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Le Curé

abbé Adam WIJATA

 

 

 

Prêtre auxiliaire

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les vendredis et samedis

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Fin d'année 2014


Installation du père Adam
Septembre 2014

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Pélerinage à Notre Dame d'Utelle
Septembre 2014



Soirée Louange 14 déc 2015
La Trinité


Kermesse 2015


Première Communion 2015

 

30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 12:16

2012-2013-0007.jpgDurant la Vigile pascale, dans récit de la création, l'Église écoute surtout la première phrase : « Dieu dit : Que la lumière soit ! » (Gn 1,3) Le récit de la création, d'une façon symbolique, commence par la création de la lumière... Le fait que Dieu ait créé la lumière signifie que Dieu a créé le monde comme lieu de connaissance et de vérité, lieu de rencontre et de liberté, lieu du bien et de l'amour. La matière première du monde est bonne, l'être même est bon. Et le mal ne provient pas de l'être qui est créé par Dieu, mais existe seulement en vertu de la négation ; c'est le « non ».

      A Pâques, au matin du premier jour de la semaine, Dieu a dit de nouveau : « Que la lumière soit ! » Auparavant il y avait eu la nuit du Mont des Oliviers, l'éclipse solaire de la Passion et de la mort de Jésus (Mt 27,45), la nuit du sépulcre. Mais désormais c'est de nouveau le premier jour — la création recommence entièrement nouvelle. « Que la lumière soit, dit Dieu, et la lumière fut. » Jésus se lève du tombeau. La vie est plus forte que la mort ; le bien est plus fort que le mal ; l'amour est plus fort que la haine ; la vérité est plus forte que le mensonge. L'obscurité des jours passés est dissipée au moment où Jésus ressuscite du tombeau et devient, lui-même, pure lumière de Dieu.

      Ceci, toutefois, ne se réfère pas seulement à lui ni à l'obscurité de ces jours. Avec la résurrection de Jésus, la lumière elle-même est créée de façon nouvelle. Il nous attire tous derrière lui dans la nouvelle vie de la résurrection et vainc toute forme d'obscurité. Il est le nouveau jour de Dieu, qui vaut pour nous tous. Mais comment cela peut-il arriver ? Comment tout cela peut-il parvenir jusqu'à nous de façon que cela ne reste pas seulement parole, mais devienne une réalité dans laquelle nous sommes impliqués ? Par le sacrement du baptême et la profession de foi, le Seigneur a construit un pont vers nous, par lequel le nouveau jour vient à nous. Dans le baptême, le Seigneur dit à celui qui le reçoit... : « Que la lumière soit ». Le nouveau jour, le jour de la vie indestructible vient aussi à nous. Le Christ te prend par la main. Désormais tu seras soutenu par lui et tu entreras ainsi dans la lumière, dans la vraie vie.

Benoît XVI, pape de 2005 à 2013, Homélie du 07/04/2012 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

http://levangileauquotidien.org/main.phplanguage=FR&module=commentary&localdate=20130330

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 15:01

BeneGrazie.com: Grazie. Danke. Thank You. Dziękujemy. Merci. Gracias. Obrigado. Köszönöm. Спасибо. Salamat. 謝謝. It's time to give back: Say a prayer and join this list (to be printed and handed over) as thank you to Pope Benedict XVI for having been such a great Holy Father! Setzen Sie Ihren Namen auf diese Dankesliste (wird gedruckt und persönlich übergeben) und beten Sie für Papst Benedikt XVI, unseren grossartigen Heiligen Vater aus Bayern! Czas podziękować Papieżowi: Pomódl się i dołącz do listy podziękowań aby mogła zostać wydrukowana i wręczona Ojcu Świętemu jako dowód wdzięczności za Jego pontyfikat. Kochamy Cię Ojcze Święty! Exprimez votre reconnaissance à notre Saint-Père Benoît XVI et engagez-vous à le porter dans votre prière en ajoutant votre nom à cette liste. Elle lui sera remise personellement. Reza y agrega tu nombre a la lista de agradecimiento para que pueda ser printada y entregada al Santo Padre como nuestra muestra de gratitud. ¡Bendedicto XVI, Te queremos! É hora de agradecer: faça uma oração e junte-se à lista (para ser impressa e entregue em mãos) como um agradecimento ao Papa Bento XVI por ter sido um grande Papa!

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 15:52

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Merci !
Merci de tout cœur.
Chers amis, je suis heureux d’être avec vous, entouré par la beauté de la création et par votre sympathie qui me fait tant de bien, merci pour votre amitié, votre affection.
Vous savez que cette journée pour moi est différente des jours précédents, je ne suis plus le Souverain Pontife de l’Eglise Catholique. Jusqu’à 20 heures ce soir je le suis encore, mais après je ne le suis plus. Je suis simplement un pèlerin qui entame la dernière étape de son pèlerinage sur cette terre. Mais je voudrais encore, avec tout mon cœur, avec tout mon amour, avec ma prière, avec ma réflexion, avec toutes mes forces intérieures, travailler pour le bien commun et le bien de l’Eglise, de l’humanité. Et je trouve un très fort soutien dans votre sympathie. Allons de l’avant avec le Seigneur pour le bien de l’Eglise et du monde.
Merci.
Je vous donne maintenant de tout cœur ma bénédiction.
Que Dieu tout-puissant soit béni. 
Que Dieu tout-puissant nous bénisse, au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.
Merci, et bonne nuit.

Benoit XVI a Castelgandoflo, quelques heures avant la fin de son pontificat.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 16:51

photo_1361965706964-42-0.jpgAujourd'hui, place saint Pierre, le pape Benoit XVI adressait aux quelques 150000 fidèles réunis sa dernière audience générale dont voici le texte intégral.

 

Vénérés Frères dans l’Episcopat et dans le Sacerdoce !

Autorités distinguées !

Chers frères et sœurs !

Je vous remercie d’être venus si nombreux à cette dernière audience générale de mon pontificat.

[Applaudissements]

Merci de tout coeur, je suis vraiment ému. Et je vois l'Eglise vivante! Et je pense que nous devons dire aussi merci au Créateur pour le beau temps qu'il nous offre maintenant, encore en hiver.

