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Secrétariat paroissial
5 rue saint Martin,
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Horaires d'ouverture :
Mardi 15h30 - 18h30 
Jeudi et Vendredi 08h30 - 11h30

 

 

 

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Le Curé

abbé Adam WIJATA

 

 

 

Prêtre auxiliaire

Abbé Eric Rebuffel

Photos


Fin d'année 2014


Installation du père Adam
Septembre 2014

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Pélerinage à Notre Dame d'Utelle
Septembre 2014



Soirée Louange 14 déc 2015
La Trinité


Kermesse 2015


Première Communion 2015

 

8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 15:30

paques2011La première fois que je suis allé en Terre Sainte, lorsque nous sommes arrivés à Jérusalem, nous avons tous voulu aller au saint sépulcre sans attendre. Peut être un peu comme Pierre et Jean qui, aujourd’hui, courent vers le tombeau après l’annonce des femmes.

Or, lorsque l’on entre dans le tombeau du Christ, on est saisi par le vide !

Le tombeau est bel et bien vide !

La joie de Pâques repose sur la découverte d’un tombeau vide ! C’est la seule chose que l’on peut proposer à ceux qui veulent des preuves.

Même le linceul, dont il est fait mention dans l’évangile et qui porte de manière surprenante l’image du Crucifié, n’est pas une preuve pour notre foi.

La foi c’est justement un acte de confiance qui n’a pas besoin de preuve.

La foi c’est un acte d’abandon à l’Amour du Christ qui pour nous a souffert la passion et est ressuscité d’entre les morts. Alors, comme le disait l’ange hier soir aux femmes venues au tombeau : il n’est pas ici, il est ressuscité.

A quoi bon continuer à regarder un tombeau qui est vide ?

C’est bien ce qui se passe lorsque l’on est à Jérusalem, la vue du tombeau vide nous pousse à sortir, à aller à la rencontre du Christ qui est vivant.

Le Seigneur veut attirer nos regards vers autres choses, il veut élever notre regard. C’est bien ce que saint Paul veut signifier lorsqu’il exhorte « à regarder les réalités d’en haut. Tendez vers les réalités d’en haut. »

Le tombeau vide nous invite à porter notre regard ailleurs, Il n’y a plus rien à voir dedans hormis des bouts de tissu,

Il nous invite à nous détourner de ce qui est signe de la vie périssable, pour nous tourner vers Celui qui est la Vraie vie.

 

C’est ce qu’a fait Aline hier soir en demandant et en recevant le baptême et c’est ce que font ce matin Thomas et Camille pour leur fils.  Elle a voulu abandonner l’être ancien marqué par le péché pour renaitre avec le Christ à la vie nouvelle.

Tous, choisissons le Christ, choisissons la vie éternelle.

C’est pour cette vie que nous sommes fait.

Dieu a créé l’homme à son image et à sa ressemblance.

Mais par le péché d’un seul, nous avions perdu cette ressemblance.

Heureuse faute qui nous valut un tel rédempteur !

A cause de cette faute le Christ est venu comme remède pour que nous retrouvions cette ressemblance.

Cette ressemblance signifie que nous sommes faits pour vivre avec Dieu.

Que nous sommes faits pour partager son amour et vivre de sa vie.

Chaque jour donc, et aujourd’hui en particulier, que notre vie soit tout à la ressemblance du Christ, et alors, tous ceux qui nous verrons, verrons le Christ qui vit en nous.

Alors, si nous-mêmes avons fait cette rencontre du Christ ressuscité, si cette rencontre et cette relation d’amour nous gardent dans la joie, partageons-la !

Soyons comme Marie-Madeleine qui revient du tombeau dans la séquence que nous avons chantée. A tous ceux qui nous demanderons, Qu’as-tu vu en chemin ? n’ayons pas peur de répondre : J’ai vu le sépulcre du Christ vivant, j’ai vu la gloire du Ressuscité. Le Christ mon espérance est ressuscité. » Amen.

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 15:23

Les jeunes sont toujours angoissés lorsqu’à la messe, on leur demande ce qu’ils ont retenu des lectures… Ils seraient encore plus embarrassés ce soir ! On peut dire que ce soir nous sommes presque rassasiés de la parole de Dieu. Nous l’avons entendue sous toutes ses formes, lectures de l’ancien et du nouveau testament, psaumes, évangile, et l’Exsultet de Pâques, très largement inspiré de la parole de Dieu.

 

Mais plutôt que de vous posez la question fatale : que disent ces lectures ?, je vous partage une petite histoire, héritage des Pères du désert, premiers moines égyptiens au Vème siècle.

 

Après l’office, un père vient voir un jeune novice qui est en train de laver la salade. A celui-ci il demande, frère qu’avez-vous retenu de la lecture de ce jour ? et sans se dégonfler, il lui répond : Abba, vous voyez cette salade que je lave, l’eau coule sur les feuilles et n’y reste pas et pourtant elle lave la salade…

 

Soyez bien rassurés que je ne suis pas en train de vous encourager à être distraits pendant les lectures mais plutôt à nous laisser imprégner par elle, à nous laisser laver par elle, à nous laisser transformer par elle. C’est ce que le prophète Isaïe signifie dans la lecture que nous avons écouté :

 

La pluie et la neige qui descendent des cieux n'y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l'avoir fécondée et l'avoir fait germer, ainsi ma parole, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir accompli sa mission.

