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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 10:55

Pourquoi ne pas profiter du carême pour s'interroger sur sa conception du dimanche? Est-il encore un jour particulier et éminent de notre semaine? Si le carême est l'occasion idéale pour recentrer notre vie sur l'essentiel, à savoir, la présence de Dieu dans nos vie, s'interroger sur la place du dimanche revient à regarder quelle place nous lui laissons concrètement dans le rythme soutenu de nos vies. Je reviens avec vous sur ce texte du Bienheureux Jean Paul II

 

Tout d’abord, le dimanche est Dies Domini, Jour du Seigneur. Le saint Père invite à comprendre le dimanche à partir de l’œuvre de création. En elle est déjà préfigurée à plusieurs reprises la création nouvelle et définitive accomplie en jésus Christ. En effet, l’achèvement de l’œuvre de Dieu ouvre le monde au travail de l’homme. Autant le repos de Dieu après son ouvrage est un exemple pour l’homme, autant son œuvre elle-même demeure un modèle. Mais il serait inopportun de penser le repos comme une inactivité de Dieu. Il signifie au contraire la plénitude de la réalisation accomplie. Il s’agit de poser un regard de contemplation sur la création, sur son œuvre. Il faut davantage penser le repos dans un rapport sponsal. En effet, toute la vie de l’homme doit être vécue comme un dialogue avec l’Epoux. Elle a besoin d’un jour spécifique qui engage tous les aspects de la personne. Le dimanche, séparé d’entre tous pour être jour du Seigneur, rappelle que le cosmos et l’histoire appartiennent à Dieu. C’est dans cette perspective que l’homme est appelé à se reposer dans le Seigneur, en lui remettant toute la création par la louange, l’action de grâce, l’intimité filiale et l’activité sponsale. Ainsi, l’accomplissement de la création et du salut se trouve dans la mort et la résurrection du Christ qui suit le sabbat. Citant saint Grégoire le Grand, le pape conclut ce chapitre en affirmant que le vrai sabbat c’est le Christ, c’est Lui notre repos.

 

En effet, si le dimanche est tout d’abord Dies Domini, il est Dies Christi, jour de l’événement pascal d’où jaillit le salut du monde. Les évangiles nous transmettent les récits des apparitions du ressuscité le dimanche, le lendemain du sabbat et aussi la Pentecôte. C’est dans cette dynamique que le culte des premiers chrétiens s’est développé en distinction progressive du sabbat juif. Il est à la fois le premier jour et le huitième jour. C’est le premier jour de la nouvelle alliance, en référence au premier jour de la création avec la lumière, et en même temps, il nous ouvre sur la perspective eschatologique du huitième jour, il inaugure le siècle à venir. Il est l’annonce constante d’une vie sans fin, une projection vers le but de notre existence : la vie éternelle. Ainsi, le dimanche est à la fois, jour du Christ, vrai Soleil de l’humanité, jour de l’Esprit descendu sur les apôtres, jour de la foi, de l’adhésion au Christ. C’est en cela qu’il est un élément déterminant de l’identité chrétienne.

 

Le dimanche est aussi Dies Ecclesiae : l’Eglise est la présence vivante du ressuscité au milieu des siens. C’est jour où l’Eglise vit dans l’Eucharistie le sommet de sa vie de Corps Mystique du Christ. Le récit des disciples d’Emmaüs manifeste pleinement ce rapport à l’eucharistie dominicale dans la compréhension des Ecritures et la fraction du pain. Le signe par excellence de cette unité est la messe célébrée autour de l’évêque avec le concours de tout le peuple et du presbyterium le jour du Seigneur. C’est pour cela que le saint Père exhorte à des pratiques pastorales qui préserve cette unité de l’Eglise en favorisant le rassemblement : l’eucharistie est sacramentum unitatis.  En effet, le peuple chrétien, par son assemblée dominicale, est le signe d’un peuple qui exprime le désir d’être unis à son Seigneur le jour des jours, lorsque la cité sainte, la Jérusalem nouvelle descendra du ciel, belle comme une jeune mariée parée pour son époux. (cf. Ap 21, 2) Le dimanche est donc une anticipation du banquet eschatologique. L’eucharistie et ses « deux tables » - celle de la parole et de l’eucharistie - nous donne d’accéder pleinement au mystère du salut. Par les Ecritures, nous entrons dans l’intelligence du salut et par l’eucharistie, nous communions à la présence réelle et durable du Seigneur ressuscité. C’est donc pour que se construise l’Eglise comme corps vivant du Christ ressuscité que le bienheureux pape exhorte les évêques à faire connaitre à tous le sens du dimanche et son importance. Le précepte dominical apparait ainsi comme une invitation, dans le cycle hebdomadaire, à rendre grâce pour toutes choses créées par Dieu. C’est notre salut que nous célébrons le dimanche par l’offrande de toute l’humanité, de toute la communauté.

