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Secrétariat paroissial
5 rue saint Martin,
06390 Contes
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Le Curé

abbé Adam WIJATA

 

 

 

Prêtre auxiliaire

Abbé Eric Rebuffel

les vendredis et samedis

Photos


Fin d'année 2014


Installation du père Adam
Septembre 2014

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Pélerinage à Notre Dame d'Utelle
Septembre 2014



Soirée Louange 14 déc 2015
La Trinité


Kermesse 2015


Première Communion 2015

 

1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 15:11

Quarante jours pour faire le tri,
pour se délester de ce qui est inutile
comme lorsqu’il faut traverser un désert.

Quarante jours pour éduquer le cœur et aimer,
apprendre à aimer, d’une façon neuve,
à la manière des premiers jours.

Quarante jours pour marcher à un autre rythme,
pour changer de style, pour faire le ménage,
pour se purifier.

Quarante jours pour regarder les autres, pour regarder Dieu,
pour écouter la Parole du Christ et la laisser faire
son œuvre de redressement au secret de nos désirs.

Quarante jours pour être transfiguré,
Quarante jours pour grandir avec l’Evangile,
Quarante jours pour apprendre à vivre!

Charles Singer

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 11:30

clb_050513.jpgNous continuons notre méditation de l'évangile des dimanches de carême, et ce, malgré l'absence de la semaine passée. Pour être sûr que cela n'arrive pas pour ce dimanche, c'est avec un peu d'anticipation que je publie la médiation du cinquième dimanche.

 

 

 

 

 

 

 

Cinquième Dimanche de Carême

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

 

Un homme était tombé malade.

C’était Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa soeur Marthe.
(Marie est celle qui versa du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. Lazare, le malade, était son frère.)
Donc, les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus :

« Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
En apprenant cela, Jésus dit :

« Cette maladie ne conduit pas à la mort,

elle est pour la gloire de Dieu,

afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »
Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.
Quand il apprit que celui-ci était malade,

il demeura pourtant deux jours à l'endroit où il se trouvait ;

alors seulement il dit aux disciples :

« Revenons en Judée. »

Les disciples lui dirent :

« Rabbi, tout récemment, les Juifs cherchaient à te lapider,

et tu retournes là-bas ? »
Jésus répondit :

« Ne fait-il pas jour pendant douze heures ?

Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas,

parce qu'il voit la lumière de ce monde ;
mais celui qui marche pendant la nuit trébuche,

parce que la lumière n'est pas en lui. »

Après ces paroles, il ajouta :

« Lazare, notre ami, s'est endormi ;

mais je m'en vais le tirer de ce sommeil. »
Les disciples lui dirent alors :

« Seigneur, s'il s'est endormi, il sera sauvé. »
Car ils pensaient que Jésus voulait parler du sommeil,

tandis qu'il parlait de la mort.
Alors il leur dit clairement :

« Lazare est mort, et je me réjouis de n'avoir pas été là, à cause de vous,

pour que vous croyiez.

Mais allons auprès de lui ! »

Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) dit aux autres disciples :

« Allons-y nous aussi, pour mourir avec lui ! »

Quand Jésus arriva, il trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
Comme Béthanie était tout près de Jérusalem

- à une demi-heure de marche environ –

beaucoup de Juifs étaient venus

manifester leur sympathie à Marthe et à Marie, dans leur deuil.
Lorsque Marthe apprit l'arrivée de Jésus,

elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison.
Marthe dit à Jésus :

« Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort.

Mais je sais que, maintenant encore,

Dieu t'accordera tout ce que tu lui demanderas. »
Jésus lui dit :

« Ton frère ressuscitera. »
Marthe reprit :

« Je sais qu'il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection. »
Jésus lui dit :

« Moi, je suis la résurrection et la vie.

Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ;

et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais.

Crois-tu cela ? »
Elle répondit :

« Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ;

tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. »
Ayant dit cela, elle s'en alla appeler sa sœur Marie, et lui dit tout bas :

« Le Maître est là, il t'appelle. »
Marie, dès qu'elle l'entendit, se leva aussitôt et partit rejoindre Jésus.
Il n'était pas encore entré dans le village ;

il se trouvait toujours à l'endroit où Marthe l'avait rencontré.
Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie,

et lui manifestaient leur sympathie,

quand ils la virent se lever et sortir si vite,

la suivirent, pensant qu'elle allait au tombeau pour y pleurer.
Elle arriva à l'endroit où se trouvait Jésus ;

dès qu'elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit :

« Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. »

Quand il vit qu'elle pleurait,

et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi,

Jésus fut bouleversé d'une émotion profonde.
Il demanda :

« Où l'avez-vous déposé ? »

Ils lui répondirent :

« Viens voir, Seigneur. »
Alors Jésus pleura.
Les Juifs se dirent :

« Voyez comme il l'aimait ! »
Mais certains d'entre eux disaient :

« Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle,

ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
Jésus, repris par l'émotion, arriva au tombeau.

C'était une grotte fermée par une pierre.
Jésus dit :

« Enlevez la pierre. »

Marthe, la soeur du mort, lui dit :

« Mais, Seigneur, il sent déjà ; voilà quatre jours qu'il est là. »
Alors Jésus dit à Marthe :

« Ne te l'ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : 

« Père, je te rends grâce parce que tu m'as exaucé.

Je savais bien, moi, que tu m'exauces toujours ;

mais si j'ai parlé, c'est pour cette foule qui est autour de moi,

afin qu'ils croient que tu m'as envoyé. »

Après cela, il cria d'une voix forte :

« Lazare, viens dehors ! »
Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés, le visage enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit :

« Déliez-le, et laissez-le aller. » 

Les nombreux Juifs,

qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce que faisait Jésus, crurent en lui.


 

Cette maladie ne mène pas à la mort.

 

Tous les miracles que Jésus accomplit ne sont pas en vue du salut des personnes. En effet, leur salut ne dépend pas de leur condition physique. S’Il accomplit des miracles, c’est pour que la gloire de Dieu soit manifestée et que les hommes croient. Nous le lisions dans la lettre aux Philippiens déjà abondamment citée : « afin que toute langue proclame de Jésus Christ qu’il est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. » (Ph 2, 11).

 

La véritable mort n’est pas celle qui consiste en l’arrêt de la vie biologique mais bien dans la séparation d’avec Dieu, le refus explicite de Dieu. Ainsi, Lazare n’est pas mort de cette mort qui est séparation volontaire d’avec l’amour de Dieu.