 

La parole de Dieu est une préparation à entrer dans le mystère du Christ. Elle nous dispose intérieurement à l’accueillir. Le Christ n’arrive pas de manière inattendue mais il est annoncé et préfiguré à maintes reprises dans les Ecritures.

Où voyons-nous le Christ dans l’Ancien testament ?

 

Il nous faut le voir en figure dans la personne de Moïse qui intercède pour le peuple, le fait sortir de l’esclavage et le conduit en la terre promise.

Il faut le voir préfiguré dans le sacrifice d’Isaac où Abraham, comme le Père, n’hésite pas à offrir son Fils.

Il faut aussi le voir dans les promesses du Seigneur transmises par Ezéchiel qui seront accomplies par le Christ. Enfin, durant toute la semaine, en méditant les psaumes, nous avons pu découvrir le visage du Christ souffrant, ce psaume 21, où tout le mystère de la passion est décrit avec une étonnante correspondance.

 

Lorsque des amis préparent une fête ou un beau cadeau, on est souvent surpris d’apprendre qu’ils le préparent depuis un bon moment. Dieu aussi a pris le temps de préparer son plus beau des présents : son Fils comme porte d’entrée pour la vie éternelle. Il a fallu plus de 1800 ans pour préparer cet heureux événement de la mort et résurrection du Christ. 1800 années au cours desquelles le Seigneur n’a eu de cesse de tout faire pour que l’homme qu’il avait créé à sa ressemblance revienne à lui et retrouve cette ressemblance perdue.

 

La parole de Dieu nous ouvre les yeux sur les merveilles qu’il a déjà accomplit. Elle nous prépare à la merveille plus grande encore de la résurrection du Christ.

 

Il est de coutume pour les français de raconter des blagues au sujets des belges. Dans l’Eglise, c’est des prêtres jésuites dont il est souvent question. Un jésuite donc, qui se baladait, passe devant une église dans laquelle les fidèles, arrangués par un prêtre zélé et charismatique louent le Seigneur en disant « loué sois tu Seigneur, par ta main puissante, tu a fait passer ton peuple à pied sec dans la mer rouge. » agacé par ce manque de rigueur scientifique, il entre dans l’église et prend le micro et explique en des termes scientifiques la sécheresse de cette année, la topographie des lieux qui fait qu’il n’y avait pas beaucoup d’eau à cet endroit, etc… pour lui, pas question de miracle éclatant. Satisfait de sa prestation, il sort et repasse un peu plus tard devant l’église et il y entend les fidèles qui de nouveau, louent le Seigneur : « Loué sois tu Seigneur, toi qui a réussi à noyer les égyptiens dans dix centimètres d’eau ! »

 

Et oui, n’ayons pas peur de croire que Dieu peut faire de grandes choses. Si nous essayons de comprendre de manière scientifique la parole de Dieu, comment feront-nous pour croire en l’œuvre plus grande encore accomplie par Dieu : La résurrection du Christ?

 

Nous venons de parcourir 18 siècles d’une histoire d’amour entre Dieu et les hommes qui nous a conduit jusqu’au Christ. Aujourd’hui, nous vivons toujours cette relation hors normes.

Nous voici donc prêts à entrer dans le mystère du Christ, dans le mystère de ce tombeau effroyablement vide,

dans le mystère de cette lumière qui jaillit des ténèbres.

 

lumiere.jpgOui maintenant, nous pouvons reconnaître que cette lumière qui conduisait le peuple au désert dans la nuée de feu, c’était déjà le Christ.

Pour entrer dans cette église, nous aussi nous avons suivi cette colonne de lumière faite de cire, signe visible du Christ ressuscité.

Cette lumière qui nous accompagne tout au long de notre vie, à notre baptême, comme à notre profession de foi et plus tard, le jour de notre passage vers le Père.

C’est toujours la même et unique lumière du Christ qui nous accompagne et qui nous devance.

C’est cette lumière qui chauffe mais qui ne s’épuise pas, tel le buisson ardent où Dieu se révèle à Moïse,

C’est cette lumière céleste qui, à Noël, annonce et accompagne la venue du Christ,

C’est encore cette lumière qui éblouit les disciples lors de transfiguration de Jésus…

Ce matin nous étions dans les ténèbres et à l’office, nous avons éteint successivement sept cierges, manifestant ainsi la descente du Christ aux enfers.

Ce soir, la lumière jaillit des ténèbres. En entrant nous nous sommes tous rapprochés du Cierge Pascal pour en recevoir sa lumière.

Vivons cela tous les jours, comme le font les papillons de nuit qui sont attirés par la lumière.

