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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 10:58

foetus-001Depuis le 21 janvier, il n'est plus nécessaire d'être "en situation de détresse" pour avoir recourt à l'IVG. Certains disent que c'est une avancée, le pape lui, continu de dire que "la seule pensée que des enfants ne pourront jamais voir la lumière, victimes de l’avortement, nous fait horreur." (Discours au Corps diplomatique, 13 janvier 2014)1 Il est bien illusoire de croire que le simple fait de supprimer le terme de détresse dans la loi supprimera aussi la détresse qui suit, et qui elle, n'est pas un simple mot, choisi dans un hémicycle bien chauffé et à moitié rempli...  Le Monde livre un témoignage poignant dans une publication du 23 janvier dont voici un extrait.2 On trouve de nombreux autres témoignages, questionnements sur le site : http://www.ivg.net/temoignages.

 

Il est 9 heures du matin. Elle finit de s'habiller, se maquille, met du rose sur ses lèvres. Elle monte dans sa voiture, passe au laboratoire d'analyses chercher sesrésultats et la carte de son groupe sanguin. Elle sait qu'en cas d'hémorragie, ça peut être utile.

Elle a faim.

Elle veut surtout fumer. Les nausées ne la lâchent pas, du matin au soir, comme si avant de partir, le bébé voulait lui rappeler qu'il est là, dans son ventre, du matin au soir. Elle veut fumer, même si elle a mal au coeur, même si elle a les mains qui tremblent, même si elle a envie de chialer, de hurler, elle veut un café juste pourpouvoir fumer sans vomir.

Lui veut tout ce qu'elle veut, tout ce qui peut lui faire plaisir, tout ce qui peut l'empêcher de pleurer. Sauf le garder. Mais un café, ça, il peut.

Il est près de midi. Ils remontent dans la voiture, il prend le plan, cherche la rue Nicolo, la guide. Elle trouve ça tellement glauque, lui qui la guide vers cette clinique où elle ne veut pas aller, pour avorter de cet enfant qu'il ne veut pas garder.

 

Première à droite, se trompe, ils reviennent en arrière, elle sent le point de non-retour approcher, doucement, sent les larmes qui commencent à monter, se mord les lèvres jusqu'au sang pour ne pas chialer. Ils se garent, entrent dans le hall de la clinique.

Bonjour, elle vient pour une interruption volontaire de grossesse (IVG) médicamenteuse. Une fois, deux fois, ils ne trouvent pas le code de facturation, sa carte vitale est dépassée, la secrétaire hurle. « Gigi, c'est quoi déjà le code de facturation pour l'IVG médicamenteuse ? » « Ben non, ça marche pas… »

Elle n'écoute plus, ne veut pas entendre, a envie de vomir encore, de pleurertoujours. Elle est écoeurée, par cette réceptionniste qui ne connaît pas ses codes, par lui qui n'ose plus la regarder, par le monde qui lui a expliqué que la raison voulait que..., par elle qui a cédé.

Il faut voir Mme M. Deuxième étage. Maternité.

Elle pleure. Il ne la regarde toujours pas. Il n'a qu'une peur : qu'elle fasse machine arrière, qu'elle garde cet enfant dont il ne veut pas, qui viendrait broyer sa vie defamille bien installée. Les portes de l'ascenseur s'ouvrent.

 Au choix : à droite, salle des naissances, à gauche, nursery. Elle se demande si c'est volontaire ou inconscient d'envoyer une femme qui vient se faire avorter à l'étage des accouchements. Elle pleure toujours.

 

La sage-femme arrive, lui tend un verre d'eau. Lui demande de la suivre dans un bureau. Une table, deux chaises, pas de fenêtre. Rien. Il s'assoit à côté d'elle. Elle ne peut plus s'arrêter de pleurer.

Elle se demande ce qu'elle fout là. L'infirmière lui tend le formulaire qui atteste qu'elle est consentante. Elle signe. Un coup de tampon avec la date. Le 6 mai 2005, ce papier prouve qu'elle a voulu avorter. Lui n'a rien à signer.

Pourtant, c'est lui qui a décidé de le dégager, ce bébé, pas tellement elle, mais bon, c'est comme ça, juste une signature et un coup de tampon. Elle pleure toujours. Il ne la regarde toujours pas. Elle s'assoit. La sage-femme lui explique la marche à suivre. Elle va avaler ces trois cachets. Ça va décoller le foetus de l'utérus. Dans 48 heures, il faudra revenir pour prendre trois autres cachets, pourexpulser le foetus.

 Elle conclut en lui disant de ne pas pleurer, allez, elle va avaler ces cachets et on n'en parle plus hein ? Elle ne fait rien le soir. Regarde un programme de télé-réalité, histoire de s'abrutir l'esprit. S'endort épuisée. Elle est si fatiguée depuis qu'elle est enceinte. Mais ça commence déjà à changer. Pour la première fois depuis longtemps, elle n'a pas de nausée. Elle sait qu'il est toujours là, dans son ventre.

Mais elle sent qu'il est en train de partir. Trois jours plus tard, elle connaît le chemin, les formalités administratives sont déjà remplies. Elle n'a qu'à aller au deuxième étage, à avaler ces trois cachets et à attendre. Le foetus est décollé. Il ne reste qu'à l'expulser. La gynécologue l'a prévenue que cela pouvait être légèrement douloureux. Elle en plaisante avec l'infirmière, elle se blinde...2

1  http://www.vatican.va/holy_father/francesco/speeches/2014/january/documents/papa-francesco_20140113_corpo-diplomatico_fr.html

http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/01/23/une-epreuve-vecue-sans-legerete-ni-regret_4352868_3232.html

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Published by Paroisse saint Vincent de Paul - dans COMPRENDRE
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