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Le Curé

Abbé Ildephonse NIYONGABO

 

 

 

Prêtre auxiliaire

Abbé Eric REBUFFEL

Photos


Fin d'année 2014


Installation du père Adam
Septembre 2014

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Pélerinage à Notre Dame d'Utelle
Septembre 2014



Soirée Louange 14 déc 2015
La Trinité


Kermesse 2015


Première Communion 2015

 

9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 17:35

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Aujourd'hui s'est achevée l'assemblée d'automne des évêques de France à Lourdes. A cette occasion, nous vous proposons le discours de clôture du Cardinal Vingt Trois, président de la conférence des évêques de France.

 

 

Nous voici au terme de cette assemblée et il est temps d’en récolter les premiers fruits. Les colloques Familles 2011 se sont conclus par une série de propositions pastorales que nous mettrons en œuvre dans nos diocèses. Les questions liées à la famille sont trop centrales et trop décisives pour se régler en une seule série de travaux, même de grande qualité. Elles sont au centre de tout notre dispositif pastoral puisqu’elles touchent tous les âges de la vie. Elles sont aussi au centre des préoccupations de nos contemporains puisqu’elles touchent à la fois à leur vie la plus intime et à leurs responsabilités sociales de parents et d’éducateurs. Elles sont surtout au centre de la Révélation chrétienne pour exprimer quelque chose de la relation d’alliance entre Dieu et l’humanité. Nous savons que les attentes à l’égard de l’Église en ce domaine sont paradoxales et, parfois, contradictoires. Il est d’autant plus important que notre témoignage soit clair dans sa dimension prophétique et que notre relation pastorale soit pédagogique dans l’accueil des différentes situations auxquelles nous sommes confrontés. Mais les bouleversements sociologiques qui marquent notre époque nous invitent à un investissement sérieux pour exprimer les fondements anthropologiques des orientations dont nous sommes les témoins dans une société où la référence chrétienne risque d’être perçue comme un particularisme. Nous avons pu mener ce travail à bon port pour les questions de bioéthique. Les questions liées à la conjugalité sont aussi importantes et demandent aujourd’hui un fort investissement.

 

Internet

Le groupe de travail sur la culture internet a commencé à nous introduire dans une réflexion de fond sur un phénomène qui tient une place de plus en plus importante dans notre vie sociale. L’usage des réseaux donne à tous un sentiment de liberté par leur décentralisation et par le pouvoir accru des individus dans une forme de communication sans régulateur connu. Les deux conférences que nous avons entendues nous ont guidés dans un dédale où nous sommes souvent encore des novices. Elles ont dévoilé des substrats anthropologiques et des aperçus théologiques sur lesquels nous reviendrons au cours des prochaines assemblées.

 

L'Enseignement Catholique

La nouvelle écriture des statuts nationaux de l’Enseignement Catholique appelle une participation directe des évêques à la rédaction avant qu’ils n’approuvent ces statuts et les confient aux acteurs des communautés éducatives. Nous avons pris connaissance de l’état des travaux et défini les modalités de notre participation à la phase rédactionnelle. C’est aussi une occasion pour dire notre estime et nos encouragements à tous les membres de l’enseignement catholique. Nous mesurons chaque jour combien son apport est important pour le service national de l’éducation et comment il constitue un véritable lieu de croissance humaine et chrétienne pour beaucoup de jeunes.

 

La vie consacrée

Nous avons consacré un temps important à une réflexion sur la vie consacrée avec l’aide des représentants des religieux, des religieuses et des membres des instituts séculiers. Nous avons été heureux de ce temps de partage qui nous a permis de mieux connaître les conditions dans lesquelles ces hommes et ces femmes vivent leur consécration à Dieu, les difficultés qu’ils rencontrent, mais aussi leur espérance. Nous voulons saisir cette occasion pour redire à tous la reconnaissance de l’Église pour leur présence dans nos diocèses, spécialement auprès des plus pauvres, comme notre espérance dans la prière des moines et des moniales qui soutient la vie du corps entier de l’Église. Nous connaissons les difficultés rencontrées en raison du faible recrutement de beaucoup d’instituts et nous voulons poursuivre nos efforts pour appeler des jeunes à accueillir l’appel à la vie consacrée soutenus par une plus grande visibilité des consacrés en tous lieux.

