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Le Curé

abbé Adam WIJATA

 

 

 

Prêtre auxiliaire

Abbé Eric Rebuffel

Photos


Fin d'année 2014


Installation du père Adam
Septembre 2014

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Pélerinage à Notre Dame d'Utelle
Septembre 2014



Soirée Louange 14 déc 2015
La Trinité


Kermesse 2015


Première Communion 2015

 

18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 11:58

Voici le dernier épisode de cette reflexion sur l'évangélisation à la lumière des écrits de saint Vincent de Paul.

voir au préalable : St Vincent et l'évangélisation 1/3  et  St Vincent et l'évangélisation 2/3

 

Aujourd’hui

 

L’évangélisation des pauvres, aujourd’hui, dans un monde globalisé, avec tous ses effets, est un

énorme défi. Le phénomène des «masses en trop», celles qui, selon certaines personnes, sont de trop en ce monde, l’exclusion et la discrimination, beaucoup d’autres défis de la post modernité, associés à la crise financière et économique actuelle, avec ses effets désastreux : voilà les nouveaux appels de l’évangélisation des pauvres.

 

Mon expérience de Dieu, nécessaire pour pouvoir évangéliser, passe par l’expérience pastorale en Afrique - au Mozambique, pendant sept ans, et en plus aumônier militaire en Europe, au Portugal…ça me sert pour vivre et sentir que  : se faire « tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns»(1Co. 9,22) de Saint Paul, est une nécessité pour arriver à évangéliser les pauvres. Eux, ils nous demandent d’être des hommes de Dieu : cohérence de vie, présence de Dieu, fidélité au Christ qui est notre règle dans la Mission.

 

Expérience de Dieu

Eglise ministérielle en Afrique/Mozambique

les pauvres évangéliser les pauvres.

 

L’évangélisation des pauvres, pour être efficace, doit être faite par les pauvres. Nous, nous devons les organiser, les former et les aider à se réunir en petites communautés «de base» c’est-à-dire de petits groupes, où tous puissent se connaître, s’aider et s’aimer. Nous devons les conduire vers le Christ, à travers la force de l’amour de Dieu qui nous presse de les servir et de les soutenir avec la Parole de Dieu, mais aussi avec la mise en place de microcrédits, avec de petits projets qui engendrent des ressources, avec des occasions de sortir, par eux mêmes de la pauvreté dans laquelle ils se trouvent. L’Eglise ministérielle des petites communautés, qui existe au Mozambique, est le fruit de la persécution dont elle est l’objet. L’abandon et la mort de beaucoup de missionnaires a conduit celle-ci à chercher de nouveaux chemins d’évangélisation, en comptant davantage sur nos laïcs. La guerre d’indépendance du Mozambique (1964-1975) a engendré l’indépendance de l’ancienne colonie portugaise de Mozambique en 1975. L’Eglise cléricale du temps de la colonie «disparaît». Avec le départ d’une grande partie des missionnaires, le petit nombre qui est resté avec le clergé local, est poursuivi et contrôlé par le régime marxiste- léniniste.

 

De nombreux centres sanitaires et éducatifs appartenaient à des Eglises chrétiennes, principalement à l’Eglise catholique et les nationalisations de la propagande officielle, socialiste, «antireligieuse», ont créé un climat de tension entre les chrétiens et l’Etat. Puis, c’est cette guerre bien connue «des 416 ans», c’est-à-dire la «guerre civile» : un conflit armé entre 1976 et 1992. Dans ce contexte, l’Eglise en 1977 et après 1991, s’est réunie en Assemblée Nationale de Pastorale et décida de créer, poussée par la nécessité, l’Eglise ministérielle de communautés et de ministères maintenant, l’Eglise locale commence à se consolider.

