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Secrétariat paroissial
5 rue saint Martin,
06390 Contes
tel. 04.93.79.00.58

paroissestvincentdepaul@gmail.com


Horaires d'ouverture :
Mardi 15h30 - 18h30 
Jeudi et Vendredi 08h30 - 11h30

 

 

 

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Le Curé

abbé Adam WIJATA

 

 

 

Prêtre auxiliaire

Abbé Eric Rebuffel

Photos


Fin d'année 2014


Installation du père Adam
Septembre 2014

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Pélerinage à Notre Dame d'Utelle
Septembre 2014



Soirée Louange 14 déc 2015
La Trinité


Kermesse 2015


Première Communion 2015

 

11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 22:02

croix-de-camargue.jpgPour ceux qui ont de l’imagination, ils se sont certainement représentés la scène où, dans l’Evangile, Jésus regarde les riches comme les pauvres mettre leur offrande dans le tronc. Pour ma part, en méditant ce texte, j’imaginais monsieur le curé assis dans les bas côtés, occupé à observer les fidèles en train de mettre leur offrande dans les troncs et de faire leurs dévotions dans l’église...

 

Au delà du voyeurisme que peu constituer une telle pratique, elle nous donne de voir que le don est en étroite connexion avec la foi, la dévotion des fidèles. En effet, le don authentique est lié aux trois vertus théologales, à savoir la charité, la foi et l’espérance. 

Le véritable don est fait par amour et avec amour,

Le véritable don est acte de foi,

Le véritable don ouvre à l’espérance.

 

Amour

Souvent, ce qui pose problème lorsque l’on veut donner ou se donner, c’est que l’on veut être sûr d’avoir quelque chose en retour, et de pouvoir en tirer profit pour nous-mêmes. Mais si l’on regarde le don du Christ, il n’a pas attendu d’être sûr que ses disciples lui rendraient le change pour s’offrir pour eux et pour nous sur le bois de la croix ! Quel profit le Christ tire-t’il de cette offrande, si ce n’est la glorification de son Père ? Pour nous il en va de même, notre don ne doit pas chercher à honorer quelqu’un d’autre que Dieu que nous servons en servant un pauvre. 

 

Frères et sœurs, celui qui donne par amour, ne cherche pas son profit mais le bonheur de l’autre. Regarder saint Martin, dont c’est la fête aujourd’hui, L’histoire raconte qu’il donna la moitié de son manteau à un pauvre en guenilles sur le bord de la route. Il n’a donné que la moitié de son manteau parce que, en tant que soldat romain, l’autre ne lui appartenait pas Voyez, il a donné toute sa part, tout ce qui lui appartenait.

 

Regardez aussi les époux chrétiens, ils se donnent l’un à l’autre dans l’acte conjugal avec tout ce qu’ils sont, poussés non par leur amour propre, mais par amour pour l’autre, avec le désir de s’offrir totalement.

Voyez encore cette veuve qui vient au temple, elle donne tout ce qu’elle a, elle ne donne pas son superflu mais tout son bien.

Voici un bel enseignement pour nous aujourd’hui. Lorsque l’on évalue le don que l’on va faire, il ne faut pas d’abord évaluer ce dont nous avons besoin pour savoir ensuite ce dont on peut se séparer. Non, il faut d’abord évaluer les besoins de l’autre, et ensuite, nous adapter à ce qui nous reste. 

Le don par amour, ce n’est pas le vide grenier où chacun se débarrasse de ce qui l’encombre, mais c’est le lieu où l’homme considère l’autre avant de se préoccuper de lui même.

 

Foi

Lorsque l’on fait comme Jésus et que l’on regarde les gens mettre leur offrande dans le tronc et prendre ensuite une bougie, on est frappé par leur foi. Or, notre foi repose justement sur un don : Le don que Dieu fait à l’homme de son Fils unique, le Christ offert pour notre salut. Le don de Dieu, c’est le don de la vie éternelle, de la vie en communion avec lui.

 

Certes, vous me direz qu’il n’y a pas besoin d’avoir la foi pour donner. Des gens qui ne croient pas sont parfois bien plus généreux… Mais notre foi donne un sens à notre don, Elle nous décentre de nous-mêmes, de l’objet même du don, pour attirer nos regards sur le destinataire du don, sur l’amour et la beauté de celui de celui qui reçoit.

 

Le don dans la foi nous unit à Dieu qui par amour du genre humain a donné au monde son propre fils.

Le don dans la foi nous unit au Christ qui, par amour des pécheurs a donné sa vie sur la croix pour libérer l’homme du péché.

 

Voilà pourquoi le don fait avec amour et vécu dans la foi nous ouvre à l’espérance, parce qu’il nous unit plus intimement au Christ.

 

Le véritable don ouvre à l’espérance.

Lorsque Jésus donne sa vie sur la croix, il ne le fait pas avec l’espoir qu’il portera du fruit. «  Aller, j’y vais, on verra bien si ça marche ! » Non ! le Christ sait qu’il en sortira vainqueur. Si le Christ est confiant, malgré l’angoisse de Gethsémani, c’est parce qu’il sait à quoi ouvre le don de sa vie, il sait que, traversant l’épreuve de la Passion, il sortira vivant du tombeau.

Voyez cette veuve de Sarepta, qui au temps de la famine obéit à l’ordre d’Elie. Comment une veuve, dans l’angoisse du lendemain, peut elle sacrifier le peu de nourriture qu’elle a pour elle et son fils, au bénéfice de cet homme qui passe ? Son acte est incohérent s’il n’est pas pensé à la lumière de la foi, s’il n’est pas ancré dans l’espérance que la parole du Seigneur s’accomplira : « Jarre de farine point ne s’épuisera, vase d’huile point ne se videra, jusqu’au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre. »Par le don de cette nourriture, la veuve s’ouvre à l’action de Dieu dans sa vie. Donner c’est reconnaître que c’est Dieu qui sauve, à condition que nous nous dépossédions de nous mêmes pour nous ouvrir à sa puissance.

 

Ainsi, le don ouvre à l’espérance, il est abandon, acte de confiance à la puissance de Dieu. De nouveau comme Jésus à Géthsémani, il nous faut pouvoir dire : « Non pas ce que je veux mais ce que tu veux. » Se dessaisir de ces biens et de soi mêmes, c’est en même temps de dessaisir de sa volonté afin de laisser Dieu agir en nos vies. Le don et l’abandon nous ouvrent déjà au royaume de Dieu où, comme le chante Marie dans son Magnificat : « Le Seigneur comble de biens les affamés, renvoie les riches mains vides. »

 

Frères et sœurs,

Les deux veuves que nous présentent les récits bibliques ne veulent pas nous dire qu’il faut donner plus à la quête ou au denier de l’Eglise, même si cela ne vous empêche pas de le faire, Mais elles nous invitent à vivre le don dans le mouvement des grâces reçues au jour de notre baptême :

 

donnons avec amour,

donnons avec foi,

donnons avec espérance. Amen.