Comme l’apôtre Paul dans le texte biblique que nous avons écouté, moi aussi je sens dans mon cœur de devoir surtout remercier Dieu, qui guide et fait grandir l’Eglise, qui sème sa Parole et nourrit ainsi la foi dans son Peuple. En ce moment, mon âme se dilate pour embrasser toute l’Eglise répandue dans le monde ; et je rends grâce à Dieu pour les « nouvelles » que durant ces années de ministère pétrinien j’ai pu recevoir sur la foi dans le Seigneur Jésus-Christ, et la charité qui circule dans le Corps de l’Eglise et le fait vivre dans l’amour et dans l’espérance qui nous ouvre et nous oriente vers la vie en plénitude, vers la patrie du Ciel.

Je sens que je vous porte tous dans la prière, dans un présent qui est celui de Dieu, où je recueille chaque rencontre, chaque voyage, chaque visite pastorale. Je recueille dans la prière tout et tous pour les confier au Seigneur : afin que nous ayons une pleine conscience de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, et afin que nous puissions nous comporter de façon digne de lui, de son maour, en portant du fruit dans toute oeuvre bonne (cf. Col 1,9-10).

En ce moment, j’ai en moi une grande confiance, parce que je sais, nous savons tous, que la Parole de vérité de l’Evangile est la force de l’Eglise, c’est sa vie. L’Evangile purife et renouvelle, porte du fruit, partout la communauté des croyants l’écoute et accueille la grâce de Dieu dans la vérité et vit dans la charité. Telle est ma confiance, telle est ma joie.

Lors que, le 19 avril, [applaudissements] d’il y a presque huit ans, j’ai accepté d’assumer le ministère prétrinien, j’ai eu cette ferme certitude qui m’a toujours accompagné: cette certitude de la vie de l'Eglise, de la Parole de Dieu. En ce moment, comme je l’ai déjà exprimé à plusieurs reprises, les paroles qui ont résonné en mon cœur ont été : « Seigneur, que me demandes-tu ? C’est un grand poids que tu mets sur mes épaules, mais si Tu me le demandes, sur ta parole, je jetterai les filets, sûr que Tu me guideras, même avec toutes mes faiblesses ».

Et huit ans plus tard, je peux dire que le Seigneur m’a vraiment guidé, a été proche de moi, j’ai pu percevoir sa présence quotidiennement. Cela a été un bout de chemin de l’Eglise qui a eu des moments de joie et de lumière, mais aussi de moments pas faciles ; je me suis senti comme saint Pierre avec les Apôtres dans la barque sur le lac de Galilée : le Seigneur nous a donné tant de journées de soleil et de brise légère, de jours où la pêche a été abondante ; il y a eu aussi des moments où les eaux étaient agitées et le vent contraire, comme dans toute l’histoire de l’Eglise et où le Seigneur semblait dormir. Mais j’ai toujours su que dans cette barque il y avait le Seigneur et j’ai toujours su que la barque de l’Eglise n’est pas à moi, n’est pas la nôtre (applaudsissements) mais est la sienne et qu’il ne la laisse pas couler ; c’est Lui qui la conduit, certainement aussi à travers les hommes qu’il a choisis, parce qu’il l’a voulu ainsi. Telle a été la certitude que personne ne peut troubler. Et c’est pour cela qu’aujourd’hui mon cœur est rempli de gratitude envers Dieu parce qu’il n’a jamais fait manquer l’Eglise ni à moi sa consolation, sa lumière, son amour.

Nous sommes dans l’Année de la foi, que j’ai voulu pour fortifier justement notre foi en Dieu dans un contexte qui semble le mettre toujours davantage au second plan. Je voudrais tous vous inviter à renouveler votre ferme confiance dans le Seigneur, à vous confier comme des enfants dans les bras de Dieu, certains que ces bras nous soutiennent toujours et sont ce qui nous permet de marcher chaque jour dans les fatigues.

Je voudrais que chacun se sente aimé de ce Dieu qui a donné son Fils pour nous et qui nous a montré son amour sans frontières. Je voudrais que chacun sente la joie d’être chrétien. Dans une belle prière qui se récite quotidiennement le matin il est dit: "Je t'adore, mon Dieu, et je t'aime de tout mon coeur. Je te remercie de m'avoir créé, fait chrétien..."

Oui, nous sommes contents du don de la foi, c’est le bien le plus précieux que personne ne peut nous enlever ! Remercions le Seigneur de cela chaque jour, par la prière et par une vie chrétienne cohérente. Dieu nous aime mais il attend aussi que nous l’aimions !

Mais ce n’est pas seulement Dieu que je voudrais remercier en ce moment. Un pape n’est pas seul pour conduire la barque de Pierre, même si c’est sa première responsabilité; et je ne me suis jamais senti seul en portant la joie et le poids du ministère pétrinien. Le Seigneur a mis à côté de moi tant de personnes qui, avec générosité et amour de Dieu et de l'Eglise m'ont aidé et m'ont été proches. Tout d’abord vous, chers Frères cardinaux: votre sagesse, vos conseils, votre amitié, ont été pour moi précieux; mes collaborateurs, à commencer par mon Secrétaire d’Etat qui m’a accompagné avec fidélité en ces années; la Secrétairerie d’Etat et la Curie romaine entière, ainsi que tous ceux qui, dans des domaines variés, offrent leur service au Saint-Siège: il y a tant de visages qui ne se voient pas, qui restent dans l’ombre, mais justement dans le silence, dans le dévouement quotidien, avec un esprit de foi et d’humilité, ils ont été pour moi un soutien sûr et fiable. J’ai une pensée spéciale pour l’Eglise de Rome, mon diocèse ! Je ne peux oublier les Frères dans l’Episcopat et dans le Sacerdoce, les personnes consacrées et le Peuple de Dieu tout entier : dans les visites pastorales, les rencontres, les audiences, les voyages, j’ai toujours perçu une grande attention et une profonde affection; mais moi aussi je vous ai aimés, tous et chacun, sans distinction, avec cette charité pastorale qui est au cœur de tout Pasteur, surtout de l’Evêque de Rome, du Successeur de l’Apôtre Pierre. Chaque jour j’ai porté chacun de vous dans ma prière, avec un cœur de père.