Laissons nous attirer, restons collés à cette lumière du Christ, restons attachés au Christ lui-même : alors il n’y aura plus ténèbres pour nous. 

Aline, c’est bien ce que tu souhaites en demandant ce soir le baptême, tu veux vivre en disciple de Jésus, tu veux être toujours proche de lui, tu veux te laisser brûler par la flamme de son amour, tu veux te laisser conduire par sa lumière et sa parole… et tu as bien raison.

Le Christ donne tout, il n’enlève rien.

C’est un bel acte de confiance de demander aujourd’hui le baptême et même un acte courageux devant ceux qui te connaissent. Mais si aujourd’hui, de toi-même tu veux être renouvelée à l’image du Christ,

nous aussi qui avons été baptisés enfants, nous devons chaque jour poser cet acte de confiance et de foi.

Nous devons rester auprès de cette lumière qui nous guide et nous devons partager cette joie et cette lumière.

Alors, en cette nuit de joie, en cette nuit de lumière, n’ayons pas peur, ne soyons pas comme les femmes au tombeau, courrons annoncer au monde entier, il vraiment ressuscité, il est la vraie lumière qui peut te conduire.

N’ayons pas peur de porter au monde la lumière du Christ réssuscité. Amen

 

Vigile Pascale 2012

Ab Luc

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 11:42

Heureuse découverte hier, que celle du récit d’un jeudi saint des années 70 vu par un ancien curé de la Pointe de Contes… Quelques perles…

 

à un zonard accroupi sur le trottoir. « Salut, mon gars. Connais-tu Jésus de la Cène Eucharistique ? » Sa réponse fuse : - je m’en fous. Donne moi plutôt cinq balles. »

 

Hôtel Négresco.  Un touriste distingué, vêtu de blanc, se dirige vers sa Rolls.

_ Pardon, Monsieur, vous connaissez Jésus de la Cène Eucharistique ?

–Vous appartenez sans doute à l’Armée du Salut ? Voici pour vos pauvres. Bon courage, Monsieur le Pasteur. Un billet de 500 francs glisse dans ma main.

 

Square Albert 1er. Un éphèbe au sourire équivoque, pantalon rouge, bottines pointues, me lance:

- ils sont beaux, vos chiens. Comment s’appellent-ils ?

- jeune homme, connaissez vous Jésus de la Cène Eucharistique ?

- vous êtes de la secte Moon ?

 

Place Masséna. Un gardien de la paix règle la circulation.

- excusez moi, Monsieur l’agent. Connaissez-vous Jésus de la Cène Eucharistique ?

- Non. Mais je connais un psychiatre non loin d’ici.

 

Devant un cinéma, un cracheur de feu allume son brasero.

« Bonjour, connais-tu Jésus de la Cène Eucharistique ? »

Il ouvre sa chemise : « tiens, regarde, curé. Jésus, c’est mon pote ».

Sa poitrine velue est tatouée d’un Christ.

 

Gare SNCF. Un grand blond s’avance. Ses yeux bleu pervenche sont cernés : « je vous attendais, Père. Je m’appelle Xavier. On m’a parlé de vous. Pourriez-vous m’aider à sortir de la drogue ? Vous êtes ma dernière chance ». Je l’embarque dans mon panier à salade. Samson lui lèche la main. Xavier éclate en sanglots : « Père, c’est Jésus qui vous envoie ».

    18 h. Eglise de la Pointe de Contes. Je commence l’office. Personne dans la nef. Comme chaque année…

Les choses ont bien changée et si nous sommes là c’est que nous connaissons certainement ce fameux Jésus de la Cène Eucharistique.

Vous les enfants, est ce que vous connaissez Jésus de la Cène eucharistique ?

Ce Jésus de la Cène eucharistique pose aujourd’hui deux gestes importants. Deux gestes qu’il nous enjoint d’accomplir à nouveau en mémoire de Lui. Non pas une mémoire, telle que le pourrait le faire lors du 8 mai ou du 11 novembre. Nous y fêtons un événement passé, terminé, même si les souffrances demeurent encore pour certains. Non, la mémoire que nous célébrons, est plus qu’un souvenir, elle est une actualisation.

Lorsque Zdzislaw va vous laver les pieds, ce n’est pas simplement la mémoire de ce geste accomplit par Jésus. Cela n’aurait aucun sens. De même pour l’eucharistie, nous ne mimons pas une action très célèbre de Jésus, mais à chaque messe, à ces paroles, le Christ se rend présent à nous en nourriture sous la forme du pain et du vin.

Ce n’est pas anodin si ce sont les enfants de la première communion à qui nous allons laver les pieds. Le fait d’associer l e lavement des pieds et l’eucharistie est une chose très importante.

Dans son récit, l’abbé Delissalde demande aux gens s’ils connaissent Jésus de la Cène eucharistique. Mais vous, comment le connaissait vous. Comment connaissez vous ce Jésus qui s’offre en nourriture pour vous. Comment connaissez-vous ce Jésus de la Cène qui se met à genoux devant ces disciples pour leur laver les pieds ?