 

homélie du 32 dimanche du Temps Ordinaire, B

Abbé Luc DENOYER

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 09:27

Jugement-dernier--Amiens-.jpeg

Vous avez tous certainement à l’esprit les paroles de cette chanson de Polnareff « on ira tous au paradis ». Pour beaucoup, il semble incompatible de professer un Dieu tout-puissant, un Dieu de miséricorde, et de confesser en même temps que le Paradis n’est pas automatique ! Et pourtant, autant il serait fataliste de dire que personne n’est sauvé, autant il serait naïf de dire que tout le monde ira au paradis.

Il ne s’agit pas ici, de juger quiconque, mais d’entendre cette parole de Jésus : « mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu. » Pour entrer dans le royaume, nous avons notre part à prendre. Le Seigneur nous révèle trois conditions pour accéder à la vie éternelle ; pour recevoir cet héritage promis.

La première, c’est d’observer les commandements, la seconde consiste à se séparer des richesses terrestres. Enfin la troisième, qui n'est peut-être pas la plus évidente mais qui est préparée par les deux précédentes : suivre Jésus qui nous conduit au Père.


Observer les commandements. Lorsque l'homme de l’évangile vient voir Jésus, il lui demande ce qu'il doit faire pour avoir en héritage la vie éternelle. Jésus ne lui répond pas :"ne t’en fais, on ira tous au paradis !" Au contraire, il lui demande s’il observe les commandements. On est souvent tenté de croire que les commandements de la loi de Moïse n’ont plus de valeur depuis que Jésus nous a laissé ce commandement nouveau : « aimer vous les uns les autres comme je vous ai aimé. »


Frères et sœurs, les commandements de la loi de Moïse sont toujours d’actualité. Les commandements que Dieu donne à Moïse sur le mont Sinaï, ils ne sont pas là pour nous mettre dans un carcan d’interdits. Au contraire, cette loi est comme une lumière sur nos vies ; une lumière qui nous aide à discerner ce qui est bon de ce qui est mal, ce qui est juste de ce qui ne correspond pas à notre condition humaine.


Jésus enjoint à l’homme de ne pas commettre de meurtre, de ne pas commettre d’adultère, de vol, de ne pas porter de faux témoignage et d’honorer son père et sa mère. Mais que représentent ces commandements dans la société actuelle?

Le meurtre ne correspond pas seulement aux crimes sordides que les médias ne cessent de nous présenter, mais c’est aussi défendre et encourager l’avortement.

On oublie peut-être aussi la gravité de l’adultère, et pourtant les situations familiales regorgent de telles situations. Jésus le disait dans l’évangile la semaine passée : Si une femme a renvoyé son mari et en épouse un autre, elle est coupable d'adultère. » et il en va de même pour un homme qui renvoie sa femme et en épouse une autre.


Qu’en est-il aussi du mensonge, ce refus de la vérité, ce subterfuge que nous trouvons pour essayer de nous protéger de nous-mêmes et d’empêcher que la vérité éclate ?


Enfin Jésus rappelle ce commandement “tu honoreras ton père et ta mère.” Combien de personnes vivent leurs derniers jours dans la solitude, sans même la visite de leurs enfants? Combien sont tentés par l’euthanasie, ce moyen d’abréger une situation - solution de facilité au lieu de continuer à aimer, d’accompagner jusqu’en cette demeure éternelle?


Dans tous ces commandements que Jésus rappelle, il ne nous place pas avant tout devant des faits, il nous rappelle que c’est l’amour qui est à l’origine de tout geste : l’Amour que nous avons pour Dieu, pour les autres et pour nous mêmes. Or, l’amour de nous-mêmes, poussé à son paroxysme, devient aveuglement, l’homme est alors capable de meurtre, d’adultère, de mensonges, etc., car son coeur est aveugle et imperméable à la grâce et à la vérité.


Frères et sœurs, ces commandements nous concernent autant que le peuple d’Israël car ils éclairent notre route, ils éclairent notre conduite vers le royaume de Dieu.

Cependant, observer les commandements ne suffit pas à accéder à la vie éternelle. À quoi bon conserver les commandements si nous sommes englués dans nos richesses terrestres, dans le consumérisme... La richesse éblouit, elle nous empêche de voir l’essentiel. Imaginez en face de vous un tas de pièces d’or au soleil. Vous ne verrez plus que cela, vous serez éblouit par cet or mais vous ne verrez plus les pauvres qui sont à côté, ni tous ceux qui ont besoin de votre amour. Posons nous la question : quel est notre rapport aux biens d’ici bas? 
et rappelons nous cette parole de Jésus au sujet de l’homme qui amasse des biens : « Incensé, aujourd’hui on te redemande ta vie. » Ne bâtissons pas nos vies sur de l’éphémère, du périssable, mais sur ce que nous pourrons emporter au ciel, à savoir l’amour de Dieu et des autres. 

Saint Paul, en s’adressant à Timothée résume bien cela :

« Recommande-leur d'être généreux : que leur richesse soit de faire le bien,

qu'ils donnent de bon coeur et sachent partager.

De cette amnière, ils amasseront un trésor

pour bien construire leur avenir et obtenir la vraie vie »


Enfin, la troisième condition pour entrer dans le royaume des cieux : c'est de suivre le Christ.

Comment pourrions nous entrer dans le royaume de Dieu sans passer par le Christ, alors qu’il est lui-même la porte du royaume ?

Comment pourrions-nous parvenir jusqu’au royaume de Dieu sans le Christ, alors qu’il est lui-même le chemin qui mène au Père ?

Comment pourrions-nous recevoir l’héritage promis de la vie éternelle, si ce n’est par le Christ qui l’a lui-même acquis par le don de sa vie sur la croix ?


Frères et sœurs, suivre le Christ n'est pas seulement un beau discours de prédicateur, 
une belle exhortation, c'est une nécessité de tous les jours. Chaque jour en nous levant, il faut que nous puissions dire en nous-mêmes,

« Seigneur je veux faire de cette journée un chemin à ta suite,

pour que là où je serai conduit,

je sois un fidèle témoin de ton amour au milieu de mes frères. »


Frères et sœurs, je conclue avec cette citation du prophète Michée (Michée 6, 8), comme s’il avait lui même entendu le dialogue entre Jésus et l’homme riche :

Homme, le Seigneur t’a fait savoir ce qui est bien,

ce qu’il réclame de toi :

rien d’autre que pratiquer la justice,

aimer la miséricorde, et marcher humblement avec ton Dieu. Amen.

 

Abbé Luc DENOYER

 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 15:28

Il y parfois des fidèles qui sont tentés de prendre l’écriture à la lettre... Dans certains cas c’est une très bonne chose, surtout lorsque Jésus nous commande de nous aimer les uns les autres comme lui même nous a aimé. Par contre, lorsqu’il s’agit de ce passage de l’évangile où Jésus invite à couper le membre qui nous conduit au péché, cela peut avoir des conséquences irréversibles... 