Je voudrais que ma salutation et ma reconnaissance rejoignent chacun : le cœur d’un Pape s’ouvre au monde entier. Et je voudrais exprimer ma gratitude au Corps diplomatique près le Saint-Siège, qui rend présente la grande famille des Nations. Ici, je pense aussi à tous ceux qui travaillent pour une bonne communication et que je remercie pour leur important service.

A présent je voudrais remercier de tout cœur aussi les nombreuses personnes dans le monde entier qui, ces dernières semaines, m’ont envoyé des signes émouvants d’attention, d’amitié et de prière. Oui, le Pape n’est jamais seul, aujourd’hui j’en fais l’expérience encore une fois d’une façon si grande qu’elle touche mon coeur. Le pape appartient à tous et tant de personnes se sentent très proches de lui. Il est vrai que je reçois des lettres des grands du monde – des Chefs d’Etats, des Chefs religieux, des représentants du monde de la culture, etc., mais je reçois aussi de très nombreuses lettres de personnes simples qui m’écrivent simplement avec leur cœur et me font sentir leur affection, qui naît de l’appartenance au Christ Jésus, dans l’Eglise. Ces personnes ne m’écrivent pas comme on écrit par exemple à un prince ou à un « grand » que l’on ne connaît pas. Ils m’écrivent comme frères et sœurs ou comme fils et filles, avec le sens d’un lien familier très affectueux. Ici, on peut toucher du doigt ce qu’est l’Eglise – non pas une organisation, non pas une association à fins religieuses ou humanitaires, mais un corps vivant, une communion de frères et soeurs dans le Corps de Jésus-Christ, qui nous unit tous. Faire l’expérience de l’Eglise de cette façon et pouvoir toucher quasi physiquement la force de sa vérité et de son amour, est motif de joie, en un temps où tant parlent de son déclin. Mais nous voyons combien l’Eglise est vivante aujourd’hui !

Ces derniers mois, j’ai senti que mes forces avaient diminué, et j’ai demandé à Dieu avec insistance, dans la prière, de m’éclairer de sa lumière pour me faire prendre la décision la plus juste, non pour mon bien, mais pour le bien de l’Eglise. J'ai fait ce pas avec la pleine conscience de sa gravité et aussi de sa nouveauté, mais avec une profonde sérénité d’âme. Aimer l'Eglise signifie aussi avoir le courage de faire des choix difficiles, soufferts, en ayant toujours devant [soi] le bien de l'Eglise et non de soi-même.

Permettez-moi de revenir encore uen fois au 19 avril 2005. La gravité de la décision était due aussi au fait qu'à partir de ce moment-là, j’étais engagé toujours et pour toujours par le Seigneur.  « Toujours » celui qui assume le ministère pétrinien n’a plus aucune vie privée. Il appartient toujours et totalement à tous, à toute l’Eglise. Sa vie est dépouillée en quelque sorte de toute dimension privée. J’ai pu faire l’expérience et j’en fais précisément maintenant l’expérience du fait qu’on reçoit la vie justement lorsqu’on la donne. J’ai déjà dit que beaucoup de personnes qui aiment le Seigneur aiment aussi le Successeur de saint Pierre et sont attachées à lui; que le pape a vraiment des frères et soeurs, des fils et des filles dans le monde entier, et qu’il se sent entouré dans l’embrassement de leur communion; car il ne s’appartient plus, il appartient à tous et tous lui appartiennent.

Le “toujours” est aussi un “pour toujours” : il n’y a plus de retour à la vie privée. Ma décision de renoncer à l’exercice actif du ministère, ne révoque pas cela. Je ne retourne pas à la vie privée, à une vie de voyages, de rencontres, de réceptions, de conférences, etc. Je n'abandonne pas la Croix, mais je reste de façon nouvelle auprès du Seigneur Crucifié. Je ne porte plus le pouvoir de la charge du gouvernement de l’Eglise, mais dans le service de la prière je reste, pour ainsi dire, dans l’enclos de saint Pierre. Saint Benoît, dont je porte le nom comme pape, me sera d’un grand exemple en cela. Il nous a montré le chemin d’une vie, qui, active ou passive, appartient totalement à l’œuvre de Dieu.

Je remercie tous et chacun aussi pour le respect et la compréhension avec lesquels vous avez accueilli cette décision si importante. Je continuerai à accompagner le chemin de l’Eglise par la prière et la réflexion, avec ce dévouement au Seigneur et à son Epouse que j’ai cherché à vivre chaque jour jusqu’à présent et que je veux vivre toujours. Je vous demande de vous souvenir de moi devant Dieu, et surtout de prier pour les Cardinaux, appelés à un devoir si important, et pour le nouveau Successeur de l’Apôtre Pierre: que le Seigneur l’accompagne de la lumière et de la force de son Esprit.

Invoquons l’intercession maternelle de la Vierge Marie, Mère de Dieu et de l’Eglise pour qu’elle accompagne chacun de nous et toute la communauté ecclésiale; confions-nous à Elle, avec une profonde confiance.

Chers amis! Dieu guide l'Eglise, il la soutient toujours, même et surtout dans les moments difficiles. Ne perdons jamais cette vision de foi, qui est l'unique vraie vision du chemin de l'Eglise et du monde. Dans notre coeur, dans le coeur de chacun de vous, qu'il y ait toujours la joyeuse certitude que le Seigneur est auprès de nous, qu'il ne nous abandonne pas, qu’il est proche de nous, qu’il nous enveloppe de son amour. Merci ! [Presque deux minutes d'applaudissements]

source : http://www.zenit.org/fr/articles/derniere-audience-generale-de-benoit-xvi

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 13:04

Frères très chers,

Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Eglise. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien. Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière. Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l’Evangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié. C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’Evêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire.

http://www.news.va/fr/news/le-pape-renonce-a-poursuivre-son-pontificat

PRIONS POUR LE PAPE BENOIT XVI

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 11:52

3. La paix concerne l’intégrité de la personne humaine et appelle l’implication de tout l’homme. C’est la paix avec Dieu, en vivant selon sa volonté. C’est la paix intérieure avec soi-même et la paix extérieure avec le prochain et avec toute la création. Elle comporte principalement, comme l’a écrit le bienheureux Jean XXIII dans l’encyclique Pacem in Terris dont nous commémorerons dans quelques mois le cinquantième anniversaire, la construction d’un vivre-ensemble fondé sur la vérité, sur la liberté, sur l’amour et sur la justice [2]. La négation de ce qu’est la véritable nature de l’être humain, en ses dimensions essentielles, en sa capacité intrinsèque de connaître le vrai et le bien et, en définitive, Dieu lui-même, met en danger la construction de la paix. Sans la vérité sur l’homme, inscrite en son cœur par le Créateur, la liberté et l’amour s’avilissent, la justice perd le fondement de son exercice.