Peut être et certainement parce que le Seigneur à voulu que des hommes soit dans le monde le signe visible de sa présence. De qui est ce que je veux parler ?

Des prêtres, des diacres, des évêques, ... mais aussi de vous !

En effet, à la Cène du Jeudi saint, on découvre le Christ sous deux visages qui renvoient à  la même personne. Le visage du serviteur et celui du prêtre.

Prenons d’abord celui du prêtre.

Avez-vous déjà songé aux paroles que le prêtre est amené à prononcer au cours de la messe?

« Prenez et mangez en tous, ceci est mon corps livré pour vous. »

Même si les prêtres sont des hommes généreux, je vois mal comment cette parole pourrait être vraie s’il s’agissait de leur propre corps. Il faut donc croire que c’est au nom d’un autre qu’il parle… Ils parlent au nom même de Celui qui a dit : « vous ferez cela en mémoire de moi. » Le curé d’Ars a des expressions choc pour dire ce qui se passe à l’autel : « regardez le prêtre, d’une parole il fait d’un bout de pain un Dieu ». Ou encore, « lorsque vous voyez un prêtre monter à l’autel, vous devriez y voir le Christ qui monte au calvaire pour s’offrir. »

Je vous concède que ces expressions sont marquées par l’époque du 19ème…

Celui que nous voyons à l’autel prête sa voix et ses mains au Christ. C’est pas pour rien que les mains des prêtres sont ointes de la même huile que celle que nous avons reçue lors de notre baptême et de notre confirmation.

Lorsque j’étais à l’Arche de Jean Vanier avec les personnes avec un handicap mental, alors que la messe était célébrée de manière exceptionnelle par un prêtre africain de passage, à la sortie, une des personnes vient me dire, tient, aujourd’hui, Jésus il est noir !

Beau témoignage d’une personne qui, sous les traits du prêtre en chair et en os, reconnait le Jésus de la Cène Eucharistique qui à chaque messe offre pour nous sa vie par les mains des prêtres.

Prenons maintenant le visage du serviteur sous les traits duquel le Seigneur se présente en ce soir.

Le Maître choisi de laver les pieds de ses disciples. Il est aisé d’imaginer des hommes en sandales toute la sainte journée pour mesurer la nécessiter de leur laver les pieds… Mais le geste de Jésus va plus loin qu’un souci purement hygiénique.

Regardez cet abaissement : le Christ n’a pas gardé le rang qui l’égalait à Dieu nous dit saint Paul, il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur ou d’esclave, dépend la traduction choisie.

C’est bien cela le service de la charité, le service de l’amour. Il s’agit de mettre de côté notre égo, qui parfois prend de la place, pour nous mettre au service des autres. Le vrai service de la charité c’est de faire ce qui est important pour que l’autre grandisse et non pour que je me glorifie. A celui qui se met au service, il faut que résonne à ses oreilles la parole de Jean Baptiste : « Il faut que je diminue et que lui grandisse. »

Le Jésus de la Cène Eucharistique se présente sous les traits du prêtre et du serviteur. Mais le Jésus de la Cène n’est pas simplement un modèle à imiter pour ceux qui veulent être prêtre ou diacre. C’est un modèle pour nous tous. Si les mains du prêtre reçoivent l’onction d’huile sainte à son ordination, tous les baptisés ont eux-mêmes était oints de cette même huile sainte.

Chacun est donc appelé à sa manière à être le Christ prêtre et serviteur.

N’ayez pas peur d’imiter le Christ qui donne sa vie pour ceux qu’il aime.

N’ayez pas peur d’imiter le Christ qui se fait serviteur de ses frères.

N’ayez pas peur de dire, Oui je connais le Jésus de la Cène Eucharistique, il a changé ma vie.

N’ayez pas peur d’être aux yeux du monde, la présence et le signe visible du Christ au milieu des hommes. Amen.

La Cène du Seigneur, La Pointe de Contes

Ab Luc

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 20:23

etonnement.jpgEntre Jésus et les nazaréens, allez savoir lequel est le plus choqué! Voici de quoi réfléchir sur l'évangile de ce jour...

 

Evangile de Jésus Christ selon saint Marc

 

Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent.

Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue.

Les nombreux auditeurs, frappés d'étonnement, disaient :

« D'où cela lui vient-il ?

Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée,

et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?

N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie,

et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?

Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »

Et ils étaient profondément choqués à cause de lui.

Jésus leur disait :

« Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. »

Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ;

il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.

Il s'étonna de leur manque de foi.

Alors il parcourait les villages d'alentour en enseignant.

***

C’est l’évangile de l’étonnement !

 

Les gens sont surpris des paroles que Jésus prononce,

ils sont choqués de ce qu’Il accomplit devant eux.

 

De son côté, Jésus, Lui, s’étonne de leur manque de foi.

 

Mais qu’y a-t-il de plus choquant ?

Un homme qui fait le bien et qui parle avec sagesse ?

ou bien des hommes à la nuque raide qui ne croient pas

et ne reconnaisse pas le Christ comme leur pasteur !