 

La sanctification du dimanche

Les travaux accomplis sur les Rassemblements dominicaux nous ont permis de réaffirmer le sens de la célébration du dimanche par la participation effective à la Messe. Nous savons que les membres de notre Église n’ont pas encore tous pris également la mesure des contraintes nouvelles qui découlent de la baisse de population dans certains secteurs ruraux et de la surcharge excessive du service dominical pour beaucoup de prêtres. C’est pourquoi nous nous réjouissons de constater que dans de nombreux diocèses, la Messe célébrée en un lieu central (un lieu fixe, à heure fixe) pour plusieurs communautés locales permet une meilleure qualité de célébration et développe une expérience communautaire plus riche. Nous appelons tous ceux qui le peuvent à proposer leur aide pour assurer les déplacements nécessaires et nous encourageons les équipes qui préparent ces liturgies à poursuivre leurs efforts pour en améliorer la beauté et la qualité spirituelle.

 

C’est dans l’offrande sacramentelle du sacrifice du Christ que se fonde et se fortifie la vie d’une communauté chrétienne. C’est par notre participation régulière à la Messe du dimanche que nous exprimons notre appartenance à notre Église et que nous unissons tous les aspects de notre existence à l’amour de Dieu. Nous y recevons sa Parole comme lumière sur notre route et nous y accueillons le Pain de Vie offert par le Christ pour nous unir à lui. Sans cette assemblée dominicale, l’Église dépérit et faillit à sa mission envers tous les hommes. La fête du dimanche en un lieu central ne doit pas se traduire par un abandon des églises de nos villages. Elle rend d’autant plus importante notre capacité à « habiter » toutes nos églises. Nous appelons les chrétiens de chaque village qui en ont la possibilité pratique au cours des jours ouvrables à les rendre vivantes par des réunions de prière fréquentes à leur initiative.

 

En appelant à un renouveau du dimanche, nous contribuons à libérer l’homme de l’idolâtrie de la consommation, nous l’invitons à renforcer les liens familiaux et sociaux, nous travaillons à la défense et à la promotion d’un rythme commun dans la société. Sur ces objectifs, nous nous retrouvons avec beaucoup de gens qui ne partagent pas notre foi. Pour notre part, en célébrant le Créateur, nous avons conscience de rappeler à tous le sens de la modération et de la responsabilité vis-à-vis de la création dont nous sommes gérants et non pas possesseurs.

 

L'homme dans la création - Ecologie

L’Écologie et l’environnement est un thème sur lequel nous travaillons depuis deux ans. Au cours de cette assemblée nous avons approfondi notre réflexion sur la responsabilité de l’homme à l’égard du monde dont il a reçu la gérance. Contrairement à certaines visions catastrophistes qui dépeignent l’homme comme le principal ennemi de la nature, nous vivons dans la confiance. Nous savons que les comportements humains peuvent compromettre ou même détruire des équilibres fragiles de l’univers. Mais nous croyons aussi que l’humanité est dotée des moyens de surmonter de grandes difficultés. Elle l’a montré dans le passé. Elle peut encore le faire dans l’avenir. Cela dépend de notre capacité à maîtriser l’usage que nous faisons des biens dont nous disposons. Cela dépend aussi de notre capacité à ouvrir notre réflexion au-delà de nos débats hexagonaux. Ne laissons pas croire que le souci de l’environnement serait un esthétisme de luxe pour pays développés. Faisons de notre recherche d’un développement durable un vecteur de notre volonté de partager les biens de la terre entre tous les hommes. La responsabilité à l’égard de l’environnement est aujourd’hui indissociable de la crise dans sa dimension universelle.