 

Dans cette Eglise ministérielle, les voisins qui vivent bien ensemble, se réunissent et forment de petites communautés où tous ont un ministère et une fonction à réaliser au service des autres. Ils se connaissent tous, se rendent visite, ils s’aident, se sentent d’un même groupe, ils célèbrent leur foi avec enthousiasme, un rythme et une joie contagieuse. Ils forment tous une seule famille. Alors, la paroisse est la communauté des communautés, c’est l’ensemble des groupes qui, chacun leur tour animent les célébrations, la vie sacramentelle. L’avenir passe par le retour à l’esprit de la première communauté de Jérusalem, où « Ils étaient fidèles à écouter l’enseignement des Apôtres et à vivre en communion fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières… Chaque jour, d’un seul cœur, ils allaient fidèlement au Temple, ils rompaient le pain dans leurs maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité» (Ac.2, 42…46), et aucun n’était dans le besoin. Cela est possible, quand tous, font partie de petites communautés. Tant que l’évangélisation n’entrera pas dans le cœur du pauvre, tant qu’il ne se sentira pas acteur de son salut matériel et spirituel, tant qu’il ne sentira pas aimé par Dieu à travers nos œuvres, il ne sera pas convaincu, il ne croira pas que Dieu est bon, miséricordieux et juste. La Parole de Dieu ne fera que s’accrocher aux branches, en surface, et quand les difficultés et les peines de la vie arriveront, ils se tourneront vers leurs dieux, leurs guérisseurs, leurs esprits…qui sont toujours là, dans le fin fond de leur cœur.

 

Expérience de Dieu

L’évangélisation du pauvre passe par une incarnation et une adaptation du missionnaire.

 

L’évangélisation du pauvre passe par une incarnation et une adaptation du missionnaire à la

réalité et au milieu qu’il essaye d’évangéliser. C’est uniquement de cette façon qu’il pourra avoir des relations avec le plus grand nombre et en convertir quelques uns.

 

Vers la fin de l’année 1999, quand j’étais aumônier militaire de l’école des troupes de parachutistes au Portugal, les bérets verts, je vécus une situation qui me fit passer par cette incarnation pour arriver à entrer dans le cœur de ces enfants de Dieu.

 

Après avoir été coiffé du béret marron, le plus ordinaire, celui qui ne coûte aucun effort pour l’avoir, j’ai commencé à organiser la pastorale religieuse. Avec l’appui de certains officiers, j’ai établi des célébrations et des réunions de préparation pour quelques sacrements…mais les résultats furent catastrophiques. Je me demandais pourquoi et je ne comprenais pas…alors j’ai commencé à observer que tous avaient un béret vert, et que les quelques hommes qui portaient le béret marron étaient peu considérés. Le commandant me poussait à suivre le cours de parachutisme militaire avec eux pour pouvoir les «gagner», pour être l’un d’entre eux, pour les comprendre, pour être accepté et faire partie de cette grande famille, pour gagner le béret vert. J’y ai pensé mille fois en essayant de digérer la frustration pastorale. Comme je voulais rester dans cette unité militaire, dans ma mission de Vincentien, je réfléchissais beaucoup. Finalement, je pris la décision de commencer les entrainements pour passer les épreuves. En deux mois, j’étais admis au cours et je terminai la préparation avec succès. Je reçus le fameux béret vert. Bien des fois j’ai eu la tentation d’abandonner, mais le zèle apostolique et sa fécondité étaient plus forts que moi. Avec ce béret vert sur la tête, le résultat du service pastoral changea complètement. J’étais devenu l’un d’entre eux! Je compris alors le message de Saint Paul : « se faire « tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns»(1Co. 9,22).

 

Comme nous le dit Saint Vincent de Paul, une chose doit nous encourager dans notre apostolat : l’évangélisation est l’œuvre du Fils de Dieu. C’est Lui qui l’a commencée, c’est Lui qui la terminera, nous ne sommes que de simples instruments. C’est cela qui nous donne du courage : Il est notre soutien, c’est pour cela qu’Il nous a appelés, qu’Il nous a choisis et envoyés (Abelly III 10), sa Providence nous accompagne (Abelly III 12). Donnezmoi un homme de prière et il sera capable de tout. Il pourra dire avec le saint Apôtre : «Je peux tout supporter avec celui qui me donne la force» Ph. 4, 13. (Coste XI, 83-84) - L. ABELLy liv. III chap. 7 p. 56.

 

P. José Luis Azevedo Fernández, C.M. de la vice-province de Mozambique

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Published by Paroisse saint Vincent de Paul - dans VIE SPIRITUELLE
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