 

Nous sommes ces hommes à la nuque raide !

 

Posons-nous alors la question pour nous-mêmes :

Qu’est ce qui est choquant dans nos vies aux yeux de Dieu?

Qu’est ce qui nous empêche de poser cet acte de foi que le Christ attend de nous ?

 

Hier le Christ disait à la femme venue toucher son vêtement :

« Va, ta foi t’a sauvé. »

Aujourd’hui, il nous dit :

« ils manquent de foi »

 

Que nous faut-il pour pouvoir nous aussi poser un acte de foi comme cette femme ?

 

Il nous faut reconnaitre le Christ

comme celui qui est venu du Père pour nous sauver,

le reconnaitre comme celui qui nous conduit à son Père et à notre Père,

celui qui nous conduit à son Dieu et à notre Dieu.

 

Alors soyons choqués de notre manque de foi

et laisson nous étonner par les merveilles que le Seigneur accomplit pour nous.

 

Ab L.D

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 12:48

12---Au-commencement-etait-le-verbe--jpgEn passant à la Papet’ à Contes il y a quelques jours, je vois, bien en évidence, un magazine avec un monsieur barbu dans le ciel.

Non ce n’était pas le père Noël

 mais Dieu le Père, en couverture du magazine le Point.

« Questions et réponses sur l’existence de Dieu. » Voici le titre.

« Ce que disent les scientifiques et les philosophes, pourquoi Dieu est il tendance ».

Autant de sujets auxquels les journalistes pensent répondre de manière détachée de la foi. Mais que dire et penser de Dieu si l’on ne croit pas en lui ?

Est-ce dans de tels magazines que nous trouverons la vérité sur Dieu ?

Est-ce que c’est en écoutant les philosophes et les scientifiques que nous découvrirons Dieu. Les catholiques savent bien sûr que non,

mais c’est toujours tentant et parfois,

cela semble plus simple de lire ces magazines que de croire !

On ne peut pas jeter la pierre à ces journalistes.

S’ils écrivent, c’est qu’il y a des gens qui lisent

et pas seulement ceux qui attendent chez le médecin, 

mais parce que l’homme cherche, parfois avec désespoir, un sens à sa vie.

Malgré tout, Dieu semble être pour lui la clef de lecture de son existence.

 

Au fond c’est notre désir de voir Dieu,

notre désir de toucher pour dire : IL EXISTE.

Mais aujourd’hui Dieu prend chair,

Dieu vient parmi nous petit enfant dans la crèche.

Dieu est accessible et mieux encore,

après avoir pris notre condition, il veut que nous redevenions semblables à lui.

 

Pour connaitre et voir Dieu, en regardant l’Histoire et l’Ecriture, je vois trois moyens.

 

LE PREMIER, c’est celui que sainte Thérèse d’Avila voulait suivre.

Alors qu’elle a sept ans, elle forme le projet de se rendre au pays des Maures,

pour y avoir la tête tranchée !

Aux adultes qui la retrouveront en partance pour cette fin sanglante,

elle répondra : « Je veux voir Dieu. »

 

Mourir pour voir Dieu,

Mourir pour voir l’invisible.

 

Dans l’Ancien Testament, il est souvent question de la vision de Dieu.

Lorsque Dieu se manifeste au mont Sinaï après la sortie d’Egypte,

il fait dire au peuple par Moïse de ne pas s’approcher sous peine de mort.

De même, lorsque Jacob lutte toute la nuit contre Dieu,

au matin, il est heureux de dire : « j'ai vu Dieu face à face et j'ai eu la vie sauvé."

 

Mourir est donc une première méthode, certes radicale et sans retour possible,

qui nécessite par contre une bonne confession avant pour être sûr de voir Dieu !

Peut être alors nous faut il voir la mort autrement que celle du corps.

Comprendre la mort comme l’abaissement de Dieu.

Une mort à nous même qui permet à Dieu de vivre en nous.

Une mort à nous même qui nous fasse partager l’humilité de Dieu

qui se fait petit enfant dans la crèche.

Une mort à nous même qui nous ouvre aux autres.

Mais c’est Noël, parlons plutôt de la vie !

 

LE DEUXIEME moyen de voir Dieu, de le connaitre,

c’est de reconnaitre que Dieu nous parle.

Non pas par ses prophètes qui nous donné une révélation fragmentaire de Dieu

comme le dit la lettre de saint Paul,

mais de manière encore plus éminente par son Verbe,

par le Christ, parole du Père.

Le prologue de l’Evangile selon saint Jean que je viens proclamer nous révèle qui est Jésus. Ou plutôt, l’évangile témoigne de la manière dont Dieu se révèle.

Le Verbe, la parole de Dieu, le créateur de toutes choses,

la lumière véritable qui éclaire tout homme,

ce Verbe qui été était auprès de Dieu,

ce Verbe qui est Dieu, il s’est fait chair.

Par l’Esprit saint, il a pris chair de la Vierge Marie, diront nous dans quelques instants.