Pour devenir d’authentiques artisans de paix, l’attention à la dimension transcendante est fondamentale comme l’est le dialogue constant avec Dieu, Père miséricordieux, dialogue dans lequel on implore la rédemption que nous a obtenue son Fils Unique. Ainsi l’homme peut vaincre ce germe d’affaiblissement et de négation de la paix qu’est le péché en toutes ses formes : égoïsme et violence, avidité et volonté de puissance et de domination, intolérance, haine et structures injustes.

La réalisation de la paix dépend avant tout de la reconnaissance d’être, en Dieu, une unique famille humaine. Celle-ci se structure, comme l’a enseigné l’Encyclique Pacem in Terris, à travers des relations interpersonnelles et des institutions soutenues et animées par un « nous » communautaire, impliquant un ordre moral, interne et externe, où sont sincèrement reconnus, selon la vérité et la justice, les droits réciproques et les devoirs correspondants. La paix est un ordre vivifié et structuré par l’amour; ainsi chacun ressent comme siens les besoins et les exigences d’autrui, fait partager ses propres biens aux autres et rend la communion aux valeurs spirituelles toujours plus répandue dans le monde. Cet ordre se réalise dans la liberté, c’est-à-dire de la façon qui convient à la dignité des personnes qui, par leur nature raisonnable elle-même, assument la responsabilité de leurs actes [3].

La paix n’est pas un rêve, ce n’est pas une utopie : elle est possible. Nos yeux doivent regarder plus profondément, sous la surface des apparences et des phénomènes, pour distinguer une réalité positive qui existe dans les cœurs parce que tout homme est créé à l’image de Dieu, et appelé à grandir, contribuant à l’édification d’un monde nouveau. Dieu lui-même en effet, par l’incarnation de son Fils et la rédemption qu’il réalise, est entré dans l’histoire, suscitant une nouvelle création et une nouvelle alliance entre Dieu et l’homme (cf. Jer 31,31-34), nous donnant la possibilité d’avoir « un cœur nouveau » et « un esprit nouveau » (cf. Ez 36,26).

C’est justement pourquoi l’Église est convaincue qu’existe l’urgence d’une nouvelle annonce de Jésus-Christ, premier et principal facteur du développement intégral des peuples et aussi de la paix. En effet, Jésus est notre paix, notre justice, notre réconciliation (cf. Ep 2,14 ; 2 Cor 5,18). L’artisan de paix, selon la béatitude de Jésus, est celui qui recherche le bien de l’autre, le bien complet de l’âme et du corps, aujourd’hui et demain.

De cet enseignement, on peut déduire que toute personne, toute communauté – religieuse, civile, éducative et culturelle –, est appelée à être artisan de paix. La paix est principalement réalisation du bien commun des différentes sociétés, qu’elles soient primaires ou intermédiaires, nationales, internationales ou mondiale. C’est justement pourquoi on peut dire que les voies de réalisation du bien commun sont aussi celles qu’il importe de parcourir pour obtenir la paix.

Message pour la Paix du Pape Benoît XVIDu Vatican, le 8 décembre 2012.

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 11:18

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« Verita de terra orta est ! » ‑ "La vérité a germé de la terre ! » (Ps 85, 12)

Chers frères et sœurs de Rome et du monde entier, bon Noël à vous tous et à vos familles !

En cette Année de la foi, j'exprime mon souhait de Noël avec ces paroles, tirées d'un psaume: « La vérité a germé de la terre ». Dans le texte du psaume, en réalité, nous les trouvons au futur : « La vérité germera de la terre » : c'est une annonce, une promesse, accompagnée d'autres expressions, qui dans l'ensemble résonnent ainsi : « Amour et vérité se rencontrent, / justice et paix s'embrassent ; / la vérité germera de la terre / et du ciel se penchera la justice. Le Seigneur donnera ses bienfaits / et notre terre donnera son fruit. / La justice marchera devant lui, / et ses pas traceront le chemin » (Ps 85, 11-14).

Aujourd'hui, cette parole prophétique s'est accomplie ! En Jésus, né à Bethléem de la Vierge Marie, l'amour et la vérité se rencontrent réellement, la justice et la paix se sont embrassées; la vérité a germé de la terre et la justice s'est penchée du ciel. Saint Augustin explique avec une heureuse concision : « Qu'est-ce-que la vérité ? Le Fils de Dieu. Qu'est-ce que la terre ? La chair. Demandes-toi d'où est né le Christ, et vois pourquoi la vérité a germé de la terre... la vérité est née de la Vierge Marie » (En. in Ps. 84, 13). Et dans un discours sur Noël, il affirme : « Avec cette fête qui revient chaque année, nous célébrons donc le jour où s'est accomplie la prophétie : "La vérité a surgi de la terre et la justice s'est penchée du ciel". La Vérité qui est dans le sein du Père a surgi de la terre parce qu'elle fut aussi dans le sein d'une mère. La Vérité qui régit le monde entier a surgi de la terre parce qu'elle fut soutenue par les mains d'une femme ... La Vérité que le ciel ne suffit pas à contenir a surgi de la terre pour être couchée dans une mangeoire. À l'avantage de qui un Dieu si sublime s'est-il fait si humble ? Certainement avec aucun avantage pour lui, mais avec un grand avantage pour nous, si nous croyons » (Sermones, 185, 1).

