Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Entrer en contact...

Secrétariat paroissial
5 rue saint Martin,
06390 Contes
tel. 04.93.79.00.58

paroissestvincentdepaul@gmail.com


Horaires d'ouverture :
Mardi 13h00 - 19h00 

 

 

Site internet :

blogstvincentdepaul@gmail.com

 

Facebook :

https://fr-fr.facebook.com/paroissestvincent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Curé

abbé Ildephonse NIYONGABO

 

 

 

Prêtre auxiliaire

Abbé Eric REBUFFEL

Photos


Fin d'année 2014


Installation du père Adam
Septembre 2014

ob_4a2372_dscf5396.JPG
Pélerinage à Notre Dame d'Utelle
Septembre 2014



Soirée Louange 14 déc 2015
La Trinité


Kermesse 2015


Première Communion 2015

 

22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 10:59

Pour sa troisième édition, Tous en prière invite à une grande mobilisation priante le 24 mai pour agir spirituellement en faveur de la famille, avant la journée de manifestation contre la loi Taubira du dimanche 26 mai.

http://www.famillechretienne.fr/

Partager cet article
Repost0
13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 08:24

mere-veuilleses.jpgLes Mères Veilleuses arrivent à Nice et elles ont besoin de vous !

Les Mères veilleuses sont des mamans qui veillent jour et nuit sur la filiation et pour porter un message de paix.
Elles veulent interpeller le Président de la République sur les conséquences de la loi Taubira. Nous voulons que le droit de chaque enfant d'avoir un père et une mère soit protégé par la loi. Nous voulons lutter contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux enfants.

Le mouvement des Mères Veilleuses est soutenu par la Manif pour tous et par les Veilleurs. 

Les Mères veilleuses s'engagent à veiller 24 h dans un lieu public (à côté de l'Opéra face à la paroisse St François de Paule). Elles offrent leur sourire et leur présence aux personnes qui passent. Elles sont des témoins et des écoutantes. Elles veulent être des instruments de paix et de réconciliation, et éveiller les consciences.

La sécurité des mères est assurée par la Préfecture, et la nuit, elles se reposent à tour de rôle dans une pièce adjacente mise à disposition par les frères Dominicains.

Mères veilleuses à Nice du 12 mai 10h00 au 19 mai 10h00.

http://pf06.blog4ever.com/blog/lire-article-448732-9937047-meres_veilleuses_a_nice_du_12_mai_10h00_au_19_mai_.html

Partager cet article
Repost0
29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 08:48

manif2-copie-1.JPGDéputé PS, il s’est abstenu parce que la loi Taubira n’a « rien à voir avec l’égalité ! »

Parmi les dix abstentions au vote de la Loi Taubira mardi 23 avril à l’Assemblée, celle de Jean-Philippe Mallé, député PS des Yvelines. Pourquoi ? Parce que cette loi n’a rien à voir avec l’égalité. Il s’en explique.

Pourquoi vous êtes vous abstenu sur un des projets phare du gouvernement ?

Je ne l’ai jamais soutenu. Cette loi pose un certain nombre de problèmes pour la filiation : on oublie les droits de l’enfant au profit du désir des adultes. Je crois qu’il y a un « abus de pouvoir des parents sur l’enfant » comme l’a dénoncé Paul Thibaud.

D’autre part, je suis d’accord avec un autre grand penseur de gauche, Sylviane Agacinski, qui dit que la distinction entre homme et femme fonde le mariage.

La majorité a toujours invoqué le principe d’égalité pour légitimer la loi Taubira. Pourquoi ?

Cette loi n’a rien à voir avec l’égalité telle qu’on l’entend à gauche ! J’ai d’ailleurs été très mal à l’aise d’entendre les députés de la majorité scander « égalité, égalité » sur les bancs de l’hémicycle ! Surtout à un moment où – dois-je le rappeler – le chômage explose, où il y a près de neuf millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté Les inégalités n’arrêtent pas de s’accroître ! Quand on est à gauche, on ne devrait utiliser ce terme d’« égalité » qu’avec beaucoup de prudence et de modestie. En tous les cas, pas pour un texte qui n’a rien à voir avec cette ambition d’égalité sociale de la gauche ! On ne peut pas parler d’égalité à propos de situations qui n’ont rien à voir !

Vous avez créé le laboratoire d’idées Esprit civique, qui se revendique du « catholicisme social ». Que pensez-vous de l’opposition pacifique des « veilleurs » contre la loi Taubira ?