Dieu vient parmi nous…

 

Hier soir je disais qu’il est plus grand le miracle

de voir Dieu descendre sur terre dans le sein d’un Vierge

que de voir le père Noël, si gros soit il descendre par la cheminée.

Il est là le grand mystère de Noël.

Nous voulons voir Dieu, nous voulons le comprendre, le connaitre.

Et bien le voici qui se révèle à nous.

Ce n’est pas une partie de Dieu qui se montre,

comme si il s’agissait d’un iceberg dont on ne voit même pas le quart.

C’est Dieu tout entier qui se donne à nos regards.

C’est si vrai que lorsque Philippe, juste avant la passion demande à Jésus :

« montre-nous le Père », cela nous suffit.

Jésus de lui répondre : « qui me voit a vu le Père ».

Ainsi, depuis le jour où Jésus est né de la Vierge,

il n’existe plus d’autre médiation par lesquelles nous puissions accéder au Père.

 

Il est le Chemin, la Vérité, la Vie,

il est la lumière qui éclaire tout homme. Il EST.

 

Si donc nous voulons voir Dieu,

regardons cet enfant couché dans une mangeoire,

regardons cet enfant qui enseigne au temple,

regardons cet homme qui est baptisé par Jean

et sur qui l’Esprit Saint descend sous la forme d’une colombe,

regardons cet homme qui prie,

regardons cet homme qui meurt condamné sur la croix en pardonnant à ses bourreaux,

regardons Jésus qui sot vivant du tombeau.

 

Les gens veulent du sensationnel pour croire,

ils veulent une apparition, quelque chose de concret.

Il est là votre concret, il est là le palpable que nous attendons.

Il ne prend pas les traits que nous attendions.

Mais le voici, le Très- Haut se fait pour nous le Très-Bas.

 

NOUS ARRIVONS AINSI AU TROISIEME MOYEN. Courage…

Dieu avait préparé son peuple à recevoir son Fils en lui envoyant des prophètes,

en lui faisant le don de la Loi et par d’autres signes encore.

Lorsque son Fils est venu dans le monde,

il nous a fait connaitre le Père,

il nous a fait comprendre les prophètes et les Ecritures,

comme aux pèlerins d’Emmaüs.

 

 

Mais nous ne pouvons pas dire que tout cela c’est du passé

et que nous autres aujourd’hui,

nous n’avons plus que nos yeux pour pleurer son absence.

Le Christ avait promis d’envoyer l‘Esprit Saint sur nous

pour accomplir toute chose et nous faire comprendre la vérité.

Mais le Christ nous a aussi laissé ses sacrements

et le plus éminent de tous, c’est bien l’eucharistie que nous allons célébrer,

et que nous avons déjà commencé à célébrer.

 

Alors que nous célébrons aujourd’hui le jour où Dieu prend chair dans l’humanité,

nous célébrons en même temps le sacrement par lequel

Dieu veut que nous redevenions semblables à Lui.

 

C’est un système d’ascenseur et de contre poids :

C’est pour mieux nous faire monter vers son Père

que le Fils de Dieu, Jésus le Verbe de Dieu, est descendu dans le monde.

Nous le dirons dans la prière qui suivra la communion,

« en naissant aujourd’hui, tu nous a fait naitre à la vie divine ».

 

Or cette vie divine en nous elle s’entretient, elle se cultive.

Dans les gendarmes de saint Tropez et les extraterrestres, ces derniers sont obligés de boire de l’huile pour ne pas se désagréger et être reconnus comme tels.

Et bien, toutes proportions gardées,

il en va de même de notre vie divine.

Si nous ne nous entretenons pas avec des nourritures qui correspondent à notre état,

c’est dire divines, nous ne serons plus reconnus comme des enfants de Dieu,

mais comme des créatures qui refusent leur nature.

Ainsi, c’est par l’eucharistie que nous retrouvons des forces

et que progressivement nous devenons ce que nous recevons.

 

Il est là le mouvement de réponse de l’incarnation du Verbe.

C’est notre disposition à lui ressembler.

Ainsi, l’eucharistie que nous célébrons est à la fois le lieu

où nous voyons Jésus qui est Dieu, dans son Corps et dans son sang

et le lieu ou nous communion à sa nature divine.

Pourquoi recommande t’on l’adoration eucharistique.

Est-ce de l’idolâtrie ou le désir de voir Celui qui s’est fait homme pour nous

et de le contempler pour lui ressembler.

 

Les jeunes ont tous dans leur chambre d’ados les posters de leurs idoles

et ils passent des heures à les regarder pour essayer de leur ressembler.

Et bien, nous aussi, passons de longues heures à contempler Dieu dans son eucharistie

pour lui ressembler et nous laisser transformer par Lui.

Alors, lorsque le père Michel élèvera l’Hostie,

regardons fixement Jésus qui est présent,

reconnaissons en lui notre Dieu,

reconnaissons en lui l’enfant de la crèche,

reconnaissons en lui celui qui s’offre pour nous sur la croix,

reconnaissons en lui celui avec qui nous ressusciterons.

Tels les bergers, adorons celui qui vient pour nous conduire à son Père.