 

Si tu avais été là…

 

On dirait que les deux sœurs se sont mises d’accord sur les termes à employer pour exprimer à Jésus leur tristesse et leur déception de ne le voir arriver qu’une fois le mort enterré ! Elles utilisent exactement la même parole pour s’adresser à Jésus. Le dialogue de Marthe et Jésus, fait penser, sous quelques aspects, à celui avec la samaritaine. De fil en aiguille, Jésus fait avancer Marthe sur son chemin de foi en lui faisant accepter et vivre ce qu’elle croit. Sa déception laisse tout de même entrevoir la possibilité d’une grâce obtenue par Jésus. Dieu accorde à Jésus ce qu’il lui demande et elle le sait. La réponse de Jésus est claire : « Ton frère ressuscitera. » Mais le futur que Jésus utilise est lointain pour Marthe, elle a foi en la résurrection des morts au dernier jour. Alors, de même que Jésus avait dit à la samaritaine concernant le Messie, « je le suis, moi qui te parle », il répond à Marthe : « Je suis la résurrection et la vie ». C’est la foi en Jésus Christ qui est la vraie vie. Il pousse Marthe à confesser sa foi en Lui. Ce qu’elle ne fait en réalité pas. Sa confession de foi ne porte pas sur les éléments que Jésus vient de citer. Tout comme si lors de la profession de foi baptismale, à la question : croyez vous en Dieu le Père tout Puissant, créateur du ciel et de la terre ? nous répondions, oui je crois en l’Esprit Saint qui procède du Père… la réponse est juste mais ne correspond pas à la question ! Cela se confirme plus loin lorsque Jésus demande d’ouvrir le tombeau et que Marthe lui répond qu’il sent déjà. Alors Jésus lui repose la question : « Ne te l'ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »

Pour Marie qui pose la même question, Jésus ne réagit pas. Mais il laisse paraître par ses pleures son attachement à Lazare.

 

Père, je te rends grâce

 

Le Christ rend grâce à Dieu avant même de voir le mort sortir. Il est sûr de sa prière, sa confiance en son Père est infinie. Il rend grâce pour cette « résurrection » qui rendra gloire au Père et conduira les hommes à croire.


 

Lazare, vient dehors

 

Ou bien : Lazare, vient à la Lumière. Sort des ténèbres de la mort et vient à la lumière. La mort dans ce récit semble vraiment être juste un sommeil duquel il suffit de rappeler l’intéressé pour qu’il en sorte en toute simplicité !

 

Ils crurent en Lui

 

Le miracle de Jésus provoque un acte de foi chez ceux qui sont présents. Dieu manifeste sa gloire dans ses miracles et les hommes croient ainsi en la parole du Fils.

 

Retour à la vie

 

Lazare n’est pas à proprement parlé ressuscité des morts. Il est revenu à la vie. Son corps n’est pas le corps glorifié que le Christ montre à ses disciples à la transfiguration et lors de sa résurrection. D’autre part, le Christ est le premier né d’entre les morts, Lazare n’aurait su lui ravir le titre. Lazare est mort ensuite et de nouveau d’une mort biologique.

 

En bref : Jésus est la résurrection et la Vie

 

Jésus nous conduit à vivre d’une foi qui n’est pas simplement intellectuelle, mais qui dans notre vie prend consistance face aux événements qui surviennent. La mort n’est qu’un passage, de surcroit nous croyons à la résurrection des morts et à la vie éternelle ? Mais comment nous situons nous face à notre propre mort et celle de nos proches ? Marthe est dans la même situation. Elle connaît son Credo mais il est plus difficile pour elle de le vivre lorsqu’il s’agit de son frère.

La véritable mort, c’est celle du péché. De celle-ci, nul n’en revient, si ce n’est ceux qui croient en la miséricorde de Dieu et qui confesse leurs limites et leurs égarements de l’amour du Père.

Le Christ accomplit des miracles pour manifester la grandeur de Dieu. C’est donc à la fois pour la gloire de Dieu et en même temps pour le salut du monde, car à travers ces miracles, Il conduit les hommes à croire.

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 09:03

Pour faire suite à un précédent article sur les trois "piliers" du chemin de carême, (voir Jeûne, aumône et prière, tout un programme! ) je vous propose aujourd'hui un commentaire de St Pierre Chrysologue qui montre comment le jeune et la prière sont vaniteux sans l'exercice de la miséricorde.

 

Il y a trois actes, mes frères, trois actes en lesquels la foi se tient, la piété consiste, la vertu se maintient : la prière, le jeûne, la miséricorde. La prière frappe à là porte, le jeûne obtient, la miséricorde reçoit. Prière, miséricorde, jeûne, les trois ne font qu'un et se donnent mutuellement la vie.


En effet, le jeûne est l'âme de la prière, la miséricorde est la vie du jeûne. Que personne ne les divise : les trois ne peuvent se séparer. Celui qui en pratique seulement un ou deux, celui-là n'a rien. Donc, celui qui prie doit jeûner ; celui qui jeûne doit avoir pitié ; qu'il écoute l'homme qui demande, et qui en demandant souhaite être écouté ; il se fait entendre de Dieu, celui qui ne refuse pas d'entendre lorsqu'on le supplie. 


Celui qui pratique le jeûne doit comprendre le jeûne : il doit sympathiser avec l'homme qui a faim, s'il veut que Dieu sympathise avec sa propre faim ; il doit faire miséricorde, celui qui espère obtenir miséricorde ; celui qui veut bénéficier de la bonté doit la pratiquer ; celui qui veut qu'on lui donne doit donner. C'est être un solliciteur insolent, que demander pour soi-même ce qu'on refuse à autrui. 


Sois la norme de la miséricorde à ton égard : si tu veux qu'on te fasse miséricorde de telle façon, selon telle mesure, avec telle promptitude, fais toi-même miséricorde aux autres, avec la même promptitude, la même mesure, la même façon.


Donc la prière, la miséricorde, le jeûne doivent former un patronage pour nous recommander à Dieu, doivent former un seul plaidoyer en notre faveur, une seule prière en notre faveur sous cette triple forme. ~


Ce que nous avons perdu par le mépris, nous devons le conquérir par le jeûne ; immolons nos vies par le jeûne, parce qu'il n'est rien que nous puissions offrir à Dieu de plus important, comme le prouve le Prophète lorsqu'il dit : Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; le cœur qui est broyé et abaissé, Dieu ne le méprise pas.