C’est le cas d’Origène, ce théologien du 3ème siècle. L’histoire dit qu’il suivit cet évangile à la lettre et se mutila pour prendre la condition des eunuques et ne plus être assujetti aux tentations de la chair... La suite de l’histoire dit aussi qu’il regretta cet acte, en comprenant que ce n’est pas le membre qui commet un péché, quel qu’il soit d’ailleurs, mais bien notre volonté. 

Légende ou pas, cet évangile nous invite à découvrir que notre inclination au mal, notre propension à chercher le plaisir et le luxe, pour reprendre les termes de saint Jacques, elle vient de notre volonté. Le péché n’est pas au bout de nos doigts, le péché n’est pas au bout de nos lèvres, il est dans notre coeur, dans notre volonté. 

Frères et soeurs, pour ne pas être tenté de prendre à la lettre cet évangile, il nous faut trouver des moyens d’éduquer notre volonté. Voici deux moyens :

 

- Supprimer les lieux et les occasion de péché.

- Se mettre sous la conduite de l’Esprit du Seigneur. 

 

On a trop tendance à faire du curatif et non du préventif. On attend généralement qu’il soit trop tard pour changer les choses. Peut être serait il bon d’inverser la tendance dans notre vie de catholiques? Dans l’évangile il est question de la main, du pied et de l’oeil.

Plutôt que de nous couper la main parce qu’avec elle, au lieu de poser des gestes d’amour nous avons un penchant violent, fuyons les lieux et les occasions propices à de tels débordements.

Plutôt que de nous couper un pied parce qu’il nous rend dangereux sur la route tant il est pesant sur la pédale d’accélérateur, et bien laissons notre grosse cylindrée à ceux qui roulent sur des circuits et profitons de ce temps en voiture pour admirer la création qui défile sous nos yeux...

Plutôt que d’arracher notre oeil parce qu’avec nous regardons des choses qui troublent notre esprit parce qu’elles excitent certains désirs, supprimons la source de ses images, et détournons nos regards de ce qui détourne notre coeur de la vérité...

Frères et soeurs, en toute chose il nous faut suivre notre conscience, il nous faut suivre cette petite voix qui parfois est couverte par le brouhaha du Malin... cette petite voix qui vient du fond de nous même. Certains me diront que c’est en conscience que des personnes sont capables des pires atrocités... et ils n’ont pas tort! Cependant, notre conscience, comme toute chose, nous avons le devoir de l’éduquer. Elle n’est pas le porte parole de notre concupiscence, mais elle est le porte parole de la volonté de Dieu, de ce qui est juste, de ce qui et vrai. 

On a souvent tendance à se réfugier derrière ce dicton : L’erreur est humaine. Seulement, on oublie souvent de la dire dans son entier : Errare humanum est, perseverare diabolicum  dans le texte! Certes, l’erreur est humaine, mais persévérer est diabolique. Persévérer dans la voie du mal et du péché : c’est refuser de vivre l’idéal que le Christ nous propose, c’est refuser de vivre comme des créatures crées par amour et pour l’amour. 

Alors comment éduquer notre conscience? Il faut se mettre à l’école de l’amour de Dieu, c’est à dire à l’école des sacrements dans lesquels Dieu s’offre à nous pour nous transformer. Il en est un qui correspond tout à fait à notre situation et qui pourtant n’est pas si à la mode, ...je veux ici parler de la confession.

Sacrement du pardon, de la confession ou encore de la réconciliation, quel que soit le nom qu’on lui donne, il est là pour nous nous faire avancer sur le chemin de la sainteté. Dans ce sacrement, il n’est pas question de passer devant un tribunal, mais il est question d’un acte de foi. Un acte de foi en Dieu qui nous donne sa miséricorde et sa force pour nous relever. 

La confession est un peu comme une consultation chez le médecin. Il faut lui dire tous les symptômes pour qu’il nous donne le bon remède. Il en va de même avec Dieu. Si nous lui confions nos faiblesses et nos penchants mauvais, alors, il nous accordera sa grâce pour que nous ne retombions pas de nouveau.

C’est ce que nous disons dans l’acte de contrition : “C’est pourquoi, avec le secours de votre sainte grâce, je prends la ferme résolution de ne plus vous offenser.”

C’est bien avec le secours de la grâce de Dieu que nous pouvons avancer. Quelle illusion que de croire que nous pouvons avancer seuls sur le chemin de la sainteté. Jésus le dit explicitement : “Sans moi vous ne pouvez rien. 

Il nous fait sans cesse retourner à la source de la grâce, il nous faut sans cesse retourner au Christ. Voilà ce que signifie se mettre sous conduite de l’Esprit du Seigneur.

Frères et soeurs, ce que nous devons arracher, ce n’est ni une main, ni un oeil ni encore un pied, mais c’est notre refus quotidien de vivre de l’amour de Dieu. Au lieu de nous mutiler, ouvrons nos coeurs à l’action de l’Esprit Saint, ainsi nous serons des exemples pour nos frères sur le chemin qui nous conduit jusqu’à Dieu et il ne sera nul besoin de nous passer une meule autour du cou… Amen.

 Abbe Luc DENOYER

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 10:22

carracci-agostino-murmures-d-ange.jpegLa langue française regorge d’expressions toutes aussi surprenantes les unes que les autres. Il en est une qui nous concerne davantage en ce jour. "Discuter le sexe des anges"; ce qui signifie s’occuper de questions futiles alors que des choses importantes nécessitent toute notre attention. Le culte des saints anges a tendance à passer dans ce qui est futile, de l’ordre de la dévotion personnelle... et pourtant. Les anges font partie de notre foi. C’est ce que nous proclamons lorsque nous disons "Je crois en Dieu le Père Tout Puissant créateur du ciel et de la terre." Il ne sagit pas du ciel avec les nuages et les petits oiseaux, il s’agit du ciel, lieu de la vie spirituelle. Car en effet, discuter le sexe des anges est bien futile puisque ce sont des créatures spirituelles! Ces milliers d’anges constituent la cour céleste de notre Seigneur. Ils l’accompagnent, lui rendent gloire : ils sont ses messagers. Les évangiles nous donnent moult témoignages de leur présence aux côtés de Jésus.

Les anges réconfortent Jésus au désert après les tentations, un ange vient réconforter Jésus dans son agonie à Gethsémani, et c'est encore un ange qui annoncent la résurrection à ceux venus au tombeau au matin de Pâques.

Si les anges entourent le Christ notre Seigneur, nous ne sommes pas en reste. Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie. Autrement dit, nous avons tous un ange qui nous aide à parcourir le chemin qui mène au trône de gloire de Dieu. Ce trône que les anges entourent de leur hymne d'allégresse, cette hymne que nous chanterons dans quelques instants avec cette triple invocation : Saint, Saint, Saint.