 

Aujourd’hui, Dieu se donne à voir dans un petit enfant,

Aujourd’hui, Dieu se fait entendre par sa parole, son Verbe éternel,

Aujourd’hui, Dieu se donne à contempler et comme nourriture dans son Eucharistie.

 

Je veux voir Dieu.

Vous voulez voir Dieu.

Nous voulons voir Dieu et Ce désir doit pouvoir se conjuguer à toutes les personnes.

C’était notre quête initiale et elle doit le demeurer tout au long de notre vie.

 

La couverture du magazine dont je parlais au début

nous présente une image du Père que nul n’a jamais vu.

 

Aujourd’hui, par la naissance de Jésus, nous apprenons que par Lui,

Dieu nous est révélé.

aujourd'hui, nous apprenons que c’est en regardant le Christ que nous voyons Dieu.

 c'est pourquoi nous le dirons dans la préface :

« Dieu s’est rendu visible à nos yeux,

et nous sommes entrainés par lui à aimer ce qui demeure invisible. »

 

Amen.

AB Luc D.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 12:39

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Commençons par une chanson…

Vous connaissez tous le refrain, alors vous pourrez chanter avec moi.

Profitez en bien, après je pense que vous ne la chanterez plus de la même manière !

 

C'est la belle nuit de Noël

la neige étend son manteau blanc

et les yeux tournés vers le ciel

à genoux les petits enfants

avant de fermer les paupières

font une dernière prière

 

Refrain

Petit papa Noël

Quand tu descendras du ciel

avec des jouets par milliers

n'oublie pas mon petit soulier

 

Alors, regardons de plus près ce que nous venons de chanter.

 

Petit Papa Noël :

Avec un nom comme celui-ci, on pense tout de suite à un monsieur barbu,

vêtu de rouge et qui travaille une seule nuit dans l’année !

Mais ne peut-on pas penser à quelqu’un d’autre ?

Pourquoi l’appelle-t-on PAPA,

alors que l’on n’a jamais entendu parler de ses enfants ?

Alors, de qui peut-il s’agir, en cette nuit de Noël ?

Qui peut être véritablement Père en cette nuit de Noël ?

 

Ne pourrait-on pas dire que c’est Dieu ? en ce jour, il nous donne son Fils.

Aujourd’hui, nous est né un sauveur, le messie que le monde attendait

comme l’annoncent les anges.

 

Aujourd’hui, Dieu, que l’on croit toujours loin de nous

et presque indifférent à ce que nous vivons,

ce même Dieu se fait homme.

 

Enfant, il né de la Vierge Marie

dans l’humilité et la discrétion d’une étable de Bethleem.

 

Des centaines d’années avant que cette chanson ne soit écrite,

des milliers de croyants ont attendu,

 les yeux levés vers le Ciel la venue de celui que Dieu avait promis : Jésus.

 

C’est bien du ciel que nous vient l’enfant couché dans une mangeoire.

En cette nuit, le Très Haut se fait le Très Bas. Le ciel descend sur terre.

 

C’est un plus grand miracle de voir Dieu descendre sur terre

et devenir petit enfant dans le sein de Marie,

que de voir le Père Noël, aussi gros soit-il, descendre par la cheminée !

là est le véritable miracle de Noël.

Les gens veulent du sensationnel pour croire,

ils veulent une apparition, quelque chose de concret.

Il est là votre concret, il est là le palpable que nous attendons.

 

Ainsi, le véritable Père que nous connaissons à Noël,

c’est le Père de notre Seigneur qui en ce jour nous donne son Fils.

C’est ce même Père qui, le jour de notre baptême nous a dit à chacun :

« tu es mon Fils Bien aimé, en toi j’ai mis tout mon amour. »

C’est bien le mystère de l’amour de Dieu qui se révèle en cette nuit.

 

Tous les enfants espèrent, les adultes aussi, bien souvent, que le père Noël leur apportera beaucoup de cadeaux, et surtout,

les plus à la mode,

les plus beaux,

les plus sophistiqués…

Mais pourquoi désirons nous tant offrir et tant recevoir?

Parce que tous le monde fais comme cela ?

Le premier cadeau de Noël que l’histoire ait connu, c’est un petit enfant…

Un petit enfant emmailloté et couché dans une mangeoire.

Quel plus beau cadeau qu’un enfant ?

 

Mais cet enfant est

si à la mode, que personne ne veut accueillir ses parents,

si beau qu’il nait à l’écart de tous,

si moderne que son premier landau est une mangeoire !

 

Si l’enfant de la crèche est le cadeau par excellence, c’est qu’il est le fruit de l’amour.

De l’amour de Dieu pour son peuple,

de l’amour de Dieu pour sa créature qui peine à lever les yeux vers le ciel,

de l’amour de Dieu pour l’homme qui cherche un sens à sa vie.

 

Nous qui avons du mal à regarder vers le Ciel, c’est le ciel qui descend vers nous.

Nous qui cherchons un sens à notre vie, il nous offre un chemin.