« Si nous croyons ». Voilà la puissance de la foi ! Dieu a tout fait, il a fait l'impossible : il s'est fait chair. Sa toute-puissance d'amour a réalisé ce qui va au-delà de la compréhension humaine : l'Infini s'est fait enfant, est entré dans l'humanité. Pourtant, ce même Dieu ne peut entrer dans mon cœur si je ne lui ouvre pas la porte. Porta fidei ! La porte de la foi ! Nous pourrions demeurer effrayés devant notre toute puissance à l'envers. Ce pouvoir de l'homme de se fermer à Dieu peut nous faire peur. Mais voilà la réalité qui chasse cette pensée ténébreuse, l'espérance qui vainc la peur : la vérité a germé ! Dieu est né ! « La terre a donné son fruit » (Ps 67, 7). Oui, il y a une terre bonne, une terre saine, libre de tout égoïsme et de toute fermeture. Il y a dans le monde, une terre que Dieu a préparée pour venir habiter au milieu de nous. Une demeure pour sa présence dans le monde. Cette terre existe, et aujourd'hui aussi, en 2012, de cette terre a germé la vérité ! Par conséquent, il y a de l'espérance dans le monde, une espérance fiable, même dans les moments et dans les situations plus difficiles. La vérité a germé, portant amour, justice et paix.

Oui, que la paix germe pour la population syrienne, profondément blessée et divisée par un conflit qui n'épargne pas même les personnes sans défense et fauche des victimes innocentes. Encore une fois je fais appel pour que cesse l'effusion de sang, que soient facilités les secours aux personnes déplacées et aux réfugiés et que, par le dialogue, soit recherchée une solution politique au conflit.

Que la paix germe sur la terre où est né le Rédempteur et qu'il donne aux Israéliens et aux Palestiniens le courage de mettre fin à trop d'années de lutte et de divisions, et d'entreprendre avec décision le chemin de la négociation.

Dans les pays du Nord de l'Afrique qui traversent une profonde transition à la recherche d'un nouvel avenir - en particulier en Égypte, terre aimée et bénie par l'enfance de Jésus -, que les citoyens construisent ensemble une société fondée sur la justice, le respect de la liberté et de la dignité de chaque personne.

Que la paix germe dans le vaste continent asiatique. Que l'Enfant Jésus regarde avec bienveillance les nombreux peuples qui habitent ces terres et, de manière spéciale, ceux qui croient en lui. En outre, que le Roi de la Paix porte son regard sur les nouveaux Dirigeants de la République populaire de Chine pour la haute charge qui les attend. Je souhaite que celle-ci mette en valeur l'apport des religions, dans le respect de chacune, de sorte qu'elles puissent contribuer à la construction d'une société solidaire, au bénéfice de ce noble Peuple et du monde entier.

Que la Nativité du Christ favorise le retour de la paix au Mali et de la concorde au Nigéria, où d'atroces attentats terroristes continuent à faucher des victimes, en particulier parmi les chrétiens. Que le Rédempteur apporte aide et réconfort aux réfugiés de l'est de la République démocratique du Congo et donne la paix au Kenya, où de sanglants attentats ont touché la population civile et les lieux de culte.

Que l'Enfant Jésus bénisse les très nombreux fidèles qui le célèbrent en Amérique Latine. Qu'il augmente leurs vertus humaines et chrétiennes, qu'il soutienne tous ceux qui sont contraints à émigrer de leurs familles et de leur terre, qu'il affermisse les Gouvernants dans leur engagement pour le développement et dans la lutte contre la criminalité.

Chers frères et sœurs ! Amour et vérité, justice et paix se sont rencontrées, se sont incarnées dans l'homme né de Marie à Bethléem. Cet homme est le Fils de Dieu, il est Dieu apparu dans l'histoire. Sa naissance est un germe de vie nouvelle pour toute l'humanité. Puisse chaque terre devenir une bonne terre, qui accueille et fait germer l'amour, la vérité, la justice et la paix. Bon Noël à tous ! 

Benoît XVI

www.eglise.catholique.fr

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 11:40

cq5dam.web.1280.1280.jpegAlors que le pape Benoît XVI vient tout juste de retrouver ses quartiers romains après son voyage apostolique au pays du cèdre, la lettre de saint Jacques prolonge son appel à la paix et à la communion. En effet, inlassablement, le successeur de Pierre ne cesse de rappeler que la paix n’est pas l’absence de guerre mais le fruit d’un travail exigeant, qui consiste pour chacun à accueillir l’autre tel qu’il est et à marcher avec lui sur le chemin de la vérité. « Qui veut construire la paix doit cesser de voir dans l’autre un mal à éliminer. » Au cours de son pèlerinage, et après avoir salué le courage dans la foi de ceux qui vivent aujourd’hui dans l’angoisse des persécutions, il a exhorté les jeunes à voir la fraternité comme une anticipation du ciel. Comment pourrions-nous refuser de vivre cette fraternité si elle est la préfiguration de la béatitude, de la vie auprès de Dieu que nous recherchons? C’est pourquoi il a lancé cet appel à travailler « sans relâche pour que notre amour pour le Christ nous conduise peu à peu vers la pleine communion entre nous ». C’est bien notre amour du Christ et non notre amour propre qui nous permet de construire dès aujourd’hui une paix durable et véritable. S’il existe bien un lieu où l’homme est appelé à s’ouvrir aux autres et à se donner, c’est la famille. En effet, « la famille est la première éducatrice à la paix ». C’est au sein de la famille que nous pouvons nous mettre à l’école de la sagesse qui vient de Dieu : « elle est d’abord droiture, et par suite elle est paix. » Ayons donc à cœur de promouvoir cette petite église domestique pour qu’en son sein, toutes les générations découvrent ce qu’est la véritable paix : vivre unis, en présence de Dieu.

Abbé Luc Denoyer

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 09:08

La fête des rameaux est traditionellement la journée mondiale de la jeunesse. Elle n’a pas l’ampleur de celles qui sont organisées tous les trois ans, mais c’est pour l’Eglise, l’occasion de porter son regard sur la jeunesse afin de lui proposer le Christ, vraie source de joie. Voici une partie du message de Benoit XV I pour cette journée sous le thème « Soyez toujours dans la joie du Seigneur ! » (Ph 4, 4)

[...]