Ainsi les anges ne sont pas simplement des créatures ailées un peu bedonnantes dont l’art baroque est si friand! Non, les anges sont des créatures au service de la gloire de Dieu. 

Nous aussi, toute notre vie doit être au service de la gloire de Dieu. Aujourd’hui, nous fêtons les saint archanges, les "patrons"de la cour angélique : Michel celui qui terrasse le dragon. Soyons nous aussi des saint Michel terrassant les assauts du mal dans le monde. Gabriel, celui qui annonce l’incarnation du Verbe de Dieu. Soyons nous aussi des messagers de cette parole de vie, de cette bonne nouvelle du salut. Raphaël, celui qui accompagne Tobie. Laissons nous accompagner par notre ange gardien, il sait ce qui est juste, lui qui voit éternellement la face de Dieu.

A la fin de la litanie, nous pourrons donc dire "veillez sur nous", et non "priez pour nous"puisque c’est bien leur mission : veiller sur nous pour que nous parvenions nous aussi devant le trône de Dieu, devant la face de Celui que nous cherchons. Amen.

 

Abbé Luc DENOYER

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 11:13

images (8) 

Il y a parfois des phrases qui marquent les esprits.

 Durant la guerre du Vietnam, est apparue cette expression largement reprise depuis :

 “Faites l’amour, pas la guerre”

 

C’est à peu de chose près ce que nous signifient les lectures de ce jour.

Il nous faut juste la formuler différemment pour éviter les équivoques et les

déformations modernes de ce propos. Il s’agirait plutôt de dire :

 “Vivez dans l’amour et non pour la guerre.”

 

Saint Jacques est très clairvoyant sur la condition humaine qui est victime des rivalités et des jalousies, on pourrait même penser qu’il est contemporain des conflits

qui déchirent actuellement le monde tant il est lucide sur leurs causes.

 

Ainsi, ce qu’il nous faut aujourd’hui considérer avec beaucoup d’attention,

c’est la recherche de la paix.

- Avant toute chose, il nous faut savoir ce que nous cherchons. Quelle est cette

    paix que nous devons nous employer à faire advenir?

- Ensuite, comment construire durablement cette paix que le Seigneur veut pour

    nous?

- Enfin, comment manifester cette paix reçue et vécue?

 

Qu’est ce que la paix?

Comment construire la paix?

Quel signe de paix?

 

“La paix n’est pas l’absence de guerre” se plaisait à redire le bienheureux pape Jean Paul II. Ce n’est pas non plus un équilibre entre deux forces adverses.

 

La paix, elle se fonde non pas sur la recherche d’un satut quo,

mais sur une conception correcte de la personne humaine,

elle implique l’édification d’un ordre selon l’amour et la vérité.

 

Frères et soeurs,

La paix est le fruit de l’amour,

elle se construit chaque jour dans la recherche de l’ordre voulu par Dieu,

de ce qui est inscrit dans l’homme.

Or, l’homme est fait pour la vie et non pour la mort,

la guerre n’est pas inscrite dans la nature de l’homme.

La guerre, les divisions, elles trouvent naissance dans la convoitise, dans l’orgueil, … tout cela est la conséquence de l’agir humain,

de la volonté de l’homme qui décide de vivre pour lui et non pour Dieu et pour les autres.

 

Vivre en paix, c’est vivre en accord avec l’ordre divin de la création,

et désirer la paix, c’est consentir à vivre selon la volonté de Dieu.

 

Il nous faut sans cesse recherchez la véritable paix et non des substituts sans fondements et sans avenir.

 

Nous souhaitons la paix ? 

Alors travaillons à vivre en communion avec Dieu pour être à notre tour, en communion avec nos frères.

 

 Quel est ce lieu idéal où nous apprenons à vivre la communion?

 

 Il compte parfois deux, trois, ou quatre personnes, voir plus.

Ce lieu idéal, c’est celui où chacun fait l’expérience de l’amour reçu et transmis,

Cette école de la communion, c’est ce que l’on appelle une petite Eglise domestique, et que cette église est fragile...

Le lieu d’apprentissage de la paix, à l’école de l’amour : c’est la famille.

 

La famille est un signe d’unité pour le monde, un témoignage du royaume de Dieu et de la paix du Christ.

 

Frères et soeurs,

la paix se construit déjà par les premiers regards pleins d’amour des parents penchés sur leur nouveau né ;

la paix se construit chaque jour par ces gestes de pardon que s’offrent mutuellement parents et enfants ;

la paix se construit lorsque personne ne cherche à être le plus grand mais au contraire, se fait serviteur de tous par amour de l’autre.

 

Pour prendre une image sportive, les sportifs recommandent de boire pendant l’effort et juste après pour éliminer les toxines, pour éviter d’avoir des courbatures. Cependant, si vous attendez d’avoir les courbatures pour boire, c’est trop tard.

 

La paix, c’est un peu la même chose,

ce n’est pas lorsque la guerre est là qu’il faut commencer à chercher la paix,

mais c’est bien avant, avant même que des signes apparaissent.

N’attendons pas que les chars soient dans la rue pour nous demander comment construire la paix !

 

C’est à nous, dès aujourd’hui, en sortant de cette église, et même dans cette église,

de créer les conditions favorables pour être en mesure d’accueillir la paix que Dieu nous donne. 

 

Même quand tout semble aller au mieux,

approfondissons notre vie de communion,

approfondissons notre relation au Christ 

 C’est de lui que viendra notre véritable paix.

 

Notre véritable paix, nous le redisons suffisamment dans la liturgie, elle vient de Dieu.

 

Regardez lorsque l’évêque préside la messe, il commence la célébration par cette phrase du Christ aux disciples après la résurrection :

            « la paix soit avec vous. »

ou encore, cette prière après le notre Père :

“je vous laisse la paix, je vous donne ma paix”. 

Puis encore cette demande :

            “que la paix du Seigneur soit toujours avec vous”.

et enfin, ce geste de paix que le diacre invite à échanger :

“Dans la charité du Christ, donnez vous la paix.”

 

Pour que ce geste ait tout son sens, il nous faut bien saisir que cette paix que nous voulons échanger, c’est la paix qui vient du Christ lui même. Cette paix, elle trouve sa source dans l’amour du Christ, cet amour que nous portons pour nos frères.

 

Ce geste est devenu tellement habituel que lorsque l’on tend la main,

certains sont tenté de vous répondre : “vous partez déjà?”

 

Que signifie ce geste de paix

lorsque les personnes ne s’échangent même pas un regard?

Que signifie ce geste s’il nous coupe de l’action eucharistique,

alors que cette paix nous vient justement de ce mystère?

 

Rappelons nous ce veut dire ce geste.

S’il est signe de paix, c’est qu’il signifie notre communion avec nos frères...

mais sommes nous vraiment en communion avec nos frères... ?

…et avec Dieu ?...