Ne cessons pas de chercher un sens à notre vie.

Lorsque nous ne cherchons plus, nous sommes morts !

 

Pourquoi donc crouler sous une montagne de cadeau

si c’est pour faire comme tous le monde et poser un acte de diplomatie familiale !

 

De l’amour, du vrai, de l’authentique, c’est cela qu’il faut donner à Noël.

Dieu nous montre l’exemple de cet amour qui se donne

et qui va jusqu’au don de son propre Fils.

Sachons donc offrir aux autres un cadeau qui soit beau

parce qu’il est offert par amour,

Sachons offrir un cadeau qui soit simple,

parce que l’amour est simple.

 

Finalement, le cadeau le plus vrai, c’est de pouvoir nous offrir nous même,

de savoir être chaque jour un cadeau pour l’autre.

Les mariés savent cela, puisqu’ils ont un jour dit :

« je te reçois pour épouse et je me donne à toi. »

 

 

 

On entend des fois dire : « celui là, c’est pas un cadeau ! »

et bien demandons nous chaque jour si nous sommes un cadeau pour l’autre ?!

 

Le grand stress de Noël,

c’est pour les uns

de savoir si le cadeau va être à la hauteur des espérances,

et pour les autres, de savoir s’il ne sera pas oublié !

C’est bien ce que dit la chanson : n’oublie pas mes petits souliers…

 

Les cadeaux que nous faisons vont dans les souliers au pied du sapin

et nous avons peur de les retrouver vides au matin !

 

Le cadeau qui vient de Dieu, Lui est pour tous,

Et c’est dans chacune de nos vies qu’il vient.

Il n’oublie personne. Il vient pour tous.

 

Si c’est dans les souliers que le père Noël dispose les cadeaux,

c’est dans notre cœur que Dieu vient et veut s’établir.

Il frappe à la porte de nos cœurs et de nos vies

et attend patiemment que nous ouvrions.

Il veut entrer et nous combler de sa joie,

il veut entrer et nous combler de sa paix.

Il veut entrer et nous combler de son amour.

Qui ne veut pas être aimé ? Celui là est vraiment le plus malheureux des hommes !

 

Voici donc le véritable cadeau, celui qui touche le cœur de l’homme.

Celui qui donne la paix intérieure,

celui qui donne la vraie joie, celle de se savoir aimé.

 

Alors aujourd’hui, Dieu donne son unique cadeau : Jésus.

A la différence d’autres présents,

 

Jésus ne se démode pas, il n’est jamais dépassé,

quelque soit mon âge, il me convient et m’aide à grandir.

 

 

 

Jésus n’est pas éphémère.

Ce n’est pas le cadeau d’un moment

que l’on prend et que l’on change cinq minutes plus tard.

Il est donné pour toujours,

à condition que nous l’acceptions et il n’est jamais repris,

car comme disent les enfants :

donner c’est donner, reprendre, c’est voler !

 

Jésus est un don, un cadeau qui se partage, qui s’offre de nouveau aux autres. Il n’y a pas besoin d’être gentils pour le recevoir,

Il suffit de vouloir l‘accueillir. Jésus partage la vie de tous les hommes.

Ce n’est pas chez les gens gentils et sages qu’il est allé

mais chez ceux qui en avait besoin.

 

Dans le dessin animé Mission Noël, il est question d’un enfant qui est oublié par le père Noël, dont les souliers sont vides au matin. Alors une course contre la montre s’engage pour réparer l’oubli. 

 

Nous sommes parfois l’un et l’autre.

Une fois celui qui est oublié, et d’autres fois, celui qui oublie.

Mais lorsque nous avons compris ce qui se passe en ce jour,

c’est un devoir pour nous que de la partager aux autres de n’oublier personne

et de transmettre ce que nous recevons nous-mêmes…

 

Nous sommes venus au milieu de la nuit pour célébrer la naissance d’un enfant comme les autres et en même temps pas comme les autres.

 

Cet enfant nous ressemble, cet enfant est d’une femme,

Et en même temps, il est Dieu

et il vient pour se donner lui-même et nous conduire à son Père.

 

Cet enfant vient nous dire que nous sommes aimés.

Pas seulement nous qui sommes ici,

mais aussi tout ceux qui sont dehors…

 

En cette nuit de joie,

joie parce que Dieu vient parmi nous,

joie parce que nous faisons l’expérience de l’amour de Dieu,

soyons au milieu de nos familles des sources de joie.

 

Ainsi, Dieu pourra naître ailleurs que dans la solitude d’une crèche,

mais dans la chaleur d’une famille,

d’un cœur qui veut être aimé.

Ouvrez donc la porte de vos cœurs et laisser le entrer.

Laissez le vivre en vous.

 

En rentrant chez vous,

vous allez mettre le petit Jésus dans la crèche au milieu des autres santons.

Bien au milieu, entre Marie et Joseph, entre l’âne et le bœuf.

Que ce geste exprime le désir de votre cœur,

d’accueillir Jésus dans votre vie et de vivre à sa suite. Amen.

AB Luc D.

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