 
Offre à Dieu ta vie, offre l'oblation du jeûne pour qu'il y ait là une offrande pure, un sacrifice saint, une victime vivante qui insiste en ta faveur et qui soit donnée à Dieu. Celui qui ne lui donnera pas cela n'aura pas d'excuse, parce qu'on a toujours soi-même à offrir.

 
Mais pour que ces dons soient agréés, il faut que vienne ensuite la miséricorde. Le jeûne ne porte pas de fruit s'il n'est pas arrosé par la miséricorde ; le jeûne se dessèche par la sécheresse de la miséricorde ; ce que la pluie est pour la terre, la miséricorde l'est pour le jeûne. Celui qui jeûne peut bien cultiver son cœur, purifier sa chair, arracher les vices, semer les vertus : s'il n'y verse pas les flots de la miséricorde, il ne recueille pas de fruit.


Toi qui jeûnes, ton champ jeûne aussi, s'il est privé de miséricorde ; toi qui jeûnes, ce que tu répands par ta miséricorde rejaillira dans ta grange. Pour ne pas gaspiller par ton avarice, recueille par tes largesses. En donnant au pauvre, donne à toi-même ; car ce que tu n'abandonnes pas à autrui, tu ne l'auras pas.

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 07:39

Troisième Dimanche de Carême

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

 

Jésus arrivait à une ville de Samarie,

appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph,

et où se trouve le puits de Jacob.

Jésus, fatigué par la route, s'était assis là, au bord du puits.

Il était environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l'eau. 
Jésus lui dit :

« Donne-moi à boire. »

(En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.)

La Samaritaine lui dit :

« Comment ! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? »

(En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.)
Jésus lui répondit :

« Si tu savais le don de Dieu,

si tu connaissais celui qui te dit : 'Donne-moi à boire',

c'est toi qui lui aurais demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive. »
Elle lui dit :

 « Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond ;

avec quoi prendrais-tu l'eau vive ?

Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits,

et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
Jésus lui répondit :

« Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ;

mais celui qui boira de l'eau que moi je lui donnerai n'aura plus jamais soif ;

et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle.
La femme lui dit :

« Seigneur, donne-la-moi, cette eau :

que je n'aie plus soif, et que je n'aie plus à venir ici pour puiser. »

La femme lui dit :

« Seigneur, je le vois, tu es un prophète.

Je sais qu'il vient, le Messie, celui qu'on appelle Christ.

Quand il viendra, c'est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
Jésus lui dit :

« Moi qui te parle, je le suis. »

La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens :

« Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait.

Ne serait-il pas le Messie ? »
Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers Jésus.


Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus,

à cause des paroles de la femme qui avait rendu ce témoignage :

« Il m'a dit tout ce que j'ai fait. »
Lorsqu'ils arrivèrent auprès de lui, ils l'invitèrent à demeurer chez eux.

Il y resta deux jours.
Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de ses propres paroles,

et ils disaient à la femme :

« Ce n'est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant ;

 nous l'avons entendu par nous-mêmes,

et nous savons que c'est vraiment lui le Sauveur du monde. »

 

 

 Il était environ midi, une femme vient puiser de l’eau

La rencontre de Jésus avec la samaritaine est vraiment providentielle. Qu’est ce qui pousse une femme à sortir à l’heure la plus chaude du jour pour puiser de l’eau ? …

 Donne-moi à boire

Jésus demande sans autre adresse à la samaritaine à boire. De plus, les juifs n’ont d’habitude aucun rapport avec les samaritains. La première réaction de la femme n’est pas liée à la demande en elle-même mais bien à celui qui la formule. C’est le fait qu’il est juif qui l‘arrête dans un premier temps.

 Eau vive

Jésus passe de la question de boire à celle de l’eau vive. C’est le premier glissement de ce texte et il y en a bien d’autres qui sont opérés par Jésus. La samaritaine ne saisit pas encore très bien ce que le Christ veut lui faire entendre. Il lui parle d’eau vive et elle constate qu’il n’a rien pour puiser de l’eau vive…dans un puits. Sa deuxième remarque change de plan. Elle se questionne sur l’identité de Jésus qui semble pouvoir faire mieux que le patriarche Jacob qui a creusé ce puits. Serait tu plus grand ? Dans une deuxième explication, Jésus change encore de niveau. Cette eau qu’il donne supprime la soif et donne la vie éternelle. Il est midi, la femme vient au puits puiser de l’eau pour ses besoins (ou pas, on verra cela plus tard !), elle rencontre Jésus qui lui demande à boire et maintenant il propose la vie éternelle. Elle a bien fait de sortir de chez elle, et en plus elle y gagne au change ! Tout comme dans le livre de Jérémie, le Christ veut recentrer sur la véritable source de Vie. « Car mon peuple a commis deux crimes: Ils m'ont abandonné, moi la source d'eau vive, pour se creuser des citernes, citernes lézardées qui ne tiennent pas l'eau. (Jr 2, 13). La samaritaine défend l’honneur de ses aïeuls qui ont construit ce puits et le Christ l’invite à découvrir la véritable soif qui l’habite et qui peut être l’a conduit jusque là au zénith, à savoir la Vie.

 Plus jamais soif

Jésus ne promet pas de rassasier de la soif de midi, si forte soit elle, mais il veut donner une eau qui en nous sera jaillissante pour la vie éternelle et cette source jaillissante, c’est l’Esprit. Cet Esprit dans lequel le peuple adorera en vérité.

 Quand il viendra

La femme est dans l’attente du Messie mais elle ne l’a pas encore reconnu en Jésus qui lui parle. Elle découvre et semble comprendre petit à petit qui il est. Il n’y a plus qu’un pas à faire pour que son attente se révèle être accomplie dans cette rencontre. Elle sait que le Messie, lorsqu’il viendra, enseignera toutes choses. Et c’est bien ce qu’il fait depuis qu’Il lui parle. La réponse de Jésus : Moi qui te parle, je le suis ! n’a d’autre effet pour la femme que d’aller partager la joie de cette rencontre. Elle est désormais convaincue qu’Il est Celui que son peuple attendait et l’annonce à ses voisins et les invite à partager cette rencontre.

La cruche !

Non, pas de jeu de mots !

Cette femme qui brave la chaleur de midi pour aller puiser de l’eau repart finalement les mains vides mais le cœur plein de joie d’avoir rencontré le Messie. Nos attentes, le Seigneur les comble bien souvent d’une autre manière que celle que nous attendions ou espérions !

