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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 14:01

Le catéchuménat (en latin catechumenus, dérivé du grec ancien  κατηχοὐμενος /  katêkhoúmenos, de κατηχέω/katêkhéô, « faire retentir aux oreilles», d'où « instruire de vive voix ») est le temps proposé dans l'Église catholique romaine aux adultes qui désirent devenir chrétiens en se préparant à recevoir les « sacrements de l'initiation chrétienne » : le baptême, la confirmation et l'eucharistie.

Dans l'Église des premiers siècles, le catéchuménat était le lieu central de la catéchèse (annonce de la foi, enseignement chrétien) et était jalonné de nombreux rites d'initiation. Il concernait majoritairement des adultes. Ce temps, de deux à trois ans généralement (bien que la durée précise du catéchuménat ne soit pas connue pour la plupart des régions), permettait à la communauté chrétienne locale d'éprouver et de faire grandir la foi du converti par des catéchèses existentielles et dogmatiques centrées sur l'écoute de la parole, la catéchèse des deux voies et la compréhension profonde des dogmes. Initialement post-baptismal, le catéchuménat fut dès le IIIe siècle systématiquement pré-baptismal et était alors suivi généralement d'autres catéchèses post-baptismales (catéchèses mystagogiques). Les catéchèses pré-baptismales étaient également accompagnées d'actes rituels,  exorcismes,  pénitences et jeûnes, plus ou moins fréquents selon les régions. En fin de préparation, les candidats devaient aussi apprendre par cœur et réciter devant l'évêque le symbole de foi.

D'après les sources, on peut reconnaître deux étapes distinctes dans le catéchuménat probablement à partir du IIIe siècle. La première étape était marquée par l'entrée en catéchuménat et se terminait par le choix du candidat de demander le baptême. Lorsque cette requête était acceptée avait lieu le rite de l'inscription du nom du candidat sur le registre de l'Église, en présence de l'évêque. Le candidat recevait alors le nom de competens ou electus en latin (les deux termes sont attestés). Cette seconde étape, plus intense, parachevait la formation et les exercices rituels du candidat. Comme le baptême avait lieu le plus souvent à Pâques, la seconde phase du catéchuménat, ou préparation immédiate, se déroulait pendant le carême et l'inscription des noms se faisait ainsi au début de la période quadragésimale.

Lorsque la pratique du baptême des enfants fut généralisée et massifiée dans le monde chrétien, entre les Ve et VIIIe siècles, le catéchuménat tomba en désuétude et périclita. Néanmoins il ne disparut jamais complètement et put être massivement réutilisé dans des contextes de mission, comme le prouvent les nombreuses explications sur les pratiques baptismales rédigées à l'époque carolingienne1. Généralement, il est très complexe de déterminer à quelle période précisément la préparation des adultes devint l'exception. Très probablement, l'évolution se fit différemment et à des époques différentes selon les régions. Il est tout aussi difficile d'expliquer les causes de cet important changement qui purent être dues à des modifications des comportements sociaux, à la christianisation progressive de la population etc.

Depuis le XVIe siècle sur les territoires de mission, l'usage du catéchuménat fut à nouveau expérimenté sur le terrain, étudié et théorisé par Rome.

1.   Responsable paroissial du catéchuménat : François et Marie-Pierre Icardi

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