 

Frères et soeurs,

La paix n’est pas un idéal lointain,

elle est inscrite au fond du coeur de l’homme

alors ayons à coeur de la trouver.

 

La paix est communion entre Dieu et les hommes,

à l’école de la famille et de l’amour,

construisons jour après jour cette paix que Dieu veut pour nous.

 

La paix est visible,

que les gestes que nous échangeons engagent toute notre personne,

et ils seront vraiment signes de notre communion

dans l’amour du Christ. Amen.

 

Abbé Luc Denoyer

 

 

 

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 08:43

croix04.jpgQuand, à Jérusalem, la reine sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, fut convaincue d'avoir retrouvé sur le Mont Calvaire la vraie croix du Christ, elle fit édifier en ce lieu, avec l'aide de son fils, une basilique englobant le Calvaire et le Saint Sépulcre. Cette basilique qui eut pour nom "Résurrection" fut consacrée un 14 septembre. Par la suite, ce jour fut choisi pour célébrer une fête qu'on appela "Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix" parce que son rite principal consistait en une ostension solennelle d'une relique de la vraie croix. Ce geste manifestait devant tous que la Croix est glorieuse parce qu'en elle la mort est vaincue par la vie. La fête se répandit à Constantinople où elle connut un éclat nouveau à partir du VIIe siècle parce que les Perses infidèles s'étaient emparés de Jérusalem et avaient emporté dans leur pays la vraie Croix comme trophée de victoire. L'empereur Heraclius alla la reprendre et ramena triomphalement à Constantinople le symbole de la victoire du Christ sur la mort. Progressivement la fête fut célébrée dans toute l'Église et des parcelles de cette relique furent distribuées à travers le monde chrétien.

"Ô Croix mon refuge, ô Croix mon chemin et ma force, ô Croix étendard imprenable, ô Croix arme invincible. La Croix repousse tout mal, la Croix met les ténèbres en fuite; par cette Croix je parcourrai le chemin qui mène à Dieu."

 

 

Nous célébrons la fête de la Croix, de cette Croix qui a chassé les ténèbres et ramené la lumière. Nous célébrons la fête de la Croix et, avec le Crucifié, nous sommes portés vers les hauteurs, nous laissons sous nos pieds la terre et le péché pour obtenir les biens du ciel. ~ Quelle grande chose que de posséder la Croix : celui qui la possède, possède un trésor. ~ Je viens d’employer le mot de trésor pour désigner ce qu’on appelle et qui est réellement le meilleur et le plus magnifique de tous les biens ; car c’est en lui, par lui et pour lui que tout l’essentiel de notre salut consiste et a été restauré pour nous.

 

En effet, s’il n’y avait pas eu la Croix, le Christ n’aurait pas été crucifié, la vie n’aurait pas été clouée au gibet, et les sources de l’immortalité, le sang et l’eau qui purifient le monde, n’auraient pas jailli de son côté, le document reconnaissant le péché n’aurait pas été déchiré, nous n’aurions pas reçu la liberté, nous n’aurions pas profité de l’arbre de vie, le paradis ne se serait pas ouvert. ~ S’il n’y avait pas eu la Croix, la mort n’aurait pas été terrassée, l’enfer n’aurait pas été dépouillé de ses armes. ~

 

La Croix est donc une chose grande et précieuse. Grande, parce qu’elle a produit de nombreux biens, et d’autant plus nombreux que les miracles et les souffrances du Christ ont triomphé davantage. C’est une chose précieuse, parce que la Croix est à la fois la souffrance et le trophée de Dieu. Elle est sa souffrance, parce que c’est sur elle qu’il est mort volontairement ; elle est son trophée, parce que le diable y a été blessé et vaincu, et que la mort y a été vaincue avec lui ; les verrous de l’enfer y ont été brisés, et la Croix est devenue le salut du monde entier. ~

 

La Croix est appelée la gloire du Christ, et son exaltation. On voit en elle la coupe désirée, la récapitulation de tous les supplices que le Christ a endurés pour nous. Que la Croix soit la gloire du Christ, écoute-le nous le dire lui-même : Maintenant le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire. Et encore : Toi, Père, glorifie-moi de la gloire que j’avais auprès de toi avant le commencement du monde. Et encore : Père, glorifie ton nom. Alors, du ciel vint une voix qui disait : Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. Cela désignait la gloire qu’il devait obtenir sur la Croix. ~

 

Que la Croix soit aussi l’exaltation du Christ, tu l’apprends lorsqu’il dit lui-même :Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. Tu vois : la Croix est la gloire et l’exaltation du Christ.

 

Saint André de Crête.

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 15:14

23TOEffata, ouvre toi ! Curieusement, ces paroles de Jésus au sourd-muet me font penser à celle d’un conte des mille et une nuits…
Césame, ouvre-toi !
Vous avez certainement reconnu la phrase miracle
dans Ali Baba et les quarante voleurs ?

Grâce à ces trois mots, s’ouvre une caverne où sont gardées des richesses innombrables.

Aujourd’hui, par ces paroles, le Christ veut révéler les richesses cachées en nous et en ajouter d’autres encore.

 Il veut ouvrir notre intelligence au mystère de Dieu,

 Il veut délier nos lèvres pour que nous proclamions ses merveilles,

Il veut ouvrir nos cœurs afin que nous soyons nourris de sa vie.

C’est exactement ce que nous avons exprimé juste avant la proclamation de l’évangile en signant notre front, nos lèvres et notre cœur du signe de la croix.

Il ne s’agit plus d’une parole comme dans le conte,
mais il s’agit du signe de la croix,
le signe éminent que le Christ traça avec ses bras étendus entre ciel et terre.

Voici la clef qui ouvre l’intelligence, la bouche et le cœur des hommes,
cette même croix par laquelle le Christ s’est offert pour notre salut.

Nous avons donc fait trois signes de croix.
 

Le premier était sur notre front.

Ce petit signe de croix doit signifier l’ouverture de notre intelligence à la compréhension des écritures, à la recherche de la vérité.

Nous devons être comme les deux disciples en marche vers Emmaüs que le Christ rejoint en chemin après la résurrection.

« Et commençant par Moïse et tous les prophètes,

il leur interpréta dans toutes les écritures ce qui le concernait. »

Ouvrir notre intelligence à la parole de Dieu, c’est comprendre le mystère de Dieu à travers les écritures et grâce à l’Esprit Saint ;
c’est découvrir qui est le Christ et ce qu’il vient nous offrir.

La foi n’est pas seulement quelque chose de spirituel.
Au contraire, nous devons mettre toutes nos énergies à chercher la vérité,
à chercher Dieu, et notre intelligence n’est pas exclue de ce chemin.

N’ayons donc pas peur de nous plonger dans les écritures,
De nous mettre à l’écoute de la Parole de Dieu.
Non pas une écoute passive, mais bien active, volontaire,
qui cherche à comprendre pourquoi Dieu nous adresse une telle parole.
 