En réalité, les joies authentiques, que ce soient les petites joies du quotidien comme les grandes joies de la vie, toutes trouvent leur source en Dieu, même si cela ne nous apparaît pas immédiatement. La raison en est que Dieu est communion d’amour éternel, qu’il est joie infinie qui n’est pas renfermée sur elle-même mais qui se propage en ceux qu’il aime et qui l’aiment. Dieu nous a créés par amour à son image afin de nous aimer et de nous combler de sa présence et de sa grâce. Dieu veut nous faire participer à sa propre joie, divine et éternelle, en nous faisant découvrir que la valeur et le sens profond de notre vie réside dans le fait d’être accepté, accueilli et aimé de lui, non par un accueil fragile comme peut l’être l’accueil humain, mais par un accueil inconditionnel comme est l’accueil divin : je suis voulu, j’ai ma place dans le monde et dans l’histoire, je suis aimé personnellement par Dieu. Et si Dieu m’accepte, s’il m’aime et que j’en suis certain, je sais de manière sûre et certaine qu’il est bon que je sois là et que j’existe.

C’est en Jésus Christ que se manifeste le plus clairement l’amour infini de Dieu pour chacun. C’est donc en lui que se trouve cette joie que nous cherchons. Nous voyons dans les Evangiles comment chaque événement qui marque les débuts de la vie de Jésus est caractérisé par la joie. Lorsque l’ange Gabriel vient annoncer à la Vierge Marie qu’elle deviendra la mère du Sauveur, il commence par ces mots : « Réjouis-toi ! » (Lc 1, 28). Lors de la naissance du Christ, l’ange du Seigneur dit aux bergers : « Voici que je vous annonce une grande joie qui sera celle de tout le peuple : aujourd’hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur. » (Lc 2, 11) [...] Le motif de cette joie est donc la proximité de Dieu, qui s’est fait l’un de nous [; c’est la] première cause de notre joie est la proximité du Seigneur, qui m’accueille et qui m’aime.

En réalité une grande joie intérieure naît toujours de la rencontre avec Jésus. Nous le remarquons dans de nombreux épisodes des Evangiles. Voyons par exemple la visite que Jésus fit à Zachée, un collecteur d’impôt malhonnête, un pécheur public auquel Jésus déclare « il me faut aujourd’hui demeurer chez toi ». Et Zachée, comme saint Luc le précise, « le reçut avec joie » (Lc 19, 5-6). C’est la joie d’avoir rencontré le Seigneur, de sentir l’amour de Dieu qui peut transformer toute l’existence et apporter le salut. Zachée décide alors de changer de vie et de donner la moitié de ses biens aux pauvres.

A l’heure de la passion de Jésus, cet amour se manifeste dans toute sa grandeur. Dans les derniers moments de sa vie sur la terre, à table avec ses amis, il leur dit : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. (...) Je vous ai dit ces choses pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » (Jn 15, 9.11) Jésus veut introduire ses disciples et chacun d’entre nous dans la joie parfaite, celle qu’il partage avec son Père, pour que l’amour dont le Père l’aime soit en nous (cf. Jn 17, 26). La joie chrétienne est de s’ouvrir à cet amour de Dieu et d’être possédé par lui.

Les Evangiles nous racontent que Marie-Madeleine et d’autres femmes vinrent visiter le tombeau où Jésus avait été déposé après sa mort et reçurent d’un ange l’annonce bouleversante de sa résurrection. Elles quittèrent vite le tombeau, comme le note l’Evangéliste, « tout émues et pleines de joie » et coururent porter la joyeuse nouvelle aux disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue !» (Mt 28, 8-9). C’est la joie du salut qui leur est offerte : le Christ est vivant, il est celui qui a vaincu le mal, le péché et la mort. Et il est désormais présent avec nous, comme le Ressuscité, jusqu’à la fin du monde (cf. Mt 28, 20). Le mal n’a pas le dernier mot sur notre vie. Mais la foi dans le Christ Sauveur nous dit que l’amour de Dieu est vainqueur.

Cette joie profonde est un fruit de l’Esprit Saint qui fait de nous des fils de Dieu. La joie est le signe de sa présence et de son action en nous.

Benoit XVI

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 08:37

benoit-XVI.jpg «Faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes» (He 10, 24)

Frères et sœurs,

Le Carême nous offre encore une fois l’opportunité de réfléchir sur ce qui est au cœur de la vie chrétienne : la charité. En effet, c’est un temps favorable pour renouveler, à l’aide de la Parole de Dieu et des Sacrements, notre itinéraire de foi, aussi bien personnel que communautaire. C’est un cheminement marqué par la prière et le partage, par le silence et le jeûne, dans l’attente de vivre la joie pascale.

Cette année, je désire proposer quelques réflexions à la lumière d’un bref texte biblique tiré de la Lettre aux Hébreux : « Faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes » (10, 24). Cette phrase fait partie d’une péricope dans laquelle l’écrivain sacré exhorte à faire confiance à Jésus Christ comme Grand prêtre qui nous a obtenu le pardon et l’accès à Dieu. Le fruit de notre accueil du Christ est une vie selon les trois vertus théologales : il s’agit de nous approcher du Seigneur « avec un cœur sincère et dans la plénitude de la foi » (v. 22), de garder indéfectible « la confession de l’espérance » (v. 23) en faisant constamment attention à exercer avec nos frères « la charité et les œuvres bonnes » (v. 24). Pour étayer cette conduite évangélique – est-il également affirmé -, il est important de participer aux rencontres liturgiques et de prière de la communauté, en tenant compte du but eschatologique : la pleine communion en Dieu (v. 25). Je m’arrête sur le verset 24 qui, en quelques mots, offre un enseignement précieux et toujours actuel sur trois aspects de la vie chrétienne: l’attention à l’autre, la réciprocité et la sainteté personnelle.

1. « Faisons attention » : la responsabilité envers le frère.