 C’est pourquoi l’importance du précepte dominical est rappelée avec force et plusieurs paragraphes y sont dédiés. En effet, dans le contexte actuel de pays de missions ou de la raréfaction des ministres dans d’autres pays, le saint Père aborde la question d’un point de vue pastoral en présentant brièvement toutes les possibilités offertes aux fidèles pour accomplir leur devoir et participer aux célébrations, chacun à leur manière.

 

Le jour du Seigneur est aussi Dies Homini, dans la mesure où, en ce jour préservé, les hommes sont appelés à faire mémoire et à expérimenter le salut qui leur est offert.  Dès les premiers siècles, c’est un jour de joie qui fait suite à la tristesse de la Passion.  Or, cette joie n’est pas de l’ordre de l’affectivité ou de la sensibilité mais d’une vertu à cultiver, comme un don offert. La joie du dimanche, c’est la joie des apôtres qui rencontrent le Ressuscité.

Le jour de Dieu est lié au jour de l’homme. De la création de l’homme, Dieu peut se reposer. Ce lien et le repos dominical rappellent à l’homme qu’il est dépendant de Dieu, en arrêtant son travail, il reconnait sa condition de créature et reconnait Dieu comme Créateur, sans qui rien n’existe. Si les modalités du sabbat juif sont caduques, les motifs profonds eux, demeurent. De plus, la libération du péché, préfigurée par celle du pays d’Egypte, est plus importante que cette dernière. Le dimanche est donc un temps de repos et de sanctification. Le repos est inscrit dans la créature elle-même, il est lié  la dignité de l’homme. Ce jour de repos ne consiste dans un vide inhabité, mais au contraire par une absence de contraintes qui lui permet de s’ouvrir à la présence de Dieu et de vivre à l’imitation du Christ. C’est donc le jour où l’homme est invité à vivre la fraternité en acte, à mettre en œuvre la charité et à vivre en cohérence avec le mystère célébré. C’est le jour par excellence d’imitation de Jésus Christ.

 

En cela, le jour du Seigneur est aussi Dies Dierum. Ce jour du Christ, qui est la fois le commencement et la fin. C’est un jour qui révèle le sens du temps, une préfiguration de la parousie, du Jour de Dieu où le Christ apparaîtra dans sa gloire.  C’est le mystère pascal qui donne au temps sa valeur et son sens. La fête de Pâques oriente toute l’année du chrétien, elle ouvre le croyant aux mystères du Christ et le remplit de la grâce du salut. Le dimanche est la dilatation dans l’année de ce mystère. Le culte des saints renvoie lui aussi à ce mystère pascal dont ils ont été les témoins vivants. Ils orientent les regards vers le Christ qui est l’Alpha et l’Omega.

 

Le dimanche est donc un jour à redécouvrir à la lumière du Ressuscité. Le préceptes dominical ne sera alors plus perçu comme une contrainte mais répondant au besoin inscrit au plus profond de l’existence humaine. En conclusion, le pape invite les croyants à être des témoins vivants du Ressuscité par leur participation joyeuse à la célébration du dimanche. C’est pourquoi, dans les lignes qui suivent, nous aborderons quelques questions relatives à la « popularisation » de ce jour de joie et d’unité chez les croyants.

 

La pratique du dimanche en question aujourd’hui

La question du repos dominical est sans cesse en débat dans une société où les considérations socio-économiques prévalent sur la dignité humaine et les nécessités cultuelles. Le développement de cette lettre apostolique permet de considérer les différentes significations du dimanche et ainsi de comprendre d’une manière plus profonde le sens du repos : Jour du Seigneur, du Christ, de l’Eglise, de l’homme et jour des jours. Comprendre le repos de l’homme implique de décentrer son regard narcissique et de le tourner vers Celui qui en est son origine, son principe. C’est en considérant l’homme à partir de Dieu que l’on peut apprécier le sens du dimanche. Ce sont peut être finalement les maux de la société actuelle de ne pouvoir reconnaitre la condition de créature vis-à-vis de Dieu. Sans Dieu, l’homme n’a pas à chercher à s’ouvrir à un autre que lui-même. Sans Dieu créateur, l’homme ne peut prendre de repos puisque la création semble suspendue à l’œuvre de ses mains. Or, c’est bien l’avertissement du Christ, « hors de moi vous ne pouvez rien faire ». (Jn 15, 5). Le dimanche est le jour où nous avons à vivre de Dieu, à vivre du don qu’il nous offre : la libération de l’esclavage du péché, le salut en son Fils Jésus Christ. C’est seulement en levant les yeux vers Dieu que ce jour prend son sens. Le dimanche doit donc être centré sur le Christ et les pratiques doivent découler de la grandeur du mystère Pascal dont l’homme est bénéficiaire et dont il reçoit les fruits de salut en ce jour des jours.