Contre ce projet, on a en effet vu apparaître des formes d’expression tout à fait intéressantes, pacifiques et non-violentes. Parmi elles, les manifestations de la grande masse pour ses valeurs, la masse que je n’amalgame bien sûr pas aux casseurs, qui en dénaturent l’objectif.

Bertille Perrin et Samuel Pruvo

http://www.famillechretienne.fr/societe/politique/depute-ps-il-sest-abstenu-parce-que-la-loi-taubira-na-rien-a-voir-avec-legalite_t7_s37_d69454.html

Partager cet article
Repost0
24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 09:51

manif-priere.jpg Ils sont jeunes, opposés au projet de loi Taubira, adeptes de la non-violence. Ils se rassemblent le soir au cœur des villes, pour méditer des textes (de Gandhi à Jean-Paul II) et chanter en sourdine. Né à Paris, le mouvement spontané des veilleurs s’étend aux villes de province : témoignage de l’un d’eux.

 « Depuis quelques jours maintenant, le soir venu, nous sommes des centaines de “veilleurs” à nous réunir sur les pelouses au pied des Invalides. Que fait-on ? Rien, à première vue. Armés de quelques bougies, on écoute des textes, on fume des cigarettes, on fredonne, rien d’autre.

Une ambiance calme et recueillie

Nous sommes des jeunes, surtout : 24 ans en moyenne. L’ambiance est calme. On chuchote. Au micro, c’est Augustin ce soir, je le reconnais, j’avais tracté avec lui pour la manif de janvier. Il chuchote, lui aussi : “Si vous êtes placé en garde à vue, demandez tout de suite à voir un avocat et un médecin.”

Le silence est brutalement perturbé par la sirène d’un mégaphone. Nous lançons avec douceur de long“Chuuut”. Après avoir volontairement tenté de nous agiter avec le son de sa sirène, un crâne rasé un peu rond nous lance : “Quittez les lieux maintenant !” C’est un policier ou un gendarme, on ne sait pas, il ne s’est d’ailleurs pas présenté. Il joue résolument la carte de la “provoc” : sirène hurlante contre doux fredonnements. La médiation, il n’a pas l’air de savoir ce que c’est, à moins que cette stratégie ne soit pas celle retenue pour nous disperser. C’est bien le but : faire taire notre silence. De notre côté, c’est plutôt méditation face à l'injonction.

Casques et boucliers contre jeans et ballerines

Nous ne faisons rien, pas de bruit, mais bizarrement, on dirait que c’est ça qui les dérange. Dénoncer le projet de loi “mariage pour tous” en silence et dans le calme, voilà qui ennuie peut-être davantage que les sifflets et les klaxons des manifs. Alors, pour empêcher cela, on déploie l’artillerie lourde : casques et boucliers contre jeans et ballerines. Les CRS sont nombreux. D’ailleurs, pour accéder aux rangs des veilleurs, il faut être motivé : le quartier est littéralement bouclé. On ne passe ni par l’Assemblée, ni par le pont Alexandre III, il faut se faufiler par la rue de l’Université.

À minuit, après deux “sommations” du monsieur au crâne rasé, ils m’embarquent dans la première fournée. Pas la peine de protester, ils sont musclés et surtout ils ont le don pour vous pincer (l’oreille ou sous le bras), on se croirait en CP et ça fait mal. Notre seule demande : rester jusqu’à minuit et demi, puis se disperser. Mais cela donnerait trop l’impression de maîtriser le tempo, alors ils nous l’ont refusé. Pourquoi dire non aujourd’hui, alors qu’hier ils ont accepté ?

L’espérance comme leitmotiv

La fin de la soirée, elle est la même pour des dizaines de jeunes comme moi : vérification d’identité et longue attente sous le regard de policiers mi-amusés, mi-énervés. Certains sont consternés par le fait d’avoir à nous “garder”. 

Un tel mouvement peut paraître bien désespéré et pourtant nous continuons à chanter que “l’espérance est un trésor”. L’avons-nous trouvée ? En tout cas, nous ne sommes pas seuls, les veillées commencent à former un halo de lumière dans toute la France. Bernanos serait-il prophète, lui qui disait qu’ “on ne va jusqu’à l’espérance qu’à travers la vérité, au prix de grands efforts et d’une longue patience” ? »

Hervé

http://www.famillechretienne.fr/societe/politique/manif-pour-tous-temoignage-dun-veilleur_t7_s37_d69431.html

Partager cet article
Repost0
24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 08:07

2b869852a9090946288694f300c00473.jpegA l'heure qu'il est, nul ne peut ignorer que la France vient d'entrer dans le petit cercle des pays qui reconnaissent le mariage entre personnes de même sexe. Mais si l'on allume le poste, ce vote est presque un détail par rapport aux violences que les médias s'évertuent à faire connaître et à mettre en valeur.