Le premier élément est l’invitation à « faire attention » : le verbe grec utilisé est katanoein, qui signifie bien observer, être attentifs, regarder en étant conscient, se rendre compte d’une réalité. Nous le trouvons dans l’Évangile, lorsque Jésus invite les disciples à « observer » les oiseaux du ciel qui, bien qu’ils ne s’inquiètent pas, sont l’objet de l’empressement et de l’attention de la Providence divine (cf. Lc 12, 24), et à « se rendre compte » de la poutre qui se trouve dans leur œil avant de regarder la paille dans l’œil de leur frère (cf. Lc 6, 41). Nous trouvons aussi cet élément dans un autre passage de la même Lettre aux Hébreux, comme invitation à « prêter attention à Jésus » (3, 1), l’apôtre et le grand prêtre de notre foi. Ensuite, le verbe qui ouvre notre exhortation invite à fixer le regard sur l’autre, tout d’abord sur Jésus, et à être attentifs les uns envers les autres, à ne pas se montrer étrangers, indifférents au destin des frères. Souvent, au contraire, l’attitude inverse prédomine : l’indifférence, le désintérêt qui naissent de l’égoïsme dissimulé derrière une apparence de respect pour la « sphère privée ». Aujourd’hui aussi, la voix du Seigneur résonne avec force, appelant chacun de nous à prendre soin de l’autre. Aujourd’hui aussi, Dieu nous demande d’être les « gardiens » de nos frères (cf. Gn 4, 9), d’instaurer des relations caractérisées par un empressement réciproque, par une attention au bien de l’autre et à tout son bien. Le grand commandement de l’amour du prochain exige et sollicite d’être conscients d’avoir une responsabilité envers celui qui, comme moi, est une créature et un enfant de Dieu : le fait d’être frères en humanité et, dans bien des cas, aussi dans la foi, doit nous amener à voir dans l’autre un véritable alter ego, aimé infiniment par le Seigneur. Si nous cultivons ce regard de fraternité, la solidarité, la justice ainsi que la miséricorde et la compassion jailliront naturellement de notre cœur. Le Serviteur de Dieu Paul VI affirmait qu’aujourd’hui le monde souffre surtout d’un manque de fraternité : « Le monde est malade. Son mal réside moins dans la stérilisation des ressources ou dans leur accaparement par quelques-uns, que dans le manque de fraternité entre les hommes et entre les peuples » (Lett. enc. Populorum progressio [26 mars 1967], n. 66).

L’attention à l’autre comporte que l’on désire pour lui ou pour elle le bien, sous tous ses aspects : physique, moral et spirituel. La culture contemporaine semble avoir perdu le sens du bien et du mal, tandis qu’il est nécessaire de répéter avec force que le bien existe et triomphe, parce que Dieu est « le bon, le bienfaisant » (Ps 119, 68). Le bien est ce qui suscite, protège et promeut la vie, la fraternité et la communion. La responsabilité envers le prochain signifie alors vouloir et faire le bien de l’autre, désirant qu’il s’ouvre lui aussi à la logique du bien ; s’intéresser au frère veut dire ouvrir les yeux sur ses nécessités. L’Écriture Sainte met en garde contre le danger d’avoir le cœur endurci par une sorte d’« anesthésie spirituelle » qui rend aveugles aux souffrances des autres. L’évangéliste Luc rapporte deux paraboles de Jésus dans lesquelles sont indiqués deux exemples de cette situation qui peut se créer dans le cœur de l’homme. Dans celle du bon Samaritain, le prêtre et le lévite « passent outre », avec indifférence, devant l’homme dépouillé et roué de coups par les brigands (cf. Lc 10, 30-32), et dans la parabole du mauvais riche, cet homme repu de biens ne s’aperçoit pas de la condition du pauvre Lazare qui meurt de faim devant sa porte (cf. Lc 16, 19). Dans les deux cas, nous avons à faire au contraire du « prêter attention », du regarder avec amour et compassion. Qu’est-ce qui empêche ce regard humain et affectueux envers le frère ? Ce sont souvent la richesse matérielle et la satiété, mais c’est aussi le fait de faire passer avant tout nos intérêts et nos préoccupations personnels. Jamais, nous ne devons nous montrer incapables de « faire preuve de miséricorde » à l’égard de celui qui souffre ; jamais notre cœur ne doit être pris par nos propres intérêts et par nos problèmes au point d’être sourds au cri du pauvre. À l’inverse, c’est l’humilité de cœur et l’expérience personnelle de la souffrance qui peuvent se révéler source d’un éveil intérieur à la compassion et à l’empathie : « Le juste connaît la cause des faibles, le méchant n’a pas l’intelligence de la connaître » (Pr 29, 7). Nous comprenons ainsi la béatitude de « ceux qui sont affligés » (Mt 5, 4), c’est-à-dire de ceux qui sont en mesure de sortir d’eux-mêmes pour se laisser apitoyer par la souffrance des autres. Rencontrer l’autre et ouvrir son cœur à ce dont il a besoin sont une occasion de salut et de béatitude.

« Prêter attention » au frère comporte aussi la sollicitude pour son bien spirituel. Je désire rappeler ici un aspect de la vie chrétienne qui me semble être tombé en désuétude : la correction fraternelle en vue du salut éternel. En général, aujourd’hui, on est très sensible au thème des soins et de la charité à prodiguer pour le bien physique et matériel des autres, mais on ne parle pour ainsi dire pas de notre responsabilité spirituelle envers les frères. Il n’en est pas ainsi dans l’Église des premiers temps, ni dans les communautés vraiment mûres dans leur foi, où on se soucie non seulement de la santé corporelle du frère, mais aussi de celle de son âme en vue de son destin ultime. Dans l’Écriture Sainte, nous lisons : « Reprends le sage, il t'aimera. Donne au sage : il deviendra plus sage encore ; instruis le juste, il accroîtra son acquis » (Pr 9, 8s). Le Christ lui-même nous commande de reprendre le frère qui commet un péché (cf. Mt 18, 15). Le verbe utilisé pour définir la correction fraternelle – elenchein – est le même que celui qui indique la mission prophétique de la dénonciation propre aux chrétiens envers une génération qui s’adonne au mal (cf. Ep 5, 11). La tradition de l’Église a compté parmi les œuvres de miséricorde spirituelle celle d’« admonester les pécheurs ». Il est important de récupérer cette dimension de la charité chrétienne. Il ne faut pas se taire face au mal. Je pense ici à l’attitude de ces chrétiens qui, par respect humain ou par simple commodité, s’adaptent à la mentalité commune au lieu de mettre en garde leurs frères contre des manières de penser et d’agir qui sont contraires à la vérité, et ne suivent pas le chemin du bien. Toutefois le reproche chrétien n’est jamais fait dans un esprit de condamnation ou de récrimination. Il est toujours animée par l’amour et par la miséricorde et il naît de la véritable sollicitude pour le bien du frère. L’apôtre Paul affirme : « Dans le cas où quelqu’un serait pris en faute, vous les spirituels, rétablissez-le en esprit de douceur, te surveillant toi-même, car tu pourrais bien, toi aussi être tenté » (Ga 6, 1). Dans notre monde imprégné d’individualisme, il est nécessaire de redécouvrir l’importance de la correction fraternelle, pour marcher ensemble vers la sainteté. Même « le juste tombe sept fois » (Pr 24, 16) dit l’Écriture, et nous sommes tous faibles et imparfaits (cf.1 Jn 1, 8). Il est donc très utile d’aider et de se laisser aider à jeter un regard vrai sur soi-même pour améliorer sa propre vie et marcher avec plus de rectitude sur la voie du Seigneur. Nous avons toujours besoin d’un regard qui aime et corrige, qui connaît et reconnaît, qui discerne et pardonne (cf. Lc 22, 61), comme Dieu l’a fait et le fait avec chacun de nous.