Le deuxième signe de croix, nous l’avons tracé sur nos lèvres.
Ce n’est pas ce geste que l’on fait aux enfants pour qu’ils se taisent…

Non, au contraire, ce signe de croix, c’est cette clef qui délie nos lèvres pour que nous proclamions les merveilles de Dieu dont nous sommes témoins.

C’est ce geste que tous ceux qui suivent la prière de l’Eglise sont invités à faire tous les matins. Et bien, vous aussi, chaque matin en vous levant, vous pouvez faire ce geste simple en disant ce verset du psaume 50 :

« Seigneur ouvre mes lèvres,

et ma bouche publiera ta louange. »

 

Mais c’est aussi le geste que nous pouvons faire au lieu de dire une parole inconvenante en nous aidant cette fois du psaume 140

"Mets une garde à mes lèvres Seigneur,

veille au seuil de ma bouche." 

 

Et puisque je suis dans les citations bibliques,
entendez aussi cette parole de l’évangile :

“ce qui déborde du cœur jaillit aux lèvres.”

  

Tout est lié dans notre corps, si bien que notre intelligence dirige nos lèvres, et nos lèvres sont les interprètes de ce que vit notre cœur.

 

 

Le troisième signe de croix était donc pour notre cœur.       
 
Peut être avez vous remarqué que beaucoup de signes se rapportent à la place du coeur :

les époux portent l’alliance du côté du coeur,

un scout porte sa croix de promesse sur son coeur

et lorsque que l’on fait son mea culpa,

nous nous frappons la poitrine du côté gauche.  

 
Autant de gestes qui signifient que notre coeur est le lieu où notre foi s’enracine : notre coeur est le lieu de l’amour.
 
Ainsi, à chaque fois que nous faisons ce signe de la croix sur notre coeur,
nous exprimons notre désir d’ouvrir notre coeur.
 

De l’ouvrir pour qu’il puisse accueillir le don de la vie

que le Christ nous offre.

Mais aussi de l’ouvrir

pour qu’il puisse transmettre cet amour qu’il a reçu.

 
Frères et soeurs, notre coeur et la croix du Christ sont intimement liés depuis que le Christ, crucifié pour nous sur la croix, laissa jaillir de son côté ouvert le sang et l’eau.

Voilà la source intarissable de l’amour :

C’est le coeur ouvert du Christ sur la croix.

N’ayons donc pas peur de faire sur nous ce signe de la croix,
puisque le Christ nous associe à lui dans sa passion et sa résurrection pour que nous ayons la vie en plénitude.

Ce serait trop bête, d’être devant cette source intarissable avec une outre fermée et que l'on ne peur ouvrir...


Disposons donc nos coeurs à le recevoir et à le transmettre par ce simple geste et l’acte de foi qui l’accompagne.
 

Ouvrir notre intelligence,

ouvrir nos lèvres,

ouvrir notre coeur,

Voici ce que le Christ nous invite à faire à chaque fois que nous nous marquons du signe de la croix.

Ce signe est simple mais puissant, alors,
si nous sommes comme Cassim, le frère d’Ali Baba qui reste enfermé dans la caverne parce qu’il ne se souvient pas de la formule magique pour ouvrir,

souvenons nous que ce qui nous permettra d’ouvrir cette caverne des merveilles, ce temple de l’Esprit que nous sommes,

c’est la croix du Christ.

 

Nous t'adorons, ô Christ, et nous te bénissons.
Parce que tu as racheté le monde par ta sainte Croix. Amen.

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 11:10

pic_34.jpegSamedi soir, les berrois avaient rendez-vous à la chapelle Notre Dame des Anges comme chaque année pour y célébrer la mémoire de Marie Reine du Ciel. Nul besoin de célébrer la messe avec les oraisons pour demander la pluie...l'orage est arrivé au beau milieu de l'homélie. L'abbé Luc n'a pas eut le temps de terminer l'homélie que les éclairs déchiraient déjà le ciel laissant venir sur nous une pluie rafraichissante, mais abondante! L'homélie, qui invitait à prêter une grande attention aux paroles de la Première Dame du Ciel, Marie Reine, s'est donc achevée dans la chapelle où les fidèles se sont réfugiés pour y poursuivre la célébration, certes à l'abri.. mais bien au chaud. Ainsi, providentiellement, la messe a pu être célébrée dans la chapelle, chose rare, sur cet autel où trône la statue de Marie Reine. Mais pour donner encore plus d'authenticité à cette célébration, la foudre nous a privé d'éléctricité, nous retrouvant ainsi à célébrer à la seule lumière des bougies.

Voilà une fête de Marie Reine du Ciel qui restera dans les souvenirs.

à l'année prochaine!

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 10:38

louisxiv645si.jpegChers frères et soeurs, peut être que certains d’entre vous ont profité de ce temps de vacances pour aller rendre visite à Notre Dame à Laghet, ou bien à la Bonne Mère à Marseille, ou encore à la Madone d’Utelle.

Dans chacune de ces églises, ce qui surprend toujours le visiteur, ce sont ces dizaines, centaines, voire même millier d’ex-voto. Ces objets, cadres ou maquettes sont déposés par les fidèles qui viennent rendent grâce à Dieu et à Marie pour les secours obtenus.
 
De la guérison inexpliquée, à l’accident évité, en passant par la survie à des évènements tragiques, les fidèles ne cessent de venir dire Merci pour les merveilles que Dieu accomplit dans leur vie.
 
Cette journée du quinze août est un ex-voto à sa manière.
Il y a bientôt près de 4 siècles, notre souverain consacrait notre pays à la Vierge Marie en action de grâce.
 

“Dieu qui élève les rois au trône de leur grandeur,
non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples,
a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat,
que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne,
sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté,
que d'accidents qui nous pouvaient perdre.


Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne,

se sont ralliées pour conspirer sa ruine,

il a confondu leurs ambitieux desseins pour faire voir à toutes les nations que, comme sa providence a fondé cet Etat,

sa bonté le conserve et sa puissance le défend.

 

Prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne,

notre Etat, notre couronne et nos sujets.”

 

Quel bel acte de foi, d’humilité et d’amour que cette consécration de la France par Louis XIII à celle qui est notre Mère universelle.

 

Quelle plus belle action de grâce que l’offrande de toute une vie,

de tout un peuple, un état à la sainte Vierge Marie?

 

Mais quel est le sens de cette offrande à Marie?

Pourquoi s’en remettre dans les mains de la Vierge Marie?

 

Parce qu’aujourd’hui,

Marie, la nouvelle Eve, entre dans la gloire du Père,

elle est accueillie dans le sein du Père.

 

Voilà pourquoi nous voulons nous unir à elle :

pour avoir part nous aussi à la vision de Dieu, à la béatitude.

 

Certains pourrait nous dire que Jésus est l’unique médiateur entre Dieu et les hommes, et que l’on peut aisément se passer des secours de Notre Dame pour accéder à Dieu...