 

Qui prendra la parole pour témoigner qu'il n'y a pas que des vilains manifestants qui ont, hier soir, violemment affronté les forces de l'ordre ?

 

Qui prendra la parole pour saluer la détermination de ces français de tous âges qui prennent le temps de méditer en silence les évènements pendant que d'autres, après les avoir foulés, lancent des pavés ?

 

 

935442 567960863244419 823920825 nHier soir, quelques dizaines de miliers de personnes ont marché dans Paris dans la joie et la bonne humeur vers les Invalides pour montrer leur mécontentement face à un gouvernement sourd. A l'issue de cette promenade printanière, nombreux sont ceux qui ont rejoint les "veilleurs" qui, pour la septième soirée se sont retrouvés.

 

 

Situations surréalistes !

Alors que les cris, le fracas des pavés lancés sur les boucliers des CRS, les slogans plus ou moins poétiques et les bruits de pétards résonnaient sur l'esplanade des Invalides, le silence des "veilleurs" plein d'espérance semblait lutter à armes égales contre ce tumulte. 

 

Situation surréaliste que ce choeur qui interprète avec profondeur le choeur final de la Passion selon saint Jean de J.-S. Bach, alors que derrière eux, les journalistes fuient, pris en chasse par la fureur des manifestants. Comme si nous entendions en arrière fond la violence de la Passion elle même. Comme si nous entendions derrière nous les bruits de la violence qui deux mille ans auparavant, voulait tuer la Vérite. Dans cette nuit parisienne, résonnaient avec intensité les voix portant à la foule nombreuse ces paroles :

 

Ruht wohl, ihr heiligen Gebeine, die ich nun weiter nicht beweine ;

Ruht wohl, und bringt auch mich zur Ruh’. 

Das Grab, so euch bestimmet ist und ferner keine Not umschließt,

Macht mir den Himmel auf und schließt die Hölle zu.

 

 

Reposez bien, ossements saints, que je ne pleurerai désormais plus ;

Reposez bien, et apportez-moi aussi le repos.

Le tombeau, qui vous est destiné et ne renferme plus de détresse,

m’ouvre le ciel et ferme l’enfer.

 

Si le slogan récurrent de la manifestation était "nous ne lâcherons pas", les "veilleurs" l'ont transformé en une epsérance, celle de voir éclater un jour la Vérité, la vérité de l'homme et de l'altérité homme/femme. Le vote à l'assemblée peut constituer pour certain la mise au tombeau de la famille telle qu'elle nous est offerte par le Créateur pour notre épanouissement et comme fondement inébranlable de toute société humaine, mais pour les veilleurs, il s'agit d'attendre dans le silence, avec espérance et foi que la victoire de la Vérité éclate et illumine tous les hommes qui marchent dans l'ombre. 

 

Situation surréaliste que ces deux joueurs de cornemuse qui se présentent en rappelant que ces instruments accompagnaient à l'origine, les combats... Mais le combat des veilleurs, ce n'est pas un combat contre le gouvernement mais contre nous mêmes, contre notre propension à la violence pour affirmer nos idées, contre notre propension à croire que nous vaincrons par nous mêmes...  

 

Situation surréaliste que cette femme qui emplit la nuit des invalides de son chant en langue hébraïque : méditation de cette paix intérieure que nous devons acquérir pour laisser le Christ vaincre lui même. 

 

Situation surréaliste que ces quelques phrases offertes comme nourriture à la méditation silencieuse au milieu de ce tohu bohu...

Le beau est révélé par l'altérité...

 

Nous sommes des veilleurs de la différence des sexes...

 

Toute forme de violence s'épuise...

 

 

Situation surréaliste donc, de ces hommes et femmes pleins d'espérance qui choisissent d'imiter la douceur de Marie qui "méditait tous ces évènements dans son coeur" au lieu de sortir de leur fourreau l'arme de la violence comme le fit Pierre au jardin des oliviers. 

