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Septembre 2014



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Première Communion 2015

 

8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 15:23

Les jeunes sont toujours angoissés lorsqu’à la messe, on leur demande ce qu’ils ont retenu des lectures… Ils seraient encore plus embarrassés ce soir ! On peut dire que ce soir nous sommes presque rassasiés de la parole de Dieu. Nous l’avons entendue sous toutes ses formes, lectures de l’ancien et du nouveau testament, psaumes, évangile, et l’Exsultet de Pâques, très largement inspiré de la parole de Dieu.

 

Mais plutôt que de vous posez la question fatale : que disent ces lectures ?, je vous partage une petite histoire, héritage des Pères du désert, premiers moines égyptiens au Vème siècle.

 

Après l’office, un père vient voir un jeune novice qui est en train de laver la salade. A celui-ci il demande, frère qu’avez-vous retenu de la lecture de ce jour ? et sans se dégonfler, il lui répond : Abba, vous voyez cette salade que je lave, l’eau coule sur les feuilles et n’y reste pas et pourtant elle lave la salade…

 

Soyez bien rassurés que je ne suis pas en train de vous encourager à être distraits pendant les lectures mais plutôt à nous laisser imprégner par elle, à nous laisser laver par elle, à nous laisser transformer par elle. C’est ce que le prophète Isaïe signifie dans la lecture que nous avons écouté :

 

La pluie et la neige qui descendent des cieux n'y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l'avoir fécondée et l'avoir fait germer, ainsi ma parole, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir accompli sa mission.

 

La parole de Dieu est une préparation à entrer dans le mystère du Christ. Elle nous dispose intérieurement à l’accueillir. Le Christ n’arrive pas de manière inattendue mais il est annoncé et préfiguré à maintes reprises dans les Ecritures.

Où voyons-nous le Christ dans l’Ancien testament ?

 

Il nous faut le voir en figure dans la personne de Moïse qui intercède pour le peuple, le fait sortir de l’esclavage et le conduit en la terre promise.

Il faut le voir préfiguré dans le sacrifice d’Isaac où Abraham, comme le Père, n’hésite pas à offrir son Fils.

Il faut aussi le voir dans les promesses du Seigneur transmises par Ezéchiel qui seront accomplies par le Christ. Enfin, durant toute la semaine, en méditant les psaumes, nous avons pu découvrir le visage du Christ souffrant, ce psaume 21, où tout le mystère de la passion est décrit avec une étonnante correspondance.

 

Lorsque des amis préparent une fête ou un beau cadeau, on est souvent surpris d’apprendre qu’ils le préparent depuis un bon moment. Dieu aussi a pris le temps de préparer son plus beau des présents : son Fils comme porte d’entrée pour la vie éternelle. Il a fallu plus de 1800 ans pour préparer cet heureux événement de la mort et résurrection du Christ. 1800 années au cours desquelles le Seigneur n’a eu de cesse de tout faire pour que l’homme qu’il avait créé à sa ressemblance revienne à lui et retrouve cette ressemblance perdue.

 

La parole de Dieu nous ouvre les yeux sur les merveilles qu’il a déjà accomplit. Elle nous prépare à la merveille plus grande encore de la résurrection du Christ.

 

Il est de coutume pour les français de raconter des blagues au sujets des belges. Dans l’Eglise, c’est des prêtres jésuites dont il est souvent question. Un jésuite donc, qui se baladait, passe devant une église dans laquelle les fidèles, arrangués par un prêtre zélé et charismatique louent le Seigneur en disant « loué sois tu Seigneur, par ta main puissante, tu a fait passer ton peuple à pied sec dans la mer rouge. » agacé par ce manque de rigueur scientifique, il entre dans l’église et prend le micro et explique en des termes scientifiques la sécheresse de cette année, la topographie des lieux qui fait qu’il n’y avait pas beaucoup d’eau à cet endroit, etc… pour lui, pas question de miracle éclatant. Satisfait de sa prestation, il sort et repasse un peu plus tard devant l’église et il y entend les fidèles qui de nouveau, louent le Seigneur : « Loué sois tu Seigneur, toi qui a réussi à noyer les égyptiens dans dix centimètres d’eau ! »

 

Et oui, n’ayons pas peur de croire que Dieu peut faire de grandes choses. Si nous essayons de comprendre de manière scientifique la parole de Dieu, comment feront-nous pour croire en l’œuvre plus grande encore accomplie par Dieu : La résurrection du Christ?

 

Nous venons de parcourir 18 siècles d’une histoire d’amour entre Dieu et les hommes qui nous a conduit jusqu’au Christ. Aujourd’hui, nous vivons toujours cette relation hors normes.

Nous voici donc prêts à entrer dans le mystère du Christ, dans le mystère de ce tombeau effroyablement vide,

dans le mystère de cette lumière qui jaillit des ténèbres.

 

lumiere.jpgOui maintenant, nous pouvons reconnaître que cette lumière qui conduisait le peuple au désert dans la nuée de feu, c’était déjà le Christ.

Pour entrer dans cette église, nous aussi nous avons suivi cette colonne de lumière faite de cire, signe visible du Christ ressuscité.

Cette lumière qui nous accompagne tout au long de notre vie, à notre baptême, comme à notre profession de foi et plus tard, le jour de notre passage vers le Père.

C’est toujours la même et unique lumière du Christ qui nous accompagne et qui nous devance.

C’est cette lumière qui chauffe mais qui ne s’épuise pas, tel le buisson ardent où Dieu se révèle à Moïse,

C’est cette lumière céleste qui, à Noël, annonce et accompagne la venue du Christ,

C’est encore cette lumière qui éblouit les disciples lors de transfiguration de Jésus…

Ce matin nous étions dans les ténèbres et à l’office, nous avons éteint successivement sept cierges, manifestant ainsi la descente du Christ aux enfers.

Ce soir, la lumière jaillit des ténèbres. En entrant nous nous sommes tous rapprochés du Cierge Pascal pour en recevoir sa lumière.

Vivons cela tous les jours, comme le font les papillons de nuit qui sont attirés par la lumière.

Laissons nous attirer, restons collés à cette lumière du Christ, restons attachés au Christ lui-même : alors il n’y aura plus ténèbres pour nous. 

Aline, c’est bien ce que tu souhaites en demandant ce soir le baptême, tu veux vivre en disciple de Jésus, tu veux être toujours proche de lui, tu veux te laisser brûler par la flamme de son amour, tu veux te laisser conduire par sa lumière et sa parole… et tu as bien raison.

Le Christ donne tout, il n’enlève rien.

C’est un bel acte de confiance de demander aujourd’hui le baptême et même un acte courageux devant ceux qui te connaissent. Mais si aujourd’hui, de toi-même tu veux être renouvelée à l’image du Christ,

nous aussi qui avons été baptisés enfants, nous devons chaque jour poser cet acte de confiance et de foi.

Nous devons rester auprès de cette lumière qui nous guide et nous devons partager cette joie et cette lumière.

Alors, en cette nuit de joie, en cette nuit de lumière, n’ayons pas peur, ne soyons pas comme les femmes au tombeau, courrons annoncer au monde entier, il vraiment ressuscité, il est la vraie lumière qui peut te conduire.

N’ayons pas peur de porter au monde la lumière du Christ réssuscité. Amen

 

Vigile Pascale 2012

Ab Luc

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commentaires

Yves Fajole 08/04/2012 23:01

Effectivement Abbé Luc, "Il est la vraie lumière qui peut nous conduire". Merci à vous. Yves