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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 17:25

Vincentmod.jpgTexte de l'homélie prononcée à l'occasion de la fête de la saint Vincent de Paul à la Pointe de Contes. 

J’aimerais vous faire une confidence, ou même vous dire un secret… ce secret, c’est que je voudrais être fou, je voudrais qu’ici nous soyons tous des fous. Non pas des fous que l’on interne à sainte Marie; non pas des fous à qui l’on passe la camisole de force; on pas non plus des fous que les gens fuient en courant…

Au contraire, je voudrais que nous soyons des fous qui sortent de chez eux, des fous que rien n’arrête d’aller vers les autres, des fous vers qui l’on se presse en masse parce qu’ils font le bien autour d’eux. Voilà ce qui est fou dans le monde : c’est que Dieu se sert de nous pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, pour annoncer une année de bienfaits, pour inonder la terre de son amour...

Nous devons être des fous de la charité ! Des fous de l’amour de Dieu ! C’est dans un acte fou que Dieu a révélé son grand amour ! N’était ce pas folie que cette croix où le Christ se laissa surprendre par amour des hommes ? Oui, Dieu est follement amoureux de l’homme qu’Il est allé jusqu’au don de sa vie sur la croix pour le sauver. Laissons-nous donc envahir par cette même folie de Dieu. Par cette même folie qui animait le cœur de saint Vincent de Paul.

Alors à quoi reconnaît-on un fou de Dieu ? La charité semble se résumer bien des fois à donner quelque chose aux plus pauvres. Mais la charité ne consiste pas tant à donner quelque chose qu’à se donner soi-même. Donner une pièce au mendiant ne me coûte rien, si ce n’est la modique somme que je viens de lui donner… Mais prendre le temps de parler avec lui, prendre le temps de pleurer avec lui, prendre le temps de me réjouir avec lui, ça, c’est une œuvre de charité !

Donner de la nourriture à celui qui mendie, c’est bien, c’est même mieux que la pièce ! mais comme dirait le curé de la Cannebière à Marseille : on peut et on doit encore aller plus loin ! On se préoccupe facilement de savoir si quelqu’un a faim parce que son estomac est vide, mais on se préoccupe bien moins de savoir s’il n’a pas aussi faim de Dieu parce qu’il n’a pas communié depuis la saint glinglin ! On pourra offrir tout ce qu’on l’on veut à des pauvres, si on ne leur donne pas notre amour, si l’on n’a pas le désir de leur transmettre l’amour de Dieu, alors leur vie ne changera pas, alors notre vie non plus ne changera pas. Mais au contraire, si nous nous abaissons jusqu’à eux pour les élever, alors oui, leur vie changera, notre vie changera, le monde changera. Si nous n’y mettons pas d’amour, alors notre charité devient de l’assistanat qui, au lieu de faire grandir les personnes, les conforte dans leur situation. C’est ce rappelle notre bon pape François :

Nous voyons que la charité n’est pas un simple assistantialisme, ni un assistantialisme pour tranquilliser les consciences. Non, cela n’est pas de l’amour, cela est un commerce, cela est une affaire. L’amour est gratuit. La charité, l’amour est un choix de vie, la charité est une manière d’être et de vivre.

Voilà donc en quoi doit consister notre charité : Suivre la voie que le Christ a tracé, c’est à dire celle du don de soi ; c’est à dire imiter cet abaissement de Dieu qui prend notre condition humaine pour l’élever à lui ; c’est à dire imiter le Christ qui n’avait pas même une pierre pour reposer sa tête, afin que le souci de notre confort personnel ne nous fasse pas oublier la détresse intérieure de ceux qui nous entourent ; c’est à dire imiter ce renoncement de saint Vincent de Paul, pour que nous puissions nous oublier de temps à autre (et le plus souvent possible) afin de se rappeler que certains ont besoin, non pas de notre argent mais de notre temps, de notre amour.

Si donc aujourd’hui vous voulez répondre à cet appel à vivre comme des fous de Dieu, alors courrez vers les pauvres (et il n’y pas besoin d’être en guenilles pour être un pauvre) ! Courrez sans songez à la monnaie que vous allez pouvoir donner au mendiant mais en pensant plutôt aux précieuses minutes de votre temps que vous allez lui offrir. Courrez aussi rencontrer ceux qui vivent seuls, qui désespèrent et pour qui la vie est devenue insipide et sans saveur. Et pour cela, pas besoin d’aller loin pour que votre charité folle s’exprime : non loin de nous le Christ attend sous les traits d’un pauvre. 

Alors, voulez-vous apprendre avec moi à devenir des fous de Dieu ? … Voulez vous être des fous de charité ? … Voulez vous transformer le monde ?

Demandons donc aujourd’hui au Seigneur, par l’intercession de Saint Vincent de Paul, la grâce d’être des fous de Dieu, des fous de charité, qui oublient jusqu’à leur propre vie pour se donner à ceux qui en manque, de cet amour fou. Amen.

abbé Luc Denoyer

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Published by Paroisse saint Vincent de Paul - dans VIE DE LA PAROISSE
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commentaires

Pierrick 01/10/2013 13:50

réponse à la question du titre: Oui !

Yves 30/09/2013 06:22

Ah Abbé Luc, j'aime bien ce titre provocateur "voulez-vous êtres des fous de Dieu?". Dans ces quelques mots se trouve le commandement "aime ton prochain comme toi même".
S'abaisser jusqu'aux plus pauvres, leur vie changera et sa propre vie change, je dirai forcément. Merci