 Conversion

Les hommes que la femme part chercher croient d’abord sur son témoignage mais ce qui fait leur véritable foi, c’est la rencontre personnelle avec le Christ. « Ce n'est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant ; nous l'avons entendu par nous-mêmes, et nous savons que c'est vraiment lui le Sauveur du monde. » L’accueil de la parole précède l’acte de foi et sa profession.

 En bref : Le Christ est l’eau de la Vie

Le Christ est la vraie Vie, l’eau qu’Il nous donne n’est pas pour le bien de notre corps mais pour le salut de notre âme.

Par lui, et grâce à cette eau qui est source jaillissante en nous de vie éternelle, nous accédons à la communion avec Dieu.

L’écoute de la parole de Dieu nous convertit. Le témoignage des hommes nous conduit au Christ, sa rencontre nous fait professer la foi en Jésus Christ, Fils bien aimé du Père, source de la Vie.

 

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 17:14

En ce temps de carême, où avec le Christ, nous sommes mis à l'épreuve au désert pour nous affermir dans notre foi, nous vous propospons de médiatez avec le Cardinal Newmann.

 

J'ai rencontré récemment une petite fille qui m'a dit :

« moi je veux mourir malheureuse pour ne pas regretter de mourir »

alors je l'ai prise sur mes genoux

et je lui ai expliqué que mourir c'est passer à une vie merveilleuse

pleine de bonheur où l'on est comme des anges et que notre DIEU n'est que Amour.

Cela m'a beaucoup interpellée

et j'ai pensé, pour l'avoir vécu,

que le bonheur,

quand on n'a pas rencontré le SEIGNEUR : ça fait peur.

On se dit que le bonheur ne peut pas durer éternellement et donc,

après l'avoir connu,

on va le perdre et être encore plus malheureux.

Combien de personnes se laissent aimer ?

Combien fuient le bonheur en se disant :

« c'est trop beau pour être vrai ! Ce n’est pas pour moi, je ne l'ai pas mérité ! »

Je me disais cela au début, lorsque j'ai pris conscience des grâces reçues du SEIGNEUR :

« c'est trop beau pour y croire »,

Comme l'enfant qui se frotte les yeux et ne crois pas ce qu'il voit :

"j'y crois pas, c'est trop beau, je rêve !"
 

Comme une mère qui met son enfant dans son couffin en disant :

« fais attention, qu'il ne t'arrives pas quelque chose ! »

quelque chose ? quelque chose : c'est vivre !
 

Alors, j'ai trouvé dans ces deux prières des clés pour ouvrir les portes des geôles

que l'être humain se construit pour s'enfermer dedans.

Des clés qui nous montrent que la relation avec le SEIGNEUR est en fait toute simple,

faite pour les simples,

avec des mots simples,

c'est nous qui compliquons tout.

 

S.M

 

Dieu m’a créé pour une tâche précise à son service;

il a m'a confié un travail que moi seul,

et nul autre, peux accomplir.

J'ai une mission - je peux ne pas la connaître tout au long de cette vie,

mais elle me sera révélée dans l'autre.

Je suis un maillon d'une chaîne, un lien entre des êtres.

Il ne m'a pas créé pour rien.

Je ferai le bien, je ferai son travail;

je serai un prédicateur de la vérité, sans pourtant le vouloir,

à la place qui est mienne,

si seulement je garde ses commandements et le sers par ma vocation.

C’est pourquoi, mon Dieu, je remettrai tout mon être entre vos mains.

Qu'ai-je au ciel, et que puis-je vouloir sur terre, sinon vous?

Ma chair et mon cœur défaillent,

mais Dieu est le Dieu de mon cœur, et ma part d'héritage pour toujours.

 + + +

   Je crois, mon Sauveur,

que vous savez exactement cc qui est le mieux pour moi.

Je crois que vous m'aimez plus que je ne m'aime moi-même,

que vous êtes toute sagesse dans votre Providence

et toute puissance dans votre protection.

Mon Seigneur, je veux m'en remettre à votre direction,

et l'ayant obtenue, j'agirai selon elle avec simplicité et sans crainte.

Et je promets de n'être pas impatient

s'il m'arrive d'être tenu par vous dans la nuit et la perplexité,

pas plus que de me plaindre jamais,

ni m'impatienter, si je rencontre infortune ou inquiétude.

 

 Bienheureux JOHN HENRI Cardinal  NEWMAN 

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 15:50

Deuxieme dimanche de Carême

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 

Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère,

et il  les emmène à l'écart, sur une haute montagne.
Il fut transfiguré devant eux ;

son visage devint brillant comme le soleil,

et ses vêtements, blancs comme la lumière.
Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui.
Pierre alors prit la parole et dit à Jésus :

« Seigneur, il est heureux que nous soyons ici !

Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes,

une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. »
Il parlait encore, lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit de son ombre ;

et, de la nuée, une voix disait :

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé,

en qui j'ai mis tout mon amour ;

écoutez-le ! »
Entendant cela,

les disciples tombèrent la face contre terre

et furent saisis d'une grande frayeur.
Jésus s'approcha, les toucha et leur dit :

« Relevez-vous et n'ayez pas peur ! »
Levant les yeux, ils ne virent plus que lui, Jésus seul.

En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre :

« Ne parlez de cette vision à personne,

avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. »

 

Pierre, Jacques et Jean

 Jésus choisit et prend avec lui ces mêmes disciples qui l’accompagneront pour son agonie à Gethsémani. Le récit de la transfiguration est placé entre deux annonces par le Christ de sa Passion à venir ; les disciples qui l’accompagnent seront des témoins privilégiés de cette gloire déjà manifestée qui donne sens à la Passion et laisse entrevoir la gloire de la Résurrection au matin de Pâques. Dans de nombreux autres passages des évangiles, ils accompagnent Jésus. (Voir aussi Lc 8, 51).