2. « Les uns aux autres » : le don de la réciprocité.

Cette « garde » des autres contraste avec une mentalité qui, réduisant la vie à sa seule dimension terrestre, ne la considère pas dans une perspective eschatologique et accepte n’importe quel choix moral au nom de la liberté individuelle. Une société comme la société actuelle peut devenir sourde aux souffrances physiques comme aux exigences spirituelles et morales de la vie. Il ne doit pas en être ainsi dans la communauté chrétienne! L’apôtre Paul invite à chercher ce qui « favorise la paix et l'édification mutuelle » (Rm 14, 19), en plaisant « à son prochain pour le bien, en vue d'édifier » (Ibid.15, 2), ne recherchant pas son propre intérêt, « mais celui du plus grand nombre, afin qu'ils soient sauvés » (1 Co 10, 33). Cette correction réciproque et cette exhortation, dans un esprit d’humilité et de charité, doivent faire partie de la vie de la communauté chrétienne.

Les disciples du Seigneur, unis au Christ par l’Eucharistie, vivent dans une communion qui les lie les uns aux autres comme membres d’un seul corps. Cela veut dire que l’autre m’est uni de manière particulière, sa vie, son salut, concernent ma vie et mon salut. Nous abordons ici un élément très profond de la communion : notre existence est liée à celle des autres, dans le bien comme dans le mal ; le péché comme les œuvres d’amour ont aussi une dimension sociale. Dans l’Église, corps mystique du Christ, cette réciprocité se vérifie : la communauté ne cesse de faire pénitence et d’invoquer le pardon des péchés de ses enfants, mais elle se réjouit aussi constamment et exulte pour les témoignages de vertu et de charité qui adviennent en son sein. « Que les membres se témoignent une mutuelle sollicitude » (cf.1 Co 12, 25), affirme saint Paul, afin qu’ils soient un même corps. La charité envers les frères, dont l’aumône – une pratique caractéristique du carême avec la prière et le jeûne – est une expression, s’enracine dans cette appartenance commune. En se souciant concrètement des plus pauvres, le chrétien peut exprimer sa participation à l’unique corps qu’est l’Église. Faire attention aux autres dans la réciprocité c’est aussi reconnaître le bien que le Seigneur accomplit en eux et le remercier avec eux des prodiges de grâce que le Dieu bon et tout-puissant continue de réaliser dans ses enfants. Quand un chrétien perçoit dans l’autre l’action du Saint Esprit, il ne peut que s’en réjouir et rendre gloire au Père céleste (cf. Mt 5, 16).

3. « pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes » : marcher ensemble dans la sainteté.

Cette expression de la Lettre aux Hébreux (10, 24), nous pousse à considérer l’appel universel à la sainteté, le cheminement constant dans la vie spirituelle à aspirer aux charismes les plus grands et à une charité toujours plus élevée et plus féconde (cf.1 Co 12, 31-13, 13). L’attention réciproque a pour but de nous encourager mutuellement à un amour effectif toujours plus grand, « comme la lumière de l'aube, dont l'éclat grandit jusqu'au plein jour » (Pr 4, 18), dans l’attente de vivre le jour sans fin en Dieu. Le temps qui nous est accordé durant notre vie est précieux pour découvrir et accomplir les œuvres de bien, dans l’amour de Dieu. De cette manière, l’Église elle-même grandit et se développe pour parvenir à la pleine maturité du Christ (cf. Ep 4, 13). C’est dans cette perspective dynamique de croissance que se situe notre exhortation à nous stimuler réciproquement pour parvenir à la plénitude de l’amour et des œuvres bonnes.

Malheureusement, la tentation de la tiédeur, de l’asphyxie de l’Esprit, du refus d’« exploiter les talents » qui nous sont donnés pour notre bien et celui des autres (cf. Mt 25, 25s) demeure. Nous avons tous reçu des richesses spirituelles ou matérielles utiles à l’accomplissement du plan divin, pour le bien de l’Église et pour notre salut personnel (cf. Lc 12, 21b ; 1 Tm 6, 18). Les maîtres spirituels rappellent que dans la vie de la foi celui qui n’avance pas recule. Chers frères et sœurs, accueillons l’invitation toujours actuelle à tendre au « haut degré de la vie chrétienne » (Jean-Paul II, Lett. ap. Novo millennio ineunte [6 janvier 2001], n.31). En reconnaissant et en proclamant la béatitude et la sainteté de quelques chrétiens exemplaires, la sagesse de l’Église a aussi pour but de susciter le désir d’en imiter les vertus. Saint Paul exhorte : « rivalisez d’estime réciproque » (Rm 12, 10).

Face à un monde qui exige des chrétiens un témoignage renouvelé d’amour et de fidélité au Seigneur, tous sentent l’urgence de tout faire pour rivaliser dans la charité, dans le service et dans les œuvres bonnes (cf. He 6, 10). Ce rappel est particulièrement fort durant le saint temps de préparation à Pâques. Vous souhaitant un saint et fécond Carême, je vous confie à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie et, de grand cœur, j’accorde à tous la Bénédiction apostolique.

Du Vatican, le 3 novembre 2011.

MESSAGE DE SA SAINTETE BENOÎT XVI POUR LE CARÊME 2012

 

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