet, en attribuant à Jésus le titre de Seigneur, les premiers chrétiens affirmaient sa divinité. Jésus le Seigneur est Fils de Dieu au sens strict, Dieu fait homme, possédant toutes les prérogatives de la divinité.

Conclusion.

Qui donc est le Dieu des chrétiens? C'est Dieu le Père, « Créateur du Ciel et de la terre » et son Fils Jésus-Christ, le Ressuscité, Dieu au même titre que le Père. Mais c'est aussi l'Esprit qui « est Seigneur et donne la vie; il procède du Père et du Fils », selon l'affirmation du Credo. Est-ce dire que nous croyons en trois dieux? Bien sûr que non! Notre foi chrétienne porte essentiellement sur le Dieu trinitaire : un seul Dieu Père, Fils et Esprit. Qu'est-ce à dire? Le Dieu en qui nous croyons n'est pas solitaire; il est un Dieu de communion, un Dieu défini par l'amour. Dieu est trinitaire dans son être même; il est un être de relation. Il est "vivante communion" en lui-même, et capable par le fait même de communion et d'amour avec les êtres humains qu'il a créés « à son image et à sa ressemblance » (Gn 1, 26). Étant le Dieu de la relation, il invite ses créatures à entrer en relation avec lui et avec les autres. Il y a là un grand mystère certes, mais un mystère de la profondeur de l'être de Dieu et de son amour.

Ce qui nous caractérise comme chrétiens ou disciples du Christ, ce n'est pas que nous croyons en Dieu; les Musulmans et les Juifs y croient également. C'est que nous croyons aussi en Jésus-Christ, Seigneur des vivants et des morts et en l'Esprit qu'il a « répandu » sur ses disciples (Ac 2, 32). L'Emmanuel, le Dieu présent à l'expérience chrétienne, c'est à la fois Dieu le Père et son Fils Jésus-Christ qui assiste et dynamise les croyants par son Esprit. Le Dieu de notre salut, le Dieu de notre avenir, c'est le Dieu Trinité qui, dans le mystère pascal du Ressuscité, nous appelle constamment et dès ici-bas à passer de la servitude à la liberté, des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie.

Léonard Audet, CSV

http://www.viateurs.ca

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Published by Paroisse saint Vincent de Paul - dans VIE SPIRITUELLE
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