 

A l’écart sur une haute montagne

Se mettre à l’écart, c’est une habitude pour Jésus pour prier. On le voit souvent se mettre à l’écart de la foule pour prier et s’en remettre à son Père. Après la multiplication des pains (Mt 14, 23), au retour de mission des disciples (Mc 6, 31), pour expliquer aux disciples les paraboles qu’Il emploie (Mc 4, 10) et bien sûr à Gethsémani (Mt 26, 36). Mais bien plus que la particularité de se mettre à l’écart, c’est sur une haute montagne que Jésus conduit ses disciples. C’est en effet le lieu de la présence et de la manifestation de Dieu. On retrouve cela principalement dans le récit de la Théophanie sur le Sinaï avec le don de la Loi fait à Moïse. (Ex 19). Dans les évangiles : Jésus est tenté au désert  après son baptême, « de nouveau le diable le conduit sur une très haute montagne » (Mt 4, 8), Jésus prononce les béatitudes après avoir gravit la montagne : « Voyant les foules, il gravit la montagne » (Mt 5, 1),  Jésus guérit de nombreux malades près du lac : «  Etant parti de là, Jésus vint au bord de la mer de Galilée. Il gravit la montagne, et là il s’assit. »  (Mt 15, 29), Jésus apparaît aux disciples en Galilée : « Quant aux onze disciples, ils se rendirent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait donné rendez vous. »  (Mt 28, 16) …

 

Il fut transfiguré

Jésus apparaît dans la gloire, ses vêtements irradient la lumière de Dieu. C’est pour les disciples une vision anticipée du Christ ressuscité qu’ils rencontreront le dimanche après la Passion. Le Christ est Lumière, il se révèle tel qu’Il est véritablement, à savoir : « Lumière née de la lumière » (cf. Credo Nicée-Constantinople).

 

Moïse et Elie

Moïse et Elie, illustres personnages de l’Ancien Testament manifestent ici la continuité et l’accomplissement du ministère du Christ. Moïse est l’homme de la Loi mais aussi le médiateur entre Dieu et les hommes qui est envoyé parler aux Fils d’Israël et qui libère le peuple de l’esclavage. Quant à Elie, c’est le prophète annoncé qui doit précéder le Messie : « Voici que je vais vous envoyer Elie le prophète, avant que n’arrive le jour de Yahvé, grand et redoutable. Il ramènera le cœur des Pères vers leur fils et le cœur des fils vers leurs pères, de peur que je ne vienne frapper le pays d’anathème. » (Ml 3, 23-24) Elie est considéré comme le précurseur du Messie comme le montre la prophétie de Malachie. On retrouve cette identification dans les passages qui encadrent le récit de la Transfiguration. « Jésus posa à ces disciples cette question : « au dire des gens, qu’est le Fils de l’homme ? » Ils dirent : « pour les uns Jean le Baptiste ; pour d’autres, Elie ; pour d’autres encore, Jérémie ou quelqu’un des prophètes. » (Mt 16, 13) Ainsi, la présence d’Elie aux côtés de Jésus au moment de la transfiguration est une évocation de cette considération d’Elie comme précurseur du Messie. Le Christ est le véritable Messie qui accomplit les prophéties et aussi Celui qui vient accomplir la Loi et sceller l’Alliance Nouvelle en sa mort et sa résurrection. « N'allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. » (Mt 5, 17).

 

Pierre prit la parole

Pierre veut dresser des tentes. Certes, on peu donner des interprétations très spirituelles de cette intervention, mais pour ceux qui sont déjà allés au Mont Thabor en Galilée, ils se rappelleront sans doute qu’une fois arrivé en haut, on est content de se reposer un peu ! Mais considérons tout de même des images plus profondes. La tente est le lieu de la rencontre. C’est dans la tente que Dieu est présent dans la marche du peuple (voir le livre de l’Exode). C’est dans la tente que Moïse vient à la rencontre de Dieu sous la nuée. « Moïse prenait la Tente et la plantait pour lui hors du camp, loin du camp. Il la nomma Tente du Rendez-vous, et quiconque avait à consulter Yahvé sortait vers la Tente du Rendez-vous qui se trouvait hors du camp. Chaque fois que Moïse sortait vers la Tente, tout le peuple se levait, chacun se postait à l'entrée de sa tente, et suivait Moïse du regard jusqu'à ce qu'il entrât dans la Tente. Chaque fois que Moïse entrait dans la Tente, la colonne de nuée descendait, se tenait à l'entrée de la Tente et Il parlait avec Moïse. » (Ex 33, 7-10).

 

D’autre part, le désir de Pierre est aussi de demeurer dans cette situation de contemplation du Christ en Gloire. Mais comme on le voyait précédemment, cette gloire ne se manifestera véritablement que lors de la résurrection des morts, lorsque le Christ par sa mort, aura vaincu la mort. Il ne faut pas oublier que ce récit prend place entre deux annonces de la Passion. Pierre n’est-il pas disposé à vivre la Passion pour accéder à cette gloire ?

 

Nuée lumineuse

La nuée qui prend la scène sous son ombre est aussi un thème biblique très répandu pour manifester la présence de Dieu. Nous avons déjà vu plusieurs références mais on peut aussi penser à l’Annonciation, « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre. » (Lc 1, 35). Plus que la présence de Dieu, c’est la présence même de l’Esprit Saint, par qui le Verbe s’est fait chair et qui l’a ressuscité d’entre les morts.

 

Celui-ci est mon Fils bien aimé, Ecoutez-le.

Nous avions déjà entendu cette parole du Père venue du Ciel lors du baptême du Christ. Mais depuis, la parole a quelque peu changé. Il ne s’agit plus seulement de dire l’amour du Père qui demeure en Lui mais aussi d’affirmer qu’Il est la voix du Père qu’il faut écouter. Une manière de redire que la Passion du Fils est le préalable à la glorification du Père. (Revoir encore la fin de l’hymne aux Philippiens Ph 2). Le Christ est la parole du Père. C’est un thème récurrent chez saint Jean. « Car les paroles que tu m'as données, je les leur ai données, et ils les ont accueillies et ils ont vraiment reconnu que je suis sorti d'auprès de toi, et ils ont cru que tu m'as envoyé. » (Jn 17, 8).

 

En bref : JESUS EST LA PAROLE DU PERE

Jésus est le chemin et la Parole que le Père nous donne à suivre pour accéder à son royaume.

 

Il nous invite à nous mettre à l’écart et en présence de Dieu pour contempler le mystère du Christ ressuscité qui peut alors nous parler dans un cœur disponible.

La contemplation du ressuscité passe d’abord par la passion, et comme Pierre, nous avons du chemin à parcourir pour être disposé à accueillir cette grâce et de vivre pleinement ce jour de joie.

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 10:08

Pendant ce temps de Carême, nous vous proposons de méditer en avant première l'Evangile du dimanche. Il vous sera donc possible chaque vendredi de carême, de lire et d'intérioriser la Parole de Dieu pour mieux en être nourris.