 

J'avais hésité entre les termes irréaliste et surréaliste, mais cette nuit historique - comme toutes les autres depuis que cette belle initiative est née - n'est pas en dehors du réel. Au contraire, ces "veilleurs" veulent coûte que coûte, rester dans le réel : le réel de la condition humaine, le réel de la filiation, le réel de l'altérité, le réel de la complémentarité. Mais face aux illusions actuelles, la rencontre des deux engendre une situation absurde, surréaliste mais pas irréaliste. Ces milliers de personnes rassemblées hier étaient bien réelles. Cette ferveur qui montait du silence était bien réelle. Puissent-ils garder indéfectible cette espérance qu'il chante comme une hymne dans ce chant :

Abbé Luc Denoyer

Partager cet article
Repost0
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 13:12

1. Le mariage « pour tous » ?

Le mariage est toujours un choix pour les couples. Comme le montre la courbe actuelle des mariages, nombreux sont ceux qui préfèrent un mode de relation différent, comme le PACS ou encore l’union libre. Reconnaître la diversité des choix de vie, tant des couples homosexuels qu’hétérosexuels, c’est aussi voir le mariage comme un choix précis et exigeant, qui ne prétend en rien à l’universalité. De même que la société a progressé dans son accueil des couples homosexuels pour ce qu’ils sont, elle doit s’attacher au mariage pour ce qu’il est. La différence n’est pas le nivellement. 

2. La lutte contre les discriminations ne justifie pas le « mariage pour tous »
Le code pénal interdit toute discrimination sur le motif de l’orientation sexuelle. C’est la fierté et l’honneur de notre République que de proclamer ce principe. Nous haïssons l’homophobie et nous nous engageons résolument contre toutes les discriminations. En revanche, il nous semble juste que la loi distingue entre les formes de couple au regard de la stabilité familiale. C’est tout le sens du mariage républicain. Les «différences de traitement» reconnues par le droit dans ce contexte ne sont pas des discriminations ; elles servent à l’équilibre des familles et des enfants.
3. Le mariage n’est pas la consécration d’un amour

Le mot latin matrimonium, d’où vient notre « mariage » signifie étymologiquement «protection de la mère». Il ne s’agit donc pas de la reconnaissance d’un amour entre deux personnes mais d’une institution qui protège la dignité respective des enfants et des parents, qui encadre la filiation. Même s’il existe une myriade de façons de vivre son mariage, c’est bien lors de la cérémonie en mairie que l’on remet le Livret de Famille. Le sens est très clair : toute famille n’est certes pas fondée sur le mariage mais le mariagefonde la famille ! C’est tout le sens des différences d’avantages entre le mariage et les autres sortes de couples : les mariés contribuent au renouvellement de la société et à l’éducation des plus petits… 

4. La reconnaissance implicite du droit à l’enfant

Par le projet d’ « adoption pour tous », l’État reconnaîtrait implicitement un « droit à l’enfant ». Il s’agit d’une inversion totale de la logique de l’institution du mariage : on partirait de l’impossibilité d’avoir des enfants – sans qu’il y ait une pathologie, comme dans le cas des couples infertiles – pour créer un nouveau modèle fondé sur la coupure entre la filiation et l’éducation. En faisant cela, on se place du côté des désirs individuels et du projet des adultes et non de celui des enfants accueillis. Les effets d’une telle décision sur eux sont encore impossibles à cerner : les études, dans un sens ou dans l’autre, concernent de tout petits groupes ! C’est cette même logique qui parcourt, aujourd’hui, la revendication du droit à l’adoption et, demain, celle de la procréation médicalement assistée et la GPA pour les couples homosexuels : le droit à un enfant « hors sol », que l’on peut élever dans le déni de la complémentarité homme-femme, parce qu’il répond à un projet éducatif fondé sur l’amour.

5. Un bouleversement de l’adoption

Beaucoup de partisans du projet de loi objectent que toute adoption est fondée sur la dissociation entre la filiation et l’éducation. En réalité, celle-ci est une réponse à une situation de détresse dans laquelle un enfant ne peut pas être accueilli et éduqué par ceux qui lui ont donné la vie. Son identité profonde est précisément d’être une réparation à l’égard d’un tort subi par l’enfant, que les aléas de la vie, comme la mort, la séparation ou la misère, ont privé de ses deux parents, et non de répondre à un quelconque droit des couples. L’adoption dans un couple marié a précisément cet avantage qu’elle offre une similitude symbolique avec le couple qui a donné naissance à l’enfant. L’adoption, c’est fait pour trouver une famille à un enfant et non pour trouver un enfant à des adultes, homosexuels ou hétérosexuels ! 