 

L’accident nucléaire consécutif au raz-de-marée japonais a donné une acuité particulière au débat sur les centrales nucléaires dans nos pays avec des enjeux économiques et politiques dont nous avons bien conscience. Nous souhaitons que la réflexion sur les choix à venir dépasse chez nous le niveau de la surenchère électorale. Il n’est pas certain que les informations nécessaires soient totalement fournies, si elles ont été sérieusement établies et vérifiées. Quelles seraient les énergies alternatives ? Seraient-elles réellement moins polluantes ? Pour combien de temps et à quel prix ? Qu’en est-il dans les pays émergents à très fortes populations et dont le développement économique suppose une forte consommation d’énergie ? Autant de questions sur lesquelles il serait intéressant d’avoir des réponses. En tout cas, la raréfaction des sources d’énergie non-renouvelable nous acculera à des choix de consommation. Lesquels ? Nul n’ignore que, derrière l’angoisse nucléaire, rôde la question des armes atomiques, de leur dispersion et de leur dangerosité. Où en sommes-nous de la régulation internationale dans ce domaine?

 

Si l’écologie est une œuvre spécifiquement humaine qui ressortit à la responsabilité singulière de l’homme dans l’univers, elle doit être aussi une œuvre au service de l’homme. Elle est un des éléments du développement intégral de l’homme comme le Saint- Père l’a rappelé à plusieurs reprises. L’écologie au service de l’homme n’est pas un vague naturalisme, c’est un engagement pour défendre la qualité de la vie des hommes. La qualité de la vie de tous les hommes, la qualité de vie de tout l’homme dans toutes les dimensions de son existence, non seulement physique, mais aussi psychique, morale et spirituelle. C’est dans cette ampleur que se déploie l’implication des chrétiens dans la défense de la vie.

 

Défense et promotion de la vie humaine

Depuis plus de dix ans, les évêques de France ont invité les fidèles à unir leurs prières et leurs efforts pour la défense de la vie humaine depuis sa conception jusqu’à sa fin naturelle. A proximité du dernier dimanche du mois de mai, beaucoup de communautés chrétiennes prennent des initiatives dans ce sens. L’an dernier, le Pape Benoît XVI nous a invités à nous joindre à sa prière pour la vie naissante la veille du premier dimanche de l’Avent. Nous avons répondu à ce appel dans nos diocèses par des propositions diverses. Un certain nombre de chrétiens se joignent aussi à des manifestations non-confessionnelles comme la Marche pour la Vie du mois de janvier.

 

L'art et la culture

Deux spectacles, différents dans leur intention et dans leur réalisation, ont suscité un vif émoi parmi les chrétiens. Nous comprenons le trouble de beaucoup devant des œuvres difficiles à interpréter. Nous devons aborder ces événements, qui reviennent périodiquement, sans nous laisser enfermer dans une forme de débat où l’Église se défendrait elle-même comme un groupe minoritaire dans une société pluriculturelle ou même hostile. Nous ne pouvons pas oublier qu’il y a une logique de l’Incarnation. En Jésus, Dieu s’est livré aux mains des hommes. Notre foi au Christ nous appelle à le suivre dans la manière dont lui-même a affronté l’adversité, la violence, la haine. Plus largement que les deux spectacles en question, nous sommes donc invités à une réflexion sérieuse sur notre rapport avec des créations culturelles dont les intentions ou les réalisations offusquent notre amour du Christ.

 

Des œuvres évoquent explicitement le Christ, Fils de Dieu. Souvent, il s’agit du Crucifié sur le mont Golgotha. Elles ne manquent pas d’interroger. Pourquoi le visage du Crucifié questionne-t-il tant ? De quelle force est-il porteur ? Quelle lumière nos contemporains y cherchent-ils avec tant d’assiduité ? Quel sens veulent-ils donner à la violence ou à l’outrance des images qu’ils produisent ? Aucun spectateur ne peut rester indifférent. Il est amené à se prononcer dans sa quête du vrai, du beau, de la transcendance, et pour tout dire de l’amour qui ne contourne pas les souffrances et les misères humaines. Ces œuvres obligent aussi les chrétiens à s’interroger et à chercher quels appels elles expriment, quelles recherches de Dieu s’y manifestent.