 à suivre...

 

Ab Luc

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Published by Paroisse saint Vincent de Paul - dans COMPRENDRE
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FUMAROLI 02/04/2012 14:53

je comprends toute la signification du Dimanche "Dies Christi" et "dies Domini".Je l'ai passée au crible du XXI ème siècle et de ses exigences, matérielles souvent.

Je me demande si, travailler le dimanche pour nourrir sa petite ( ou grande famille) et offrir ce travail symboliquement au Seigneur, ne remplit pas cette exigence de faire de ce jour un "dies
Domini".

Toute chose est prière si elle est pensée comme prière.Le travail du Dimanche peut être vécu comme cela si on y est contraint.
Non ?

Pierre Fumaroli

Paroisse saint Vincent de Paul 02/04/2012 15:15



Bonjour et merci pour votre message,


Je comprends bien votre question et il me semble que la réponse est dans le texte intégral qui concerne le dimanche comme jour de repos. Je me permets donc de vous le transcrire ci dessous.
je reste à votre écoute si la question demeure après et je m'efforcerai alors d'y apporter une réponse personelle.


Merci.


64. Pendant quelques siècles, les chrétiens ne vécurent le dimanche que comme un jour réservé au culte, sans pouvoir lui donner
aussi son sens spécifique de repos sabbatique. La loi civile de l'Empire romain ne reconnut le rythme de la semaine qu'au IVe siècle, si bien que, « le jour du soleil », les juges, les
populations des villes et les différents corps de métiers cessèrent de travailler. (107) Les chrétiens se réjouirent de voir ainsi levés les obstacles qui, jusqu'alors, leur avaient parfois rendu
héroïque l'observance du jour du Seigneur. Ils pouvaient désormais se donner librement à la prière commune. (108)


Ce serait donc une erreur de ne voir dans cette législation respectueuse du rythme hebdomadaire qu'un simple fait historique sans valeur pour l'Église et qui pourrait être négligé par elle. Même
après la fin de l'Empire, les Conciles n'ont cessé de conserver les dispositions relatives au repos dominical. Dans les pays où les chrétiens sont en petit nombre et où les jours de fête du
calendrier ne correspondent pas au dimanche, ce dernier demeure toujours néanmoins le jour du Seigneur, le jour où les fidèles se réunissent pour l'assemblée eucharistique, mais cela ne se fait
qu'au prix de sacrifices considérables. Pour les chrétiens, il n'est pas normal que le dimanche, jour de fête et de joie, ne soit pas aussi un jour de repos, et il reste en toute hypothèse
difficile de « sanctifier » le dimanche quand on ne dispose pas d'un temps libre suffisant.


65. D'autre part, dans la société civile, le lien entre jour du Seigneur et jour de repos a une importance et une signification qui vont au-delà d'une perspective proprement chrétienne. En effet,
l'alternance du travail et du repos, inscrite dans la nature humaine, est voulue par Dieu lui-même, comme le montre le récit de la création dans le livre de la Genèse (cf.
2,2-3; Ex 20,8-11): le repos est chose « sacrée », puisqu'il permet à l'homme de se soustraire au cycle des tâches terrestres, qui est parfois bien trop absorbant, et de
reprendre conscience du fait que tout est l'œuvre de Dieu. Le pouvoir prodigieux que Dieu donne à l'homme sur la création risquerait de faire oublier à ce dernier que Dieu est le Créateur de qui
tout dépend. La reconnaissance de ce point est particulièrement nécessaire à notre époque où la science et la technique ont accru de manière inouïe le pouvoir que l'homme exerce par son travail.