 

Mais si Dieu a choisi une femme,

qu’il l’a préservée du péché et de la corruption pour nous donner son Fils,

c’est parce qu’il veut que nous ne parvenions pas à lui

sans une Mère qui nous garde et nous conduit.


“C’est par la très sainte Vierge Marie que Jésus est venu au monde
et c’est aussi par elle qu’il doit régner dans le monde.”
 

Traité de la vraie dévotion, l’amour de Jésus en Marie.

Louis Marie Grignon de Monfort.

 

Ainsi, cette fête de l’Assomption est un appel à s’unir à la Vierge Marie.

à participer à son humilité, participer à sa foi, participer à son amour.

 

Participer à son humilité.

 

Regardez Marie au jour de la Visitation, dans cet évangile que nous avons proclamé, elle ne s’enorgueillit pas d’avoir été choisie pour être la Mère de Dieu, mais tout au contraire, elle chante devant sa cousine son cantique d’action de grâce.

 

Ses paroles résonnent un peu de la même manière que celles de Louis XIII consacrant notre pays.

“Mon âme exalte le Seigneur, il élève les humbles, renverse les puissants.”

 

Marie accueille l’action de Dieu en elle tout en reconnaissant

qu’elle n’est qu’une simple créature :

entendez son interrogation au jour de l’Annonciation :

“comment cela se fera t’il puisque je ne connais pas d’homme?

 

Marie nous offre le modèle de celle qui est disponible à l’action de Dieu dans sa vie. Elle nous offre le modèle de cette créature qui n’aspire pas à plus que ce qu’elle est.

 

Frères et soeurs,

La grandeur de l’homme ne se mesure pas à ses prouesses qui parfois lui font croire qu’il prend la place du Créateur. Non, elle se mesure à sa capacité à reconnaitre un plus grand que Lui.

 

Accueillons la création telle que Dieu nous l’offre,

accueillons la vie telle que Dieu veut nous la donner.

 

C’est lui qui nous a créé, comment pourrions nous prétendre mieux savoir que lui ce qu’il nous faut? Comment pourrions nous prétendre améliorer notre condition humaine si nous choisisssons nous mêmes ce qui nous semble bon?

 

Nous sommes tous des enfants aux yeux de Dieu...

et quels parents attendraient qu’un bébé choisisse de lui même ce qui est bon a pour lui donner à manger? Un père, une mère savent ce qui est bon pour un enfant. Combien plus notre Père qui est dans les cieux et notre Mère aujourd’hui accueillie dans la gloire savent ce qui est bon pour nous.

 

Alors, ne cherchons pas à transformer le monde à la force de nos bras et à l’inspiration de notre imagination, mais laissons-nous transformer par l’Esprit Saint, ce même Esprit Saint qui a accomplit son oeuvre merveilleuse dans le sein de la Vierge Marie.

 

Si nous voulons participer de l’humilité de Marie, il nous faudra aussi participer de sa foi.

 

Cette foi de Marie, inébranlable jusque dans le supplice d’une mère condamnée à accompagner les souffrances de son propre Fils.

 

Voyez Marie, depuis son Immaculée Conception jusqu’à son Assomption,

elle est demeurée tout entière livrée à l’amour de Dieu dans cet abandon de foi.

 

L’humilité de Marie,

elle provient de cette foi qui lui permet de reconnaitre

que c’est Dieu qui en elle, peut faire de grandes choses.

 

Unissez vous à la foi de Marie,

aujourd’hui, elle règne dans les Cieux auprès de son Fils,

elle voit toutes choses avec clarté, illuminée par la gloire de son Fils.

 

Unissez vous à sa foi,

elle vous donnera part à cette lumière pour éclairer vos vies,

la lumière éternelle, jaillie du tombeau : son Fils resplendissant.

 

Mais croyez vous que Marie a découvert la foi en lisant des livres d’initiés ou dans le catholicisme pour les nuls?

 

Non, Marie a appris à connaitre Dieu dans le secret de son Coeur.

“Elle méditait toutes ces choses dans son coeur”.

 

Ce qui fait que Marie est pour nous un modèle de tendresse,

c’est qu’elle s’est laissé porté par l’amour de Dieu.

C’est l’amour de Dieu qui a présidé, durant toute sa vie, à ses moindres actions.

 

Ainsi, si nous voulons nous unir à l’humilité de Marie et à sa foi,

il nous faut nous unir au même amour :

celui de son Fils qui s’est livré pour nous.

 

Laissons jaillir de nos coeurs cet amour

qui regarde la vie avec bienveillance et respect.

 

Laissons jaillir de nos coeurs cet amour

qui défends la vie lorsqu’elle est menacée.

 

Laissons jaillir de nos coeurs cet amour qui nous anime

pour que d’autres, touchés par sa beauté,

puissent se tourner vers la source de cet amour : le Seigneur notre Dieu.

 

Humilité, foi et amour sont inséparables.

Voici le trépied sur lequel nous devons pouvoir nous reposer pour vivre à l’exemple de Marie. Si nous enlevons un pied, notre vie sera bancale.

 

Frères et soeurs, aujourd’hui encore, 400 ans après,

nous célébrons cette consécration de la France à Marie,

et malgré toutes les voix qui s’élèvent en criant laïcité, laïcité,

notre foi nous pousse à renouveler notre prière pour notre pays

et à actualiser cette consécration.

 

Oui, frère et soeur,

n’ayons pas peur de croire que notre pays à besoin de prière pour que tous, puisse se laisser conduire par l’Esprit Saint,

pour que notre nation soit déjà une préfiguration de la nation céléste

celle que nous sommes appelés à rejoindre dans la gloire

auprès de la Vierge et de son Fils. Amen.

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 09:21

Voici l'homélie prononcée par l'abbé Pierrick Feildel à l'occasion de la première messe de l'abbé Denoyer, le dimanche 1 juillet.

 

039mod.JPGChers frères et sœurs, Mon cher Luc, monsieur l’abbé, mon père qui est mon frère… l’ami…

 

La semaine passée à la fin de la lecture d’un article du père abbé d’une abbaye bénédictine Bretonne, la signature, comme il en est l’usage, portait ceci : « frère Philippe, abbé de Kergonan »

Frère… abbé… ou père, comme nous disons pour les religieux, je ne veux pas non plus compliquer en parlant des moments où l’on les appelle Dom.

Alors comment appeler les prêtres ?  Qui est le prêtre pour nous ?

Quel prêtre seras-tu pour nous Luc ?

 

A mon arrivée dans ma dernière paroisse je disais que je voulais comme prêtre être pour eux frère et père. Cette parole fut particulièrement décisive pour une personne d’environ 70 ans emprisonnée depuis l’âge de 10 ans dans un drame secret. « Lorsque vous avez dit que le prêtre était père pour nous, j’ai eu la conviction profonde que je pouvais enfin libérer mon cœur, pour toucher le cœur du prêtre que vous étiez. » Et cette femme a été sauvée, libérée dans le sacrement de la miséricorde !