 

Premier dimanche de Carême

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 

Jésus, après son baptême,

fut conduit au désert par l'Esprit pour être tenté par le démon.
Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.
Le tentateur s'approcha et lui dit :

« Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. »
Mais Jésus répondit :

« Il est écrit : Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre,

mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » 

Alors le démon l'emmène à la ville sainte, à Jérusalem,

le place au sommet du Temple et lui dit :

« Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ;

car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et :

Ils te porteront sur leurs mains,

de peur que ton pied ne heurte une pierre. »

Jésus lui déclara :

« Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu. » 

Le démon l'emmène encore sur une très haute montagne

et lui fait voir tous les royaumes du monde avec leur gloire.
Il lui dit :

« Tout cela, je te le donnerai, si tu te prosternes pour m'adorer. »
Alors, Jésus lui dit :

« Arrière, Satan ! car il est écrit :

C'est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras,

et c'est lui seul que tu adoreras. » 

Alors le démon le quitte.

Voici que des anges s'approchèrent de lui, et ils le servaient.

 

+++

 

  •  Jésus est conduit au désert par l’Esprit

 Jésus n’est pas seul au désert et il y est conduit par l’Esprit. Ce même Esprit qui nous enseigne toute vérité (voir Jn 16, 13). Jésus donne ainsi le témoignage d’une vie de lutte contre l’esprit du mauvais qui détourne la vérité pour détourner aussi les âmes de la grâce de Dieu. Se laissant conduire par l’Esprit, le Christ révèle en quelque sorte les pièges que le Malin utilise pour mener à bien son œuvre de perdition et dont nous sommes les cibles et victimes. Voici un référence qui est éclairant et qui décrit bien cette lutte que nous sommes invités à vivre dans la foi. Tous les mardis soir, ceux qui disent la prière de l’Eglise, lisent ce passage de la lettre de St Pierre : « Soyez sobres, soyez vigilant : le démon comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie. Résistez-lui avec la force de la foi. » (1P 5, 8-9)

 

  •  Quarante jours, quarante nuits

C’est une reprise symbolique du temps que le peuple d’Israël, libéré d’Egypte, a passé dans le désert. Il était lui aussi conduit par l’Esprit sous la forme de la nuée qui précédait le peuple.

Israël aussi a connu la tentation au désert et la faim. Ce sont ces deux faiblesses qui ont « conduit » Dieu à faire le don de la Loi au Sinaï et des cailles au désert. (voir le livre de l’Exode). Le psalmiste, au Psaume 94, (que l’Eglise propose d’ailleurs chaque jour pour commencer le premier office de la journée), transmet la parole « d’exaspération » de Dieu qui voit son peuple se détourner de Lui. « Quarante leur génération m’a déçu et j’ai dit ce peuple a le cœur égaré, il n’a pas connu mes chemins, dans ma colère j’en ai fait le serment, jamais ils n’entreront dans mon repos. » (Ps 94 - ça vaut le coup de le lire en entier !)

 

  • Première tentation, le pain

 Le tentateur fait en quelque sorte acte de foi en appelant Jésus le Christ, le Fils de Dieu : c’est bien ce qu’il est ! En effet, le Christ est tout à fait capable de transformer des pierres en pain : l’eau a bien jailli du rocher (voir Ex 17, 1-7) et la manne et les cailles survenues du ciel (Ex 16). Mais quel est le but de cette action miraculeuse que demande le tentateur ? La gloire du Christ ne consiste pas en des actes merveilleux mais en ce que Dieu se donne Lui-même « pour [sa] gloire et le salut du monde ». Il est le Pain vivant descendu du ciel, le Pain des anges, tel qu’on l’entend souvent pour les mariages : Panis angelicus… En effet, au-delà du miracle inutile qui lui est demandé, Jésus rappelle que la véritable nourriture c’est la parole qui sort de la bouche de Dieu. Or, Il est la Parole du Père faite chair. Et Verbum caro factus est. Et le Verbe s’est fait chair. (Cf. Jn 1).

 

  • Deuxième tentation, la tour

 Dieu serait-il mis à l’épreuve par son propre Fils ? Quelle situation paradoxale pour Celui à qui le Père a tout remis. (voir Mt 3, 17 et Mt 17, 5) Dieu accorde sa grâce avec gratuité et selon son bon vouloir. Nul ne peut se passer de la vertu de prudence en s’en remettant à la grâce de Dieu. La Tentateur pousse le Christ à être le Sauveur des hommes tel que les hommes eux-mêmes l’entendent. 

 

  • Troisième tentation, la royauté

 Satan veut offrir au Christ quelque chose qu’Il possède déjà, à savoir la royauté sur l’Univers. Il est Roi, et cela, même Pilate l’affirme. (voir Jn 18, 33-37). Cependant, cette Royauté, Jésus ne la détient pas d’une soumission à Satan mais de son Père. Le Christ renvoie à la véritable source qu’est le Père et de qui Il tient tout. (Jn 17, 1-3 et suivant). On peut de nouveau lire le Ps 94. « Oui le grand Dieu c’est le Seigneur, le grand roi au dessus de tous les dieux, il tient en main les profondeurs de la terre et les sommets des montagnes sont à lui, à lui la mer c’est lui qui l‘a faite, et les terres, car ses mains les ont pétries. » (Ps 94)

 

  • Le démon le quitte et des anges le servaient.

 Le démon est impuissant face à l’homme qui vit dans la vérité de Dieu et dont la conscience est éclairée par l’Esprit de Dieu. En vivant sous la conduite de l’Esprit, il peut discerner la route à suivre. « Choisis la vie » (Dt 30, 15-20). Après l’épreuve du désert et des tentations, le Christ est servi par les anges. De même, après l’acceptation de sa Passion à Gethsémani, un ange le réconforte. (Voir Lc 22, 43). Les anges sont près de Lui lorsqu’Il refuse de ne plus renvoyer à un Autre mais à Lui-même. Car telle est la tentation, celle de ne plus être une icône du Père mais son propre maitre. C’est tout le mouvement que nous révèle, avec clarté, l’hymne de la lettre aux Philippiens : « Lui qui de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur […] » (Lire Ph 2).

 

Jésus est prudent, il discerne avec l’Esprit de Dieu ce qui est juste et bon et nous invite à en faire autant. Il recherche quelle est la volonté du Père en toutes choses.