66. Enfin, il ne faut pas perdre de vue le fait que, même de nos jours, le travail est pour beaucoup une pesante servitude, soit en raison des conditions déplorables dans lequel il s'effectue et
des horaires qu'il impose, surtout dans les régions les plus pauvres du monde, soit parce qu'il subsiste, même dans les sociétés dont l'économie est la plus évoluée, trop de cas d'injustice et
d'exploitation de l'homme par l'homme. Quand l'Église a légiféré au cours des siècles sur le repos dominical, (109) elle a surtout pensé au travail des serfs et des ouvriers, non certes que ce
travail eût été moins respectable que les exigences spirituelles de la pratique dominicale, mais parce qu'il avait davantage besoin qu'une réglementation en allégeât le poids et permît à tous de
sanctifier le jour du Seigneur. Dans cet esprit, mon prédécesseur Léon XIII montrait dans l'encyclique Rerum novarum que le repos dominical est un droit du travailleur à faire
garantir par l'État. (110)


A notre époque, il reste nécessaire de faire effort pour que tous puissent connaître la liberté, le repos et la détente nécessaires à leur dignité d'hommes, avec les exigences religieuses,
familiales, culturelles, interpersonnelles qui s'y rattachent et qui peuvent difficilement être satisfaites, si l'on ne réserve pas au moins un jour par semaine où il sera possible de
jouir ensemble de la faculté de se reposer dans une atmosphère de fête. Ce droit du travailleur au repos suppose évidemment son droit au travail et, tout en réfléchissant à
cette problématique liée à la conception chrétienne du dimanche, nous ne pouvons pas nous dispenser d'évoquer avec une profonde solidarité la situation difficile d'hommes et de femmes nombreux
qui, faute d'avoir un emploi, sont contraints à l'inaction, même pendant les jours ouvrables.


67. Avec le repos dominical, les préoccupations et les tâches quotidiennes peuvent retrouver leur juste dimension: les choses matérielles pour lesquelles nous nous agitons laissent place aux
valeurs de l'esprit; les personnes avec lesquelles nous vivons reprennent leur vrai visage, dans des rencontres et des dialogues plus paisibles. Les beautés mêmes de la nature — trop souvent
dégradées par une logique de domination qui se retourne contre l'homme — peuvent être redécouvertes et profondément appréciées. Jour de paix pour l'homme avec Dieu, avec lui-même et avec ses
semblables, le dimanche devient ainsi un moment où l'homme est invité à porter un regard renouvelé sur les merveilles de la nature, en se laissant saisir par l'harmonie admirable et mystérieuse
qui, comme le dit saint Ambroise, selon « une loi inviolable de concorde et d'amour », unit les éléments de nature distincte du cosmos par « un lien d'unité et de paix ». (111) L'homme devient
alors plus conscient, selon les paroles de l'Apôtre, de ce que « tout ce que Dieu a créé est bon et aucun aliment n'est à proscrire, si on le prend avec action de grâces la parole de Dieu et la
prière le sanctifient » (1 Tm 4,4-5). Si donc, après six jours de travail — déjà réduits en réalité à cinq pour beaucoup —, l'homme cherche un temps pour se détendre et pour mieux
s'occuper des autres aspects de sa vie, cela répond à un besoin authentique, en harmonie avec la perspective du message évangélique. Toutefois, le croyant doit satisfaire à cette exigence sans
porter préjudice aux expressions importantes de sa foi personnelle et communautaire, manifestée dans la célébration et la sanctification du jour du Seigneur.


C'est pourquoi il est naturel que les chrétiens veillent à ce que la législation civile tienne compte de leur devoir de sanctifier le dimanche, même dans les conditions particulières de notre
époque. Il y a en tout cas pour eux un devoir de conscience d'organiser le repos dominical de manière telle qu'il leur soit possible de participer à l'Eucharistie, en s'abstenant des travaux et
des affaires incompatibles avec la sanctification du jour du Seigneur, avec la joie qui lui est propre et avec le repos du corps et de l'esprit qui est nécessaire. (112)


68. Étant donné que, pour ne pas se perdre dans le vide ou devenir une source d'ennui, le repos doit apporter lui-même un enrichissement spirituel, une plus grande liberté, la possibilité d'une
contemplation et d'une communion fraternelle, les fidèles choisiront, parmi les moyens de se cultiver et les divertissements offerts par la société, ceux qui s'accordent le mieux avec une vie
conforme aux préceptes de l'Évangile. Dans cette perspective, le repos des dimanches et des jours de fête revêt une dimension « prophétique », puisqu'il affirme non seulement le primat absolu de
Dieu, mais aussi le primat et la dignité de la personne qui l'emporte sur les exigences de la vie sociale et économique, en quelque sorte par anticipation des « cieux nouveaux » et de la « terre
nouvelle », où la libération de l'esclavage des besoins sera définitive et totale. Bref, le jour du Seigneur devient aussi, de la manière la plus authentique, le jour de l'homme.