 

Certaines œuvres sont provocantes et leurs provocations blessent bon nombre de spectateurs, chrétiens ou non. L’artiste doit expliquer son intention. Ne doit-il pas aussi prêter attention à la foi des humbles, l’écouter et se laisser toucher en voyant qu’elle se traduit le plus souvent par un amour réel des plus souffrants parmi nous ? Dans ce dialogue entre l’art et la foi, se situe l’énigme de la souffrance humaine. Celle-ci est vive aujourd’hui : où trouver l’espérance ? Le Crucifié de Jérusalem a-t-il une parole à dire ? Comment sa croix annonce-t-elle quelque chose de bon pour l’homme : le salut. Reconnaître ces questions et entrer dans le dialogue est la première tâche des chrétiens. Que ceux-ci ne se trompent pas de combat. C’est d’abord un combat sur eux-mêmes. Être toujours plus fidèles à leur foi dans la société contemporaine en proie à la crise de sens que nous connaissons tous, tel est le véritable combat que les chrétiens ont à vivre. Ils ne le mèneront jamais mieux qu’en s’efforçant d’imiter au plus près leur Seigneur, en vivant de son inépuisable pardon. Voilà le témoignage auquel nous, chrétiens, nous sommes tous conviés. Car le visage du Christ, mieux que nulle part ailleurs, se laisse voir en ses disciples, aujourd’hui comme hier.

 

L’indifférence, l’incompréhension, la méconnaissance ou le rejet qui s’expriment à l’égard du Christ et de la foi nous touchent tous dans notre amour du Seigneur et notre amour des hommes. Cette blessure ne doit pas et ne peut pas se transformer en violence verbale, et moins encore physique. Elle doit nourrir notre prière, prière personnelle et prière communautaire. Elle doit motiver notre désir de faire connaître le vrai visage du Christ, tel qu’il s’est révélé dans sa Passion et sa crucifixion. À Pierre, il a fait rengainer son glaive. Aux femmes de Jérusalem, il a enjoint de pleurer sur elles-mêmes et leurs enfants. Devant les puissants qui allaient le juger et devant les agressions des soldats, il s’est tu. Sur la croix, il a prié pour ses bourreaux. Suivons donc son exemple et prions pour ceux qui ne le reconnaissent pas ou qui le maltraitent et pour ceux qui sont blessés dans leur amour pour lui. C’est ainsi que nous communions au Christ.

 

Dans nos Eglises particulières

Nous allons maintenant regagner nos diocèses et retrouver nos tâches habituelles. Que ce temps fraternellement vécu ensemble soit une ressource pour notre mission. En terminant, je veux remercier tous ceux qui contribuent au bon déroulement de nos assemblées. Tout d’abord, évidemment, notre frère l’évêque de Lourdes et, avec lui, tout les personnels des sanctuaires dont l’accueil ne se dément jamais. Je remercie les Secrétaires Généraux et tout le personnel de la Conférence dont nous apprécions la disponibilité et la discrétion. Et je nous remercie tous !

 

André, Cardinal Vingt-Trois,

Archevêque de Paris, Pdt de la CEF. 

Mercredi 9 novembre 2011

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 22:27

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Le mois d'octobre 2011 est un mois missionnaire avec l’Église en Océanie et une semaine particulière en communion avec la Mission Universelle du 16 au 23 octobre 2011

 

À l’occasion du Jubilé de l’an 2000, le Vénérable Jean-Paul II, au commencement d’un nouveau millénaire de l’ère chrétienne, a affirmé avec force la nécessité de renouveler l’engagement d’apporter à tous le message de l’évangile « avec le même élan que celui des chrétiens de la première heure » (Lettre apostolique Novo millenio ineunte, 58). C’est le service le plus précieux que l’Église puisse rendre à l’humanité et à chaque personne à la recherche des raisons profondes pour vivre son existence dans la plénitude. Voilà pourquoi cette invitation résonne chaque année lors de la célébration de la Journée missionnaire mondiale. En effet, l’annonce incessante de l’évangile vivifie l’Église, mais aussi sa ferveur, son esprit apostolique, renouvelle ses méthodes pastorales afin qu’elles soient toujours plus adaptées aux situations nouvelles - celles qui demandent aussi une nouvelle évangélisation - et animées de l’élan missionnaire : « En effet, la mission renouvelle l’Eglise, renforce la foi et l’identité chrétienne, donne un regain d’enthousiasme et des motivations nouvelles. La foi s’affermit lorsqu’on la donne ! La nouvelle évangélisation des peuples chrétiens trouvera inspiration et soutien dans l’engagement pour la mission universelle (JEAN-PAUL II, Redemptoris missio, 2).