Ainsi pour nous, il s’agit de nous nourrir de la Parole de Dieu et de nous laisser conduire par elle et non par les tromperies du Malin qui use de multiples ruses sournoises pour nousdétourner de Dieu. Jésus est le Chemin, Il nous montre le chemin de Vie véritable.

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 09:32

Le carême s'ouvre chaque année par le la célébration du mercredi des cendres où nous entendons proclamer la lecture de l'Evangile selon saint Matthieu. Le Christ nous invite à vivre avec lui au désert durant quarante jours pour dompter nos corps et nos désirs et faire grandir notre âme. Cette âme qui a soif de Dieu comme le psalmiste le chante : "Dieu tu es mon Dieu je te cherche dès l'aube, mon âme a soif de Toi, terre aride altérée sans eau." Ps 62.

 

Le programme qui nous est proposé est simple. Prenez quarante jours, ajoutez-y cinq dimanches qui marqueront les étapes vers Pâques, mettez-y encore quelques vendredi de jeûne et des oeuvres de charité, le tout accompagné d'une instante et continuelle prière et vous obtiendrez un carême fécond qui portera beaucoup de fruit de saintété.

Si la prière et l'aumône semble aquises pour tous, le jeûne est peut être moins évident mais il n'en reste pas moins d'actualité. De 18 à 60 ans, tous les baptisés sont tenus au jeûne les vendredi de carême et plus particulièrement le mercredi des cendres et le vendredi saint. Tout le sens et la portée spirituelle de cette abstinence et de ce jeûne sont admirablement rappelés dans l'oraison de la messe des cendres.

Accorde nous, Seigneur, de savoir commencer saintement, par une journée de jeûne, notre entraînement au combat spirituel : que nos privations nous rendent plus forts pour lutter contre l'esprit du mal. Par Jésus Christ Notre Seigneur. 

 

Le jeûne et l'abstinence ne consitent pas en des relants de masochisme. C'est une pratique ascétique qui libère notre âme des désirs terrestre pour la laisser s'épanouir en Dieu. C'est l'occasion de lacher tous les boulets qui nous retienne au plancher des vaches pour nous élever vers les réalités célestes. Imaginer une mongolfière dont le pilote ne voudrait pas se séparer de ses sacs de sables. Comment pourrait il s'élever vers le ciel. Renoncer à contraindre nos instincts charnels, c'est renoncer à vivre dans l'intimité spirituelle avec Dieu. C'est renoncé à une élévation de l'âme vers son créateur. Ainsi, jeûne et prière sont liés. Je laisse donc à votre lecture cette homélie du  Vème siècle qui manifeste pleinement la portée et la force de la prière dans notre marche vers le Royaume.

 

"Le bien suprême, c'est la prière, l'entretien familier avec Dieu. Elle est communication avec Dieu et union avec lui. De même que les yeux du corps sont éclairés quand ils voient la lumière, ainsi l'âme tendue vers Dieu est illuminée par son inexprimable lumière. La prière n'est donc pas l'effet d'une attitude extérieure, mais elle vient du cœur. Elle ne se limite pas à des heures ou à des moments déterminés, mais elle déploie son activité sans relâche, nuit et jour.

En effet, il ne convient pas seulement que la pensée se porte rapidement vers Dieu lorsqu'elle s'applique à la prière ; il faut aussi, même lorsqu'elle est absorbée par d'autres occupations – comme le soin des pauvres ou d'autres soucis de bienfaisance –, y mêler le désir et le souvenir de Dieu, afin que tout demeure comme une nourriture très savoureuse, assaisonnée par l'amour de Dieu, à offrir au Seigneur de l'univers. Et nous pouvons en retirer un grand avantage, tout au long de notre vie, si nous y consacrons une bonne part de notre temps.

La prière est la lumière de l'âme, la vraie connaissance de Dieu, la médiatrice entre Dieu et les hommes. 

Par elle, l'âme s'élève vers le ciel, et embrasse Dieu dans une étreinte inexprimable ; assoiffée du lait divin, comme un nourrisson, elle crie avec larmes vers sa mère. Elle exprime ses volontés profondes et elle reçoit des présents qui dépassent toute la nature visible. 

Car la prière se présente comme une puissante ambassadrice, elle réjouit, elle apaise l'âme.

Lorsque je parle de prière, ne t'imagine pas qu'il s'agisse de paroles. Elle est un élan vers Dieu, un amour indicible qui ne vient pas des hommes et dont l'Apôtre parle ainsi :Nous ne savons pas prier comme il faut, mais l'Esprit lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables.

Une telle prière, si Dieu en fait la grâce à quelqu'un, est pour lui une richesse inaliénable, un aliment céleste qui rassasie l'âme. Celui qui l'a goûté est saisi pour le Seigneur d'un désir éternel, comme d'un feu dévorant qui embrase son cœur.

Lorsque tu la pratiques dans sa pureté originelle, orne ta maison de douceur et d'humilité, illumine-la par la justice ; orne-la de bonnes actions comme d'un revêtement précieux ; décore ta maison, au lieu de pierres de taille et de mosaïques, par la foi et la patience. Au-dessus de tout cela, place la prière au sommet de l'édifice pour porter ta maison à son achèvement. Ainsi tu te prépareras pour le Seigneur comme une demeure parfaite. Tu pourras l'y accueillir comme dans un palais royal et resplendissant, toi qui, par la grâce, le possède déjà dans le temple de ton âme."

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 20:27

Voici les paroles d'encouragement de Monseigneur Sankalé pour ce carême qui vient de commencer. Allons à Dieu, par Dieu...

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 09:12

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Et pourtant, il m'a pardonné!»

En ce temps de carême où le pardon est au coeur de notre démarche de conversion. Voici l’histoire authentique d'un impossible pardon, lors de la guerre civile espagnole (1936-1939). Vous trouverez ci dessous le récit de cette histoire et plus bas une présentation historique de la guerre civile espagnole.


"La guerre civile déchire le peuple espagnol. Les communistes multiplient les atrocités : églises profanées, villages en flammes, cadavres mutilés... Les nationalistes répondent œil pour œil, dent pour dent. C'est le cycle infernal de la vengeance.

Ce jour-là, quelques nationalistes vielll1ent de «nettoyer» un village tenu par les communistes. Le combat a été terrible. Le groupe de soldats tombe soudain, au coin d'un mur, sur un corps allongé. C'est un jeune communiste. Un éclat d'obus lui a déchiqueté la poitrine.