 

C’est bien l’exemple de la femme de l’Evangile que nous venons d’entendre. Dans un acte de foi qui dépasse l’entendement, elle va trouver Jésus, seul capable de la sauver. Dans ce geste où elle touche le manteau de Jésus, c’est la confiance, la foi qui l’anime, la certitude d’être sauvée !

 

Luc, notre temps a besoin de pères. On cherche des pères qui mystérieusement sont aussi des frères. Car si Jésus est le frère de tout homme, c’est que précisément il manifeste le Père… il est le Fils par lequel nous sommes fils. Il est l’unique par lequel la bonté du Père vient toucher l’homme…

 

Quand Augustin disait « avec vous je suis baptisé et pour vous je suis évêque », il signifiait bien que cette fraternité en Dieu qu’il voulait vivre avec eux, n’était pas de se faire le copain de tous, mais de manifester comme prêtre au cœur de notre monde, le mystère même de la Trinité : Père Fils et Esprit Saint.

 

Voilà un des beaux aspects de ton nouveau ministère, de ton mystère, de notre mystère qui est celui du prêtre : il est celui qui est frère et père comme l’a souligné le concile Vatican II. Avec et en face, séparé, mis à part et pourtant au cœur du monde.

On peut vouloir opposer et l’on se trompe toujours !

 

Le curé d’ars disait que si on comprenait vraiment le mystère du prêtre, on en mourrait. Si le prêtre est un mystère c’est qu’il manifeste Dieu, non pas un Dieu qui veut se cacher mais un Dieu qui veut toucher l’homme, qui veut se rendre visible. C’est le mouvement même de l’incarnation.

Le Père envoie le Fils pour sauver l’homme ; Jésus envoie ses apôtres pour être « des Christs » au milieu du monde.

C’est la très belle réponse de Jean Vanier quand on lui demande ce que doivent être les prêtres au milieu des personnes avec un handicap :   «  Soyez Jésus ! ».

L’abbé Luc, tu sais bien qu’une Chantal ou un Pascal avaient compris cela au foyer de l’Arche à la Nacelle, ils voyaient déjà Jésus en toi comme futur prêtre. Même si une Chantal peut encore t’appeler un jour «  mon Prinche »

 

Le prêtre alter Christus, autre Christ… je ne referai pas la théologie du prêtre qui agit en la personne du Christ et en la personne de l’Eglise, tu l’as mieux travaillée que moi dans tes études, je te cite :

« In persona Christi et in persona Ecclesiae sont deux formules qu’il faut tenir ensemble, et de manière indéfectible, au risque de tomber dans des figures de prêtres qui laissent de côté le pastoral »

 

C’est bien ce que la Parole de Dieu nous donne aujourd’hui : Le Christ au milieu d’une foule, pressé de toutes parts. Pasteur d’âmes. Comme ce prêtre Niçois que tu décrivais au jeudi Saint. Marchant dans la ville, allant de rencontres en rencontres, de saluts en Salut…

 

Salut !   …   Désirer le salut de l’autre en le rencontrant. Quand en italien on dit salute cela veut dire la santé du corps. Mais, comme tu l’as dit au moment des vœux, même si c’est important, ce n’est pas ce qui est premier. Le fameux « tous mes vœux et surtout la santé » peut nous faire oublier que c’est la santé de l’âme qu’il faut d’abord souhaiter. Oui, c’est d’abord pour cette santé là, ce salut que le prêtre se donne en donnant les sacrements du Christ.

 

J’ai moi-même souvent cette action de grâce du soir où je me sens si petit devant le mystère de ma mission… Le Christ a touché tant et tant de personnes à travers ma personne, comme à travers ce manteau de Jésus que la femme de l’évangile a touché.

Qui m’a touché ? dit Jésus… j’ai senti qu’une force est sortie de moi !

C’est ainsi que l’on peut parler dans la journée du prêtre de ces tria munera, ces trois pouvoirs. Ils sont une force qui vient de la puissance même d’amour de la Trinité.

 

Aujourd’hui Luc, tu sais qu’un pouvoir t’est donné, comme une force t’est donnée. C’est mystérieux car dans l’humilité, elle ne nous donne pas un pouvoir à la manière des hommes mais à la manière de Dieu. J’ai souvent médité sur le jeu entre les mots : force et amour, me demandant si je n’étais pas à tel ou tel moment tombé dans l’amour de la force, c’est à dire dans la volonté de puissance, plutôt que dans la force de l’amour.

Cette force de l’amour n’est vraie que dans l’humilité. Car si le prêtre a le pouvoir d’enseigner, de gouverner et de sanctifier, il sait qu’il a là tout le déploiement de la charité du Christ qui agit à travers lui.

 

C’est toute la prière du prêtre qui appelle sur lui la sainteté du Bon Pasteur. Il veut être revêtu du Christ comme il revêt sa belle chasuble, en un mot il veut être saint, il veut être bon pour répandre cette miséricorde de Dieu sur notre humanité cabossée, cette humanité qui désire être sauvée !

Il désire cette transparence qui laisse passer Jésus. Il veut pouvoir dire le plus vite possible avec Paul l’apôtre et Paul le petit frère :

« Ce n’est plus moi qui vis c’est le Christ qui vis en moi. »

 

Luc, le monde tu le sais, a soif de Dieu, même s’il l’ignore ou le rejette. Le prêtre est alors l’homme de ce don. Il est celui qui y est donné, totalement :

Il se donne, il est donné par Dieu, et il donne Dieu !

 

Oui, Dieu nous donne des prêtres pour nous élever à lui, nous sortir de tout ce qui nous éloigne de Dieu dans ce qui est superficiel.

Duc in altum, il nous fait avancer en eau profonde, surtout là où la vie fait des vagues, là où il y a des tempêtes dans la vie des gens. Et toi tu sais bien les passer et les faire passer les tempêtes, comme en kayak, même par force 7…  C’est vrai, ça on connaît !

 

Dieu nous donne des prêtres pour nous ouvrir à l’absolu de l’amour, permettre cette offrande entre Dieu et l’homme, l’admirable échange si magnifiquement célébré dans la liturgie ! « Que l’Esprit saint fasse de nous une éternelle offrande à la Gloire du Père. » L’éternelle offrande, c’est alors le mouvement même du cœur, le mouvement même de l’amour.

 

Merci à toi Luc de ce don de toi même. De te donner à célébrer cet amour comme tu le rappelais dans le lien : « Pour la gloire de Dieu et le salut du monde ! »

 

Nous demandons pour toi la sainteté, la bonté, car c’est beau d’être bon de la bonté de Dieu !

Luc, tu es souvent exigeant et c’est bien !

Continue de l’être pour nous dans l’amour, et tu nous donneras Dieu avec toi !

 

Amen

    Abbé Pierrick FEILDEL

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