Allez donc et annoncez

Cet objectif est continuellement ravivé par la célébration de la liturgie, spécialement de l’eucharistie, qui se termine toujours par l’évocation du mandat de Jésus ressuscité aux apôtres : « Allez donc... » (Mt 28,19). La liturgie est toujours un appel « du monde’ et un nouvel envoi ‘dans le monde’ pour rendre témoignage de ce que l’on a expérimenté : la puissance salvifique de la parole de Dieu, la puissance salvifique du mystère pascal du Christ Tous ceux qui ont rencontré le Seigneur ressuscité ont ressenti le besoin d’en donner l’annonce aux autres, comme le firent les deux disciples d’Emmaüs. Après avoir reconnu le Seigneur à la fraction du pain, « à cette heure même, ils partirent et s’en retournèrent à Jérusalem. Ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons » et racontèrent ce qui était arrivé en chemin (Lc 24, 33-34). Le Pape Jean-Paul exhortait à être « vigilants et prêts à reconnaître son visage et à courir apporter la bonne nouvelle à nos frères : « Nous avons vu le Seigneur ! » (Lettre apostolique Novo millenio Ineunte, 59).

À tous

Tous les peuples sont destinataires de l’annonce de l’évangile. L’Église, « par nature est missionnaire, puisqu’elle-même tire son origine de la mission du Fils et de la mission du Saint-Esprit, selon le dessein de Dieu le Père (Concile Vatican II, Ad Gentes, 2). Telle est « la grâce et la vocation de l’Église, son identité la plus profonde. Elle existe pour évangéliser » (Paul VI, Exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, 14). De ce fait, elle ne peut jamais se replier sur elle-même. Elle s’établit dans des lieux déterminés pour aller au-delà. Son action, conformément à la parole du Christ et sous l’influence de sa grâce et de sa charité, se fait pleinement et actuellement présente à tous les hommes et à tous les peuples pour les mener à la foi en Christ (Cf . Ad gentes, 5).

Ce devoir n’a rien perdu de son caractère pressant. Et même, la mission du Christ Rédempteur, confiée à l’Eglise, est encore bien loin de son achèvement. ... Un regard d’ensemble porté sur l’humanité montre que cette mission en est encore à ses débuts et que nous devons nous engager de toutes nos forces à son service Jean-Paul II » (Encyclique Redemptoris missio, 1). Nous ne pouvons être tranquilles à la seule pensée que, après deux mille ans, il y a encore des peuples qui ne connaissent pas le Christ et n’ont pas encore entendu son message de salut.

Non seulement, mais le nombre de ceux qui, bien qu’ayant reçu le message de l’évangile, l’ont oublié et abandonné et ne se reconnaissent plus dans l’Église ne cesse de grandir, et de nombreux milieux, même dans des sociétés traditionnellement chrétiennes, sont aujourd’hui réfractaires à s’ouvrir à la parole de la foi. Un changement culturel est en marche, renforcéaussi par la mondialisation, des mouvements de pensée et le relativisme dominant, un changement qui conduit à une mentalité et à un style de vie qui ignorent le message évangélique, comme si Dieu n’existait pas, et qui encouragent la recherche du bien-être, du gain facile, de la carrière et du succès comme but de la vie, même au détriment des valeurs morales.

La coresponsabilité de tous

La mission universelle implique toutes les personnes, tout et toujours. L’évangile n’est pas un bien exclusif de celui qui l’a reçu, mais est un don à partager, une bonne nouvelle à communiquer. Et ce don-engagement est confié non seulement à certains, mais à tous les baptisés, qui sont « une race élue, ...une nation sainte, un peuple acquis (par Dieu) » (1 P 2,9), afin de proclamer ses œuvres merveilleuses.