Incapable de fuir, il regarde la patrouille s'approcher. Puis il lève la main d'un geste faible et balbutie : «Un prêtre! Par pitié, allez me chercher un prêtre ! -Au diable, sale rouge !», jure l'un des nationalistes. Mais un de ses camarades a pitié : «Je vais voir si je peux en trouver un». Il revient peu après, accompagné d'un prêtre.

Celui-ci se penche avec compassion sur le blessé : «Vous voulez vous confesser?, lui demande-t-il.

-Oui, je veux me confesser!, répond le soldat en haletant. Mais dites-moi, vous êtes le curé de ce village ? -Oui, c'est moi ! -Mon Dieu !», balbutie le jeune homme, effrayé.

Le prêtre reste longtemps auprès du mourant. Quand il rejoint enfin la patrouille en faction, ses cheveux sont trempés, son visage, en sueur, blanc comme un suaire : « Frères!, parvient-il tout de même à murmurer, portez le blessé dans la maison la plus proche, afin qu'il ne meure pas sur la route».

Lorsque les soldats s'approchent du jeune homme, celui-ci se soulève un peu et leur fait signe de se pencher vers lui : «Il m'a pardonné ! Il m'a donné l’absolution !» Il halète, il ne trouve plus son souffle.

«Pourquoi ne te pardonnerait-il pas? C'est son rôle!, dit un nationaliste. -Vous ne savez pas ce que j'ai fait!, gémit le mourant. J'ai tué à moi tout seul trente deux prêtres ! Je les ai poignardés, assommés, étranglés, j'ai tiré sur eux. Dans chaque village, j'ai d'abord été au presbytère. Ici aussi, je l'ai fait. Je n'ai pas trouvé le prêtre, mais j'ai trouvé son père et ses deux frères. Je leur ai demandé où il se cachait. Ils n'ont pas voulu le trahir. Alors, je les ai tués, tous les trois ! Vous comprenez ? J'ai tué le père et les frères du prêtre qui m'a confessé... Et pourtant il m'a pardonné !».

(Condensé d'une anecdote racontée par Pierre Lefevre dans Grandes vérités et petites histoires, éd. Téqui.)
 

Contexte historique :
 
Après une éphémère première République (1873-74), la royauté espagnole est à nouveau abolie en 1931 avec l’instauration de la seconde République. Elle commence sous de bonnes augures et beaucoup de catholiques s’y rallient, mais les hostilités avec la religion s’ouvrent en 1933 après des élections favorables à la gauche. C’est d’abord une politique de laïcité absolue qui tend à éradiquer le christianisme de la nation espagnole : interdiction aux religieux de faire “aucun commerce, aucune industrie, aucun enseignement”, suppression des jésuites, approbation du divorce, crucifix retirés des classes. Et déjà, on brûle des églises. La gauche républicaine a mal calculé. Il faudrait peu connaître le peuple espagnol pour penser qu’il accepte cette violence antireligieuse sans réaction. Les élections de décembre 1933 ramènent au pouvoir une majorité de droite. Peut-être à ce moment-là, la crise aurait pu être terminée si des solutions inspirées du catholicisme social avaient été mises en œuvre : malheureusement il n’en est rien ; les conservateurs paralysent les plans de réforme. Durant l’été 1934, éclate une première "Révolution des Asturies"; des prêtres et des religieuses sont assassinés, notamment les martyrs de Turon. La gauche jusque là dispersée se regroupe et aux élections de février 1936, elle amène le "Frente popular" (Front populaire) au pouvoir. Composé de communistes, socialistes et anarchistes d’opinions souvent divergentes, il est essentiellement anticlérical. Les évêques reconnaissent au début sa légitimité. Mais les violences éclatent déjà en juin 1936. Ce gouvernement (‘républicain’ de style révolutionnaire) lance une violente persécution sanglante qui, en quelques semaines, fait une foule de victimes. Tout le peuple ne suit pas. A la chambre, un député monarchiste proteste et le lendemain, 14 juillet 1936, il est assassiné. Les différents partis de droite, apeurés, se regroupent dans un parti unique : la ‘Phalange’. Désormais, tous les ingrédients sont prêts pour une guerre civile. Le général Francisco Franco se révolte et lance, le 18 Juillet, le "Mouvement national" (“Alziamento National”, littéralement, Soulèvement national). Il est suivi par une grande partie de l'armée.

 

C'est alors une terrible guerre civile de trente-deux mois (1936–1938) entre "Républicains" (Rouges), renforcés par des "Brigades internationales", et "Nationalistes" ou franquistes, aidés en finale par la Wehrmacht allemande et les fascistes italiens. (Cependant, Franco, durant la Seconde Guerre mondiale, refusera fermement de se lier avec les puissances de l’Axe.) Quant aux "Rouges", comme on les appelle, (à juste titre car leur but est de faire de l'Espagne un état satellite de la Russie), ils déchaînent la plus grande persécution religieuse qu'ait jamais connu l'Espagne. A cause de sa brièveté dans le temps et de son intensité, c'est un ouragan ‘révolutionnaire’ comparable à celui de la Révolution française, qui s'abat sur toutes les régions où domine leur influence politique. Sur la liste noire des personnes à abattre figurent en premier lieu tous les prêtres. Les exactions se multiplient : incendie de couvents, d'évêchés, d'églises, destruction du patrimoine artistique sacré, bref, de tout ce qui rappelle la religion catholique. Notons qu’il y eut des violences condamnables de part et d’autre. (Même un écrivain catholique comme Georges Bernanos a condamné dans “les Grands Cimetières sous la lune” les excès des franquistes, voire de certains ecclésiastiques).

 Les républicains procèdent à des exécutions massives, accompagnées d'une férocité inouïe. Sont victimes : 13 évêques, 4'184 prêtres, 2'365 religieux, 283 religieuses, des milliers de laïcs. Ceux que l’Église béatifie sont vraiment martyrs car ils ont été tués "en haine de la foi", ce ne sont pas de simples "victimes de guerre", car ils sont pacifiques, comme le Pape a tenu à le préciser (11 mars 2001) : « Les bienheureux qui sont élevés à l’honneur des autels n’étaient pas impliqués dans des luttes politiques ou idéologiques, et ne voulaient pas y entrer. (…) Ils ont vécu en aimant et sont morts en pardonnant. » Conscients de mourir pour leur foi, beaucoup criaient comme les "Cristeros" du Mexique (1926-1929) : "Vive le Christ-Roi!" 

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