6. Les mots ont-ils un sens ?

Il y a une équivoque lorsque l’on parle de « parents ». La parenté est le concept le mieux connu et le plus couramment utilisé. Il renvoie à une filiation sociale qui coïncide avec la filiation biologique ou qui pallie l’absence de reconnaissance de cette filiation biologique par l’adoption plénière dans un couple de deux personnes de sexe différent, qui, symboliquement et analogiquement renvoient à la filiation dont l’enfant a été privé. La parentalité est un néologisme qui date de la fin des années 1990. Il renvoie au fait d’être parent dans ses aspects juridiques, politiques, socio-économiques, culturels et institutionnels. Ce terme est concomitant de celui de père ou de mère « sociaux » et a émergé dans le double contexte de l’explosion des familles recomposées et de l’apparition de familles homoparentales. Avec l’adoption plénière, le projet actuel ne vise donc pas à améliorer l’exercice de la parentalité dans les cas existants mais à supprimer la notion de parenté au profit de la parentalité pour tous les couples : chaque acception du mot parent dans le code civil sera désormais fondé sur la notion de parentalité. 

7. Une consécration de l'idéologie du gender ?

La théorie du gender est née aux États-Unis à la fin des années 1980. Elle postule la supériorité du « genre », construit par la société et librement accepté ou refusé par le sujet, sur le sexe, fruit d'une biologie toujours arbitraire. Loin d'être un simple outil d'analyse, l'idéologie du gender constitue un véritable système où il s'agit d'asexuer le réel, qui nous cantonnerait dans des rôles stables qui sont des déterminismes, pour laisser place à la liberté du choix et des recompositions du genre. Désormais, il serait donc impossible de considérer que l'altérité homme-femme a un fondement irréductible, que les rôles de père et de mère sont liés à la masculinité ou à la féminité. Tout est interchangeable et c'est là l'objet de cette prétendue libération. Le projet de loi Taubira s'inscrit profondément dans cette théorie pour le moins destructrice et la ministre l'a montré clairement lors des débats à l'Assemblée, en proclamant son but : « arracher les enfants au déterminisme de la famille ». 

8. Que prouvent les études ?

Les études si souvent citées à l'appui de telle ou telle prise de position doivent systématiquement être regardées avec recul : questions posées, échantillons choisis, personnes choisies pour mener l'enquête, commanditaires... Actuellement, une grande partie des études accessibles est menée dans une fin de justification de l'homoparentalité. Ce sont souvent des associations LGBT qui les commandent. De l'autre côté, une étude comme celle de Mark Regnerus, qui n'échappe sans doute pas à certaines critiques, a été menée sur des échantillons plus larges et sur un temps plus long, dans une perspective avant tout universitaire. Quand des voix se sont élevées pour signaler des maladresses, Regnerus a consenti à certaines précisions... sans changer le résultat : ce n'est pas identique pour un enfant d'être élevé par un couple de sexes différents ou par un couple de même sexe. 

9. Du bon usage de la démocratie ?

Si toute démocratie moderne repose sur un système représentatif, il existe aussi des moyens pour le peuple de se faire directement entendre lorsqu'il juge que ses représentants ne se sont pas donné le temps et les moyens du débat. C'est le sens, notamment, des manifestations et des pétitions. Elles sont un moyen d'expression reconnu comme tel dans notre vision républicaine. Dès lors, le mépris avec lequel ont été traités les pétitionnaires du Conseil Économique, Social et Environnemental et le million de manifestants du 13 janvier demandent une réponse forte. 

10. Est-ce le sens de l'histoire ?

On entend aussi bien dans les médias que dans les discours de nombreuses personnalités que cette réforme irait dans le « sens de l'histoire », au sens que celle-ci serait un long progrès vers le triomphe d'un individu autocentré et livré à lui-même dans une forme d'indétermination qui n'a rien à voir avec la vraie liberté. L'histoire n'a pas un sens prédéterminé qui serait plus puissant que ce que les hommes en font. Avoir mis « liberté » en tête de notre devise républicaine ne veut pas dire autre chose! 

http://www.lamanifpourtous.fr/widgetkit/comprendre-l-essentiel

Partager cet article
Repost0
10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 16:29

manifpourtous24mars.pngÀ deux semaines du grand rassemblement national place de la Concorde contre la loi Taubira, La Manif pour tous livre les éléments clefs de la mobilisation.

1. Du sociétal au social

« La Manif pour tous est un mouvement social qui veut que le peuple soit entendu ! » Finies les pancartes rose et bleu layette, place à la contestation sociale. Avec un axe résolument plus politique et citoyen, le collectif La Manif pour tous entend dénoncer « la fracture qui déstructurera la société » lors de son rassemblement national du 24 mars. La Marianne portée par le peuple est le nouveau symbole qui s’affiche sur tous les tracts de la manifestation. Frigide Barjot, porte-parole du collectif, a également présenté un ensemble de nouvelles affiches qui portent haut les nouvelles revendications. Dans un graphisme qui rappelle celles de la propagande communiste ou de mai 1968 – clin d’œil au renversement idéologique du sens de l’histoire que propose le mouvement – on peut lire des slogans volontairement engagés tels que « La priorité, c’est Aulnay, c’est pas le mariage gay ! », « On veut du boulot, pas du mariage homo ! »

2. Du local au national

Alors que le grand rendez-vous approche, les initiatives locales se multiplient laissant présager une forte mobilisation le jour J.

Les meetings en province continuent : d’ici le rassemblement national, les porte-parole du mouvement iront encore débattre à Tours (8 mars), Compiègne (11 mars), Toulouse (13 mars), Marseille (15 mars), Valence (16 mars), Le Mans (17 mars), Bruxelles (19 mars), Nantes (20 mars) et Meaux (22 mars).

Le Collectif a également souligné le réveil des banlieues à forte proportion musulmane. « Nous sommes tous un peu prisonniers dans ce contexte, explique Mériem, membre de l’association Fils de France, et la banlieue, elle, est prisonnière de son silence ! » Les lignes sont en train de bouger, selon Mériem : « Nous nous levons pour dire que le gouvernement doit faire face à ses priorités ! Le mot d’ordre, c’est : travail pour tous, logement pour tous, avant tout ! » De cette nouvelle mobilisation naissent associations, collectif ou pages Facebook comme Les Musulmans pour l’enfance, Banlieues de France ou Les étudiants contre la loi Taubira.

Les DOM-TOM se mobilisent. Alors que l’Outre-Mer a majoritairement voté Hollande à la présidentielle, une manifestation de 15 000 personnes est prévue le 23 mars à Fort-de-France en Martinique. L’île avait déjà réussi l’exploit de ressembler en trois jours 5 571 pétitions pour le Cese.

3. S’opposer sans condamner

L’importance de la mobilisation n’est pas tout. Encore faut-il que les revendications soient audibles. Présent à titre personnel à la dernière conférence de presse de La Manif pour tous, Jérôme Vignon, président des Semaines sociales de France, précise qu’il faut s’opposer sans condamner. « Il n’y a que comme ça, quelle que soit la loi, que nous pourrons avancer ». Il s’agit donc de manifester non pas pour s’opposer frontalement, mais pour entrer dans un débat. Une fois les arguments entendus, si le doute demeure, « il sera légitime de mettre en avant un principe de précaution et de dire que le droit de l’enfant devrait l’emporter sur le droit à l’enfant ».

4. Agir pour un référendum

Henri Guaino, présent lui aussi à la conférence du collectif, ce débat doit impérativement prendre la forme d’un référendum. « La démocratie, c’est débattre sans condamner, se contredire sans s’exclure. » Le député des Yvelines insiste sur la nécessité d’un référendum afin qu’il y ait un vrai débat public et national. « La démocratie, c’est le peuple et non pas seulement les représentants du peuple ». Surtout sur un sujet « qui engage tout notre avenir, toute notre société, et dépasse les clivages partisans. »

5. Maintenir la pression sur le Sénat

« Ce que verra le président le 24 mars place de la Concorde, les sénateurs le verront aussi. » Par ces mots, Frigide Barjot rappelle signifie que le processus parlementaire n’est pas terminé ! Le collectif ne sera pas entendu par la commission du Sénat ? Pas grave, il clamera ses arguments dans la rue ! Car « la bataille politique n’est pas terminée, explique Roland Hureaux. Le vote devrait se jouer à 4 ou 5 voix ». D’après quelques sénateurs, la majorité d’entre eux serait même contre le projet de loi, mais il faut compter avec l’emprise des partis. Il faudra donc que les Français soient suffisamment nombreux le 24 mars pour que les sénateurs se sentent fortifiés dans leur volonté de voter en conscience.

Antoine Besson

http://www.famillechretienne.fr/societe/politique/manif-pour-tous-5-points-clefs-pour-mobiliser-le-24-mars_t7_s37_d68923.html

Partager cet article
Repost0
4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 10:38

De gauche et contre le projet : c’est en s’appuyant sur le passé d’esclavage de la Martinique que l’un de ses députés – Bruno-Nestor Azerot (Groupe démocrate et républicain) – s’est opposé au projet de loi Taubira. Face à la ministre, il a prononcé le mercredi 30 janvier à l’Assemblée nationale un discours remarqué et symboliquement très fort – en vidéo ci-dessous. Il commente pour nous son intervention : selon lui, le projet de loi est loin de faire l’unanimité, pas même à gauche.

http://www.famillechretienne.fr/

Partager cet article
Repost0
4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 09:28

famille1-copie-1.jpgComment se laisser travailler dans la foi et l'espérance par les nouveaux enjeux de la famille ? Un article du P. Vincent Leclercq, de la Faculté de Théologie et des Sciences religieuses de Paris.

Sujet souvent passionnel, la famille est aussi un enjeu passionnant pour l'avenir de notre société. En effet, la famille est à la fois privée et publique. Elle se situe donc au croisement du bien des personnes et du bien commun. Elle invite chacun comme individu à vivre heureux mais aussi ensemble. 

La famille nous met constamment en relation les uns avec les autres. Elle est d'abord un lieu d'épanouissement des individus. Dans un monde en perpétuel mouvement et insécurisant, elle peut même devenir un lieu-refuge.

Dans le même temps, la famille reste la cellule de base de la vie en société. Aucune société ne pourra jamais se passer de la famille. Pourtant, l'augmentation du concubinage, du divorce ou des naissances hors mariage fragilise la famille comme institution.
Les familles monoparentales ou recomposées, les nouvelles manières de vivre en couple ou de devenir parents ont peu à peu bousculé la structure de la famille traditionnelle. On dissocie de plus en plus l'alliance de la procréation, et parfois même la procréation de la filiation.
… 

Une telle évolution constitue aussi une vraie souffrance pour les communautés chrétiennes qui les accompagnent. Voir s'éloigner les familles des pratiques communes de l'Evangile constitue donc un véritable deuil. Comment se laisser travailler dans la foi et l'espérance par ces défis ?

Les nouveaux visages de la famille 

Reconnaissons que nos familles ont beaucoup changé. En quelques dizaines d'années, nous sommes passés de la famille patriarcale, soulignant l'autorité paternelle et les liens de la filiation, à la famille conjugale, privilégiant les individus et leurs liens interpersonnels, puis à la famille moderne, qui mettrait en œuvre progressivement son repliement dans la sphère privée.

A chaque fois, ces mutations de la famille ont privilégié l'individualisme. Elles ont dans le même temps relativisé son inscription institutionnelle en général, et affaibli le mariage en particulier.

Une privatisation progressive de la famille.

Le mariage paraît aujourd'hui moins un acte social et communautaire qu'une stratégie d'épanouissement personnel. Le sociologue François de SINGLY écrit : "Le soi a mis le couple et la procréation au service de sa propre stratégie, si bien que la famille s'est transformée, sa fonction centrale consistant désormais à produire de l'identité individuelle ».

De son côté, le théologien protestant Eric FUCHS confirme cette vision : "L'institution familiale, écrit-il, est considérée comme un moyen au service des individus qui la constituent et non l'inverse". Cet individualisme se manifeste par le repliement sur la sphère privée. Sur la forme, ceci se traduit par une pluralité inédite de choix personnels. Sur le fond, il y a bien une fragilisation institutionnelle de la famille.

Mais tout est loin d'être négatif dans cette évolution.

Dans son exhortation apostolique, Familiaris Consortio (1981), le pape Jean-Paul II relevait les aspects positifs d'une telle évolution: "On constate, écrit-il, une conscience plus vive de la liberté personnelle et une attention plus grande à la qualité des relations personnelles dans le mariage, à la promotion de la dignité de la femme, à la procréation responsable, à l'éducation des enfants".

Autrement dit, nos familles se portent à la fois "mieux" et "moins bien" que par le passé. "Mieux" parce que les attentes la concernant n'ont jamais été aussi fortes. Mais elles se portent aussi "moins bien", car les défis pesant sur elles sont plus lourds qu'autrefois. En effet, nos parents ou nos grands-parents n'en demandaient pas autant à la famille !

La famille est donc à la fois "dévalorisée" et "surinvestie". "Surinvestie" par tout ce qu'on lui demande d'accomplir dans nos vies. Mais aussi "dévalorisée" car aujourd'hui la famille se voit dépossédée de son rôle et ses prérogatives traditionnels.

Entre mutations et institution, la famille est en difficultés

Le rôle de l'Etat, nos modes de vies et jusqu'à nos propres emplois du temps nous décentrent constamment de la famille. Ils nous en éloignent d'abord physiquement. 
Par exemple, le travail et la famille sont aujourd'hui presque toujours dissociés. Il faut donc pouvoir mener de front une vie "familiale" et une "carrière" professionnelle, souvent et en concurrence. Il n'en était pas ainsi dans la France rurale des années 1950. La famille se regroupait habituellement autour de la ferme familiale ou tout au moins dans un même lieu.

De même, grâce à l'école et la performance du système éducatif, la famille n'est plus le premier lieu de la transmission du savoir et de la socialisation de l'enfant. 
Enfin, dans une société majoritairement urbaine, la famille n'est plus autant liée au patrimoine à transmettre d'une génération à l'autre. Par l'organisation de la sécurité sociale (branche maladie, vieillesse, ou chômage), elle a cessé d'être la garantie première de la solidarité entre les générations.

Dans une famille, de nouveaux fonctionnements écartent les enfants de leurs parents, ou les conjoints l'un de l'autre.

Les nouvelles réalités de la famille

Remarquons aussi que cette "tension" inévitable entre l'espace privé qu'est devenue la famille contemporaine et tout ce qui lui est extérieur la fait aussi vivre beaucoup plus largement qu'auparavant. Et ceci constitue une nouvelle chance pour rayonner et servir à l'ensemble de la société. 

Certes, la famille est aujourd'hui le lieu de bien des difficultés. Mais dans le même temps, elle ne cesse d'étendre son rôle et de manifester son importance alors même qu'on annonçait sa disparition sociale. Cet "autrement public" de la famille appelle certainement des ajustements dans notre manière de vivre la famille.

La famille est aujourd'hui à soutenir autant dans ses propre difficultés que dans notre visée du "vivre ensemble" et du bien commun. Une bonne manière de le faire et d'approfondir le rôle public de la famille et son inscription sociale. L'éducation, l'accompagnement des jeunes familles, le lien intergénérationnel appellent une nouvelle dynamique pastorale et missionnaire de la part des communautés chrétiennes.

Un défi missionnaire et pastoral

La pastorale familiale confrontée aux nouvelles réalités de la famille n'a d'autre choix que de se laisser travailler dans la foi par les souffrances qu'engendrent ces mutations de la famille. Les chrétiens sont en effet mal à l'aise lorsque certaines conduites semblent s'éloigner des pratiques communes de l'Evangile. 

Pourtant, malgré ces mutations, les familles rendent toujours le service irremplaçable d'une inscription, dans la société et pour toute la société, d'expériences aussi essentielles que celles de la filiation, de la conjugalité, de la naissance ou encore de l'amour.
Les chrétiens sont appelés à être les témoins visibles de cette inscription sociale de l'amour. Ils le sont tout particulièrement à travers les communautés chrétiennes qui accompagnent les familles et les enfants mais bien sûr en dehors des communautés. Ils se situent alors aux avant-postes de la société : à l'école, au travail, dans les engagements associatifs. 

Les familles chrétiennes ne peuvent se dérober à un tel témoignage de la communion et de la réconciliation, pour elles-mêmes d'abord. Elles cherchent ainsi "à vivre fidèlement" les biens du mariage et de la famille comme "l'un des biens les plus précieux de l'humanité". Mais elles témoignent aussi au bénéfice d'autres types de familles vivant davantage les incertitudes et l'anxiété, ou même les difficultés.

Nos familles ont besoin de trouver dans les communautés chrétiennes des témoins visibles pour tenir fidèlement et le plus joyeusement possible leurs engagements matrimoniaux ou familiaux.

La famille, une richesse à partager 

Il revient à la famille chrétienne de déployer un nouveau dynamisme missionnaire. Cette mission passe aujourd'hui par l'éducation des enfants et le soutien des familles en difficultés. A travers l'enseignement, catholique ou non, les familles chrétiennes sont davantage au contact direct avec tous types de familles.

Dans les bouleversements actuels, les défis de la famille appellent l'éthique familiale à se déployer sur le terrain de l'espace social et du bien commun. Ceci appelle une attention spéciale pour les plus vulnérables. Il s'agit de soutenir les couples qui ont exprimé leur liberté et leur volonté de "vivre ensemble". 

La famille est devenue essentielle pour tous et pour chacun. Contrairement aux analyses ou à certaines prévisions, la famille ne nous rend pas solitaires, mais davantage solidaires.   

www.croire.com

Partager cet article
Repost0
30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 10:47

manif-pour-tous.jpgBonjour à tous.

En ce jour où débute  l'ouverture du débat à l'Assemblée sur le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels.

Nous vous rappelons notre prochain grand rendez-vous

 

SAMEDI 2 FÉVRIER À 15H00 À NICE

 

Rendez-vous dans le vieux Nice cours Saleya devant le palais de la préfecture, Place Gautier

Habillés de bleu Blanc Rose avec des ballons bleus blancs roses, des pancartes …

 

http://pf06.blog4ever.com/blog/lire-article-448732-9739490-manif_pour_tous_du_2_fevrier_a_nice_a__15h___infos.html  

Partager cet article
Repost0