Toutes les activités sont donc impliquées. L’attention et la collaboration à l’œuvre évangélisatrice de l’Église dans le monde ne peuvent être limitées à certains moments ou à certaines occasions particulières, et ne peuvent pas être considérées non plus comme une des nombreuses activités pastorales : la dimension missionnaire de l’Église est essentielle et doit donc être toujours présente. La Journée missionnaire elle-même n’est pas un moment isolé au cours de l’année, mais elle représente une occasion précieuse pour s’arrêter et réfléchir afin de savoir si et comment nous pouvons répondre à la vocation missionnaire, une réponse essentielle pour la vie de l’Église.

Évangélisation globale

L’évangélisation est un processus complexe, qui comprend différents éléments. Parmi ceux-ci, l’animation missionnaire a toujours accordé une attention particulière à la solidarité. Cela constitue aussi un des objectifs de la Journée missionnaire mondiale qui, par l’intermédiaire des Œuvres pontificales missionnaires, sollicite l’aide pour l’accomplissement des tâches d’évangélisation en terre de mission. Il s’agit de soutenir des institutions nécessaires en vue d’établir et de consolider l’Église par les catéchistes, les séminaires, les prêtres et de donner également sa contribution en vue de l’amélioration des conditions de vie des personnes dans les pays où les problèmes de pauvreté, de malnutrition surtout infantile, de maladies, de carence des services de santé et d’instruction sont les plus graves. Tout cela rentre également dans la mission de l’Église. En annonçant l’évangile, elle a à cœur la vie humaine au sens le plus complet. Le Serviteur de Dieu, Paul VI, affirmait que dans l’évangélisation, il n’était pas acceptable que l’on néglige les thèmes concernant la promotion humaine, la justice, la libération de toute forme d’oppression, tout en respectant, évidemment, l’autonomie de la sphère politique. Se désintéresser des problèmes temporels de l’humanité reviendrait à « oublier la leçon qui vient de l’évangile sur l’amour du prochain souffrant et nécessiteux » (Exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, 31.34), car cela ne serait pas conforme avec le comportement de Jésus, qui « parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la bonne nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur » (Mt 9,35).

Ainsi, par la participation coresponsable à la mission de l’Église, le chrétien devient constructeur de la communion, de la paix, de la solidarité que le Christ nous a données et collabore à la réalisation du plan salvifique de Dieu pour toute l’humanité. Les défis à relever appellent les chrétiens à cheminer avec les autres et la mission est une partie intégrante de ce cheminement avec tous. Nous portons en nous, même si c’est seulement dans des vases d’argile, notre vocation chrétienne, le trésor inestimable de l’évangile, le témoignage vivant de Jésus mort et ressuscité, rencontré et vénéré dans l’Église.

Que la Journée missionnaire ranime en chacun le désir et la joie « d’aller » à la rencontre de l’humanité en apportant le Christ à tous. En son nom, je vous impartis de tout cœur la bénédiction apostolique, plus particulièrement à ceux qui peinent et souffrent davantage pour l’évangile.

Du Vatican, 6 janvier 2011, Solennité de l’Epiphanie du Seigneur. Benedictus PP XVI

 

 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 13:49

OPM_2011_C.jpgDu 16 au 23 octobre 2011 aura lieu la Semaine Missionnaire Mondiale qui cette année, sera en lien avec l'Eglise en Océanie. Elle est toute éclairée par le commandement de la charité : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit  et… tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Mt 22, 37-39). La charité est une affaire d’homme libre à mettre en œuvre avec empressement dans nos différents lieux de vie. C’est bien à l’amour que nous avons pour les autres que l’on nous reconnaîtra pour les disciples du Christ (cf St Jean). Nous portons nos regards particulièrement vers l’Océanie, continent aux multiples îles si éloignées de nos régions et où l’Évangile a pénétré grâce aux témoignages d’amour de prêtres et de congrégations religieuses missionnaires, mais aussi où les laïcs ont pris largement la responsabilité de l’animation des communautés. Encouragés par leurs exemples, c’est  à nous de dire chaque jour : je choisis d’aimer, pour traduire en actes la présence et la tendresse du Seigneur ! 

plus d'infos sur   http://www.mission.